Israël : arrestation d’un rabbin soupçonné de racisme anti-goy

Dans son livre intitulé « La Torah du roi », le rabbin israélien justifie le meurtre de non-juifs pour « freiner leurs inclinations malignes ».

Un rabbin colon auteur d’un livre justifiant le meurtre, dans certaines circonstances, de goys (non-juifs), y compris des enfants, a été arrêté jeudi 19 août par la police israélienne, a annoncé la radio militaire.

Ce rabbin, Yossef Elitzur, résidant dans la colonie d’Yitzhar dans le nord de la Cisjordanie et co-auteur d’un ouvrage intitulé « La Torah du roi », est soupçonné d’incitation à la haine raciale et à la violence.

 

Banaliser les assassinats

Dans cet ouvrage publié au début de l’année, les rabbins Elitzur et Yitzhak Shapira affirment que les non-juifs ne sont pas, « par nature, sujets à la compassion » et que les attaquer « peut freiner leurs inclinations malignes« , selon des extraits publiés par le quotidien Haaretz.

Les deux auteurs estiment également qu’il peut être licite de tuer les bébés et les enfants des « ennemis d’Israël car il est clair qu’ils nous porteront préjudice lorsqu’ils auront grandi ».

« Partout où l’influence de goys constitue une menace pour la vie d’Israël, il est permis de les tuer, même s’il s’agit des Justes parmi les nations », soulignent ces rabbins en faisant allusion à ceux qui ont sauvé des juifs durant la Deuxième Guerre mondiale.

L’ouvrage a été publié avec l’imprimatur de deux autres rabbins plus connus, Dov Lior et Yaakov Yossef, fils du rabbin Ovadia Yossef, fondateur et chef spirituel du Shass, un parti ultra-orthodoxe représenté au gouvernement. Ces deux rabbins ont refusé de répondre à une convocation de la police qui voulait leur demander des explications.

Mercredi soir, plusieurs dizaines de rabbins, d’éducateurs et d’activistes d’extrême droite se sont réunis à Jérusalem pour les soutenir dans leur refus de voir « l’Etat se mêler de la Torah ».

De nombreux rabbins appartenant à d’autres courants du judaïsme ont toutefois critiquéjustifier des assassinats de Palestiniens. les thèses développées dans « La Torah du roi » dans les médias en estimant qu’elles contredisaient les enseignements du judaïsme et pourraient

 

(Nouvelobs.com avec AFP)

La loi des juifs au dessus du soleil

Le livre Torath Hamelekh (ou Torah du Roi) reprend les règles religieuses prescrites en vue de la conquête d’Israël alors que le pays était peuplé des peuplades idolâtres.

Le rabbin d’Yitzhar, entre les mains de la police

Par YAAKOV LAPPIN

Israël : arrestation d’un rabbin soupçonné de racisme anti-goy dans actu torat_hamelk-9e58f La police a arrêté le rabbin d’Yitzhar, Yossef Elitzur-Hershkowitz, dans la nuit de mercredi. Elle le soupçonne d’incitation à la haine raciale et de possession de textes racistes.

Cette arrestation s’inscrit dans une enquête plus large sur le livre Torat Hamelech (La Torah du roi), co-écrit par Elitzur-Hershkowitz et le rabbin Itzhak Shapira de l’implantation d’Yitzhar, en Judée-Samarie. Le livre traite des règles de guerre et notamment des conditions dans lesquelles des non-Juifs peuvent être tués sans enfreindre les lois religieuses.

Entre liberté de religion et incitation

Depuis sa publication en 2009, l’ouvrage suscite la controverse. La police a interrogé Shapira le mois dernier. Elle a également confisqué des copies du texte, dans la yeshiva d’Yitzhar.

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Le rabbin Dov LIOR

Les rabbins Dov Lior de Kiryat Arba et Yaacov Yossef, fils du leader spirituel du parti Shas, Ovadia Yossef, soutiennent l’ouvrage et ses auteurs. Ils ont toutefois refusé de répondre aux questions de la police.

Pour le représentant du ministère public, Shaï Nitzan, s’en est trop : « Le fait d’être rabbin en Israël ne donne pas l’immunité. Ils tombent aussi sous le coup de la loi », a-t-il expliqué à la radio de l’armée. « La liberté de religion ne permet pas de faire n’importe quoi. Si quelqu’un incite à la haine raciale, une enquête doit être ouverte contre lui. Il y a des limites à ne pas dépasser. »

Des centaines de rabbins d’extrême-droite ont pris part, mercredi, à un séminaire « en l’honneur de la Torah et de son indépendance ». Sans être d’accord avec tout ce qui est écrit dans l’ouvrage controversé, ils demandent à l’Etat de « ne pas se mêler des affaires des religieux ». Des figures tutélaires, comme le rabbin de Ramat Gan, Yaacov Ariel, et le rabbin Haïm Druckman étaient également présents lors de l’événement.

NDLR – Les communiqués diffusés dans certaines synagogues d’Israël, démentent les implications des rabbins Dov Lior et Yaakov Yossef, et indiquent même que les préfaces publiées en leur nom dans ce livre seraient des faux. Un grand nombre de rabbins du mouvement sioniste pour la plus part ont signé des motions de soutien aux rabbins Dov Lior et Yaakov Yossef, qui sont des sommités de la Torah. D’autre part la question posée serait la suivante :

Est-ce qu’un rabbin qui enseignerait les lois de la guerre en se basant sur les textes du corpus rabbinique serait en infraction avec la loi ?

Un grand nombre de rabbins affirment que non, et que ce serait là une ingérence de la politique dans le rôle du rabbin dont la mission est la transmission du savoir rabbinique.

pour exemple nous soumettons un verset qui peu faire débat : nombre chapitre 33 verset 55.

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Soirée de solidarité à l’Hotel Rmamada de Jérusalem, avec le rav Lior et Yaakov Yossef.

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Près de deux cents rabbins, du courant sioniste-religieux, se sont réunis jeudi soir à l’hôtel Ramada de Jérusalem pour exprimer leur soutien à leurs confrères, menacés d’être soumis à une enquête policière pour ce qu’on pourrait appeler un « délit d’opinions ».

Des poursuites ont en effet été engagées contre certains d’entre eux en raison du soutien qu’ils auraient apporté à un livre, Torat Hamelekh, dans lequel il serait écrit notamment qu’il est permis de tuer des non-juifs mettant en danger la paix d’Israël. Les rabbins concernés ont refusé de répondre à la convocation de la police, arguant du fait qu’il s’agissait d’une enquête politique et que la Torah ne pouvait en aucun cas faire l’objet d’investigations ».

Lors de cette soirée de solidarité, le Rav de Kiriat Arba Dov Lior, qui est l’une des personnes impliquées dans cette affaire, a notamment déclaré « qu’il n’était pas question de laisser quelques fonctionnaires donner des directives et décréter ce qui est permis et ce qui est interdit ».

Le Rav Lior a encore souligné que « c’était le rôle des rabbins de rappeler les règles de la loi juive sans craindre les répercussions de leurs propos ». A ce stade, on ne sait pas encore si la police entamera une procédure contre les rabbins ou si elle renoncera à son enquête. Rappelons que l’auteur du livre, le Rav Itsik Shapira, de la localité de Itshar, a été arrêté à son domicile et soumis à un interrogatoire. Après lui, le Rav Itshak Ginsbourg, directeur de la Yeshiva Od Yossef Haï, a également dû répondre aux questions des enquêteurs.

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[vidéo]LA LDJ SUR RADIO J (Dieudonné FNAC)

« La LDJ à la Fnac » sur Radio J

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Dessin de Franck Resplandy (droits réservés)

Dessin de Franck Resplandy (droits réservés)

Constituée en France en octobre 2000, revendiquant entre 500 et 1000 membres, la LDJ ne compterait en réalité qu’entre 50 et 100 membres actifs.

La Ligue de défense juive (LDJ) est la filiale française de la Jewish Defense League créée par le rabbin Meir Kahane en 1968. Militant d’extrême droite et chef du mouvement Kach, auteur de déclarations racistes, le rabbin Kahane a été assassiné en novembre 1990 dans un hôtel de New York.

L’impunité dont bénéficient ses militants radicaux intrigue, d’autant plus que la LDJ est interdite en Israël car considérée comme un mouvement terroriste : pourquoi les différents ministres de l’Intérieur qui se sont succédés depuis sa création n’ont-ils pas pris l’initiative de la dissoudre ? Le gouvernement avait pourtant dissous le groupe d’extrême droite Unité radicale en 2002 en application de la loi du 10 janvier 1936 (Loi sur les groupes de combat et milices privées), après la tentative d’attentat manquée de Maxime Brunerie contre le président de la République Jacques Chirac le 14 juillet 2002.
On apprenait même dans l’émission Compléments d’enquête consacrée à l’antisémitisme et diffusée sur France 2 le lundi 20 septembre 2004, que les membres de la LDJ s’entraînaient dans un bâtiment officiel à Paris, où ils suivaient des cours de krav maga, l’art martial de l’armée israélienne, avec la bénédiction des services de police !

En France, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) réclament la dissolution de la Ligue de défense juive et du Bétar.

Aux Etats-Unis, en tout cas, le Département d’Etat n’a pas d’hésitation puisqu’il place le Kahane Chai (Kach), qui inspire l’idéologie de la Ligue de défense juive, sur la liste des organisations terroristes étrangères (Foreign Terrorist Organizations List, au même titre qu’Al Quaida ou l’ETA.

Le Bétar est lui un mouvement plus ancien -fondé en 1929 par Vladimir Jabotinsky, le père du sionisme « révisionniste » – qui se définit lui-même comme « un mouvement de jeunesse juif, s’adressant aux jeunes de 8 à 18 ans. Il donne aux jeunes Juifs de France une éducation sioniste ». Proche du parti israélien de droite Likoud, le Bétar possède son organisation en milieu étudiant depuis 1985, le Tagar. Tous les membres du Tagar sont censés suivre un entraînement à l’autodéfense.

Le Bétar et le Tagar éditent une revue trimestrielle, Altalena.

D’après des sources journalistiques, une « porosité » existerait entre les militants du Bétar et de la LDJ, certains militants du Bétar rejoignant ceux de la LDJ, considérée comme plus « radicale ».


Ressources diverses

-Loi du 10 janvier 1936 (Loi sur les groupes de combat et milices privées) : Lire en ligne sur le site Legifrance
-« Les musclés de la Ligue de défense juive », Xavier Ternisien, Le Monde, 13 avril 2006 : lire en ligne

-« La Ligue de Défense Juive : une milice d’auto-défense et d’extrême droite qui devrait être interdite en France », Jean-Yves Camus, Proche-orient.info, 4 mars 2005
-Emission Compléments d’enquête consacrée à l’antisémitisme, « La communauté retranchée », un reportage de Joël Bruandet et Guillaume Michel, France 2, lundi 20 septembre 2004 : regarder en ligne en format Realplayer
-« La nébuleuse LDJ », Benjamin Cohen, revue Tohu Bohu, numéro 4, Union des Etudiants Juifs de France, juillet-août 2003. Lire en ligne

-Emission 90 minutes, Canal +, 7 avril 2003
-Lundi Investigation, Canal +, regarder en ligne

-« Un noyau de 500 extrémistes pro-israéliens », Libération, 9 avril 2002. Lire en ligne

-« La manif’ de soutien à Israël dérape à Paris », RTL, 8 avril 2002. Lire en ligne

-A propos de Vladimir Jabotinsky, lire l’article de Dominique Vidal « Aux origines de la pensée de M. Nétanyahou », paru dans Le Monde diplomatique, novembre 1996
-Site internet de la Ligue de défense juive : www.liguededefensejuive.com
-Site internet du Bétar de France : www.betarfrance.org
-Site internet du Tagar de France : www.tagarfrance.org

 

 

Les forces israéliennes sont montées à bord du rachel-Corrie

Une photo tirée du site de l'organisation Free Gaza de  l'inauguration du MV Rachel Corrie, le 29 octobre 2009.

 

PROCHE-ORIENT – Selon l’armée, le navire irlandais ignorrait les appels de Tsahal à se dérouter…

DERNIERE INFO – 11h40: Des forces israéliennes sont montées à bord du rachel-Corrie, sans violences, indique l’armée

Le cargo d’aide Rachel-Corrie, affrété par une organisation irlandaise, n’a pas répondu aux messages radio de se dérouter vers Ashdod (sud d’Israël) et se dirige vers la bande de Gaza, a affirmé ce samedi matin l’armée israélienne, qui menace de l’aborder.

«Nos soldats vont monter à votre bord si vous refusez de vous dérouter», a déclaré la porte-parole de l’armée Avital Leibovitch, dans un message radio adressé au cargo. «Nous sommes prêts à faire usage de nos armes pour nous défendre si le besoin s’en fait sentir», a ajouté la porte-parole, citée par la radio publique.

 

Les forces israéliennes ont abordé le cargo Rachel Corrie, qui tentait de forcer le blocus de Gaza par Israël. Alors que le navire irlandais avait été intercepté, l’armée israélienne avait expliqué que ses soldats monteraient à bord du bateau si les militants ne lui en laissaient pas le choix.


« Nous n’avons pas peur »

Malgré plusieurs appels radio lui ordonnant de se dérouter vers le port israëlien d’Ashdod, le cargo Rachel Corrie, affrété par une organisation irlandaise pour acheminer de l’aide humanitaire à la bande de Gaza, continuait sa route.

« Nous sommes partis pour livrer cette cargaison à la population de Gaza et ce que nous souhaitons faire, c’est briser le siège de Gaza», a indiqué l’Irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la paix, qui est à bord, affirmant: « Nous n’avons pas peur ».

Transportant 15 personnes, de nationalité irlandaise et malaisienne, ainsi qu’un millier de tonnes d’aide, selon les organisateurs, le Rachel Corrie devait initialement faire partie de la flottille humanitaire internationale arraisonnée lundi.

 

Trois vedettes escortent le cargo

Les autorités israéliennes ont affirmé à plusieurs reprises qu’elles entendaient interdire l’accès au port de Gaza de ce cargo. Israël avait toutefois assuré vendredi n’avoir «aucun désir de confrontation» et a demandé aux organisateurs d’accoster dans le port d’Ashdod, au sud de Tel-Aviv, pour décharger la cargaison.

Selon la radio publique israélienne, au moins trois vedettes de la marine israélienne escortaient le cargo dans une zone située entre 30 et 35 milles (55 et 65 km) au large du littoral méditerranéen, dans les eaux internationales.

«Nous poursuivons notre route»

`La radio a indiqué avoir réussi à contacter un responsable du bateau qui a affirmé: «Nous poursuivons notre route.»

Transportant 15 personnes, de nationalité irlandaise et malaisienne, ainsi qu’un millier de tonnes d’aide, selon les organisateurs, le Rachel-Corrie devait initialement faire partie de la flottille internationale arraisonnée lundi.

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Pourquoi cette attaque ? Pourquoi le blocus ? Sont-ils insensibles à l’opinion ? Analyse de la déclaration de Sarkozy. Rôle des médias. Que va-t-il se passer ? Les citoyens peuvent-ils jouer un rôle ?

Michel Collon vient de publier le livre Israël, parlons-en!
Recueil de vingt entretiens avec Chomsky, Ramadan, Gresh, Sand, Pappe et tous les meilleurs analystes et témoins du conflit.

http://www.dailymotion.com/video/xdia5s

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L’universitaire palestinien Hazem Jamjoum, 28 ans, de passage à Genève le jour où la marine israélienne a stoppé dans le sang la Flottille de la liberté, répond aux questions de Silvia Cattori.

L’attaque par les commandos israéliens d’un convoi humanitaire en Méditerranée a ouvert les yeux d’une partie de l’opinion publique internationale sur la réalité du blocus de Gaza. Cette prise de conscience citoyenne devrait se traduire par un renforcement du boycott contre les produits de l’apartheid. Dans l’entretien qu’il a accordé à Silvia Cattori, l’universitaire palestinien Hazem Jamjoum décrit également la situation politique en Palestine occupée, entre un Fatah qui s’accroche au pouvoir, malgré le désaveu populaire, et un Hamas ostracisé par la communauté internationale, bien que démocratiquement élu.

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Le 31 mai 2010, les pirates israéliens ont attaqué des navires civils dans les eaux internationales.


Silvia Cattori : Ce lundi, 31 mai, avez-vous été surpris en apprenant que la marine israélienne avait attaqué la flottille d’aide humanitaire, et tiré sur les navigants qui voulaient se rendre à Gaza ?

Hazem Jamjoum (1) : L’attaque contre la Flottille de la Liberté était d’une certaine manière attendue car le gouvernement israélien et l’armée avaient fait savoir assez clairement qu’ils n’allaient pas autoriser des militants à entrer à Gaza. J’ai été très choqué lorsque j’ai appris qu’ils avaient tué et blessé de nombreuses personnes. On pouvait s’attendre à ce qu’ils empêchent les bateaux de passer et qu’ils arrêtent les militants. Mais qu’ils utilisent cette violence, tirent à balles réelles, ce fut un grand choc pour moi.

Je pense que cela dévoile la logique selon laquelle les militaires israéliens agissent, en ce sens qu’Israël a montré depuis 62 ans qu’il n’avait aucun problème à tuer des gens (2), à commettre des actes de piraterie ou à violer le droit international. Il devient de plus en plus clair qu’Israël considère qu’il peut continuer de perpétrer des meurtres, qu’il s’agisse de Palestiniens ou de non-Palestiniens. Du reste ce n’est pas la première fois qu’Israël tue des non-Palestiniens.

A l’évidence, la communauté internationale a montré qu’elle ne veut prendre aucune mesure concrète pour punir Israël ou pour lui demander des comptes pour les crimes qu’il commet.

Silvia Cattori : L’attaque de la flottille par les troupes de la marine israélienne en pleine mer a soulevé immédiatement une vague de réactions sans précédent. Des réactions bien plus massives contre Israël que lors des bombardements qui, en huit minutes, avaient laissé près de 300 morts sur le sol à Gaza, le 27 décembre 2008. Est-ce à dire que les vies palestiniennes ne méritent pas la même attention ?

Hazem Jamjoum : C’est un vaste sujet. Premièrement, je pense que, malheureusement, les médias, tout comme Israël, portent peu d’attention à la vie des Palestiniens et des Arabes en général. Alors que des Arabes sont tués quotidiennement en Irak depuis 2003, cela provoque à peine quelques commentaires à la télévision. C’est pareil avec la Palestine : Israël tue des Palestiniens depuis 62 ans, et d’une manière de plus en plus massive depuis la seconde Intifada, sans que cela ne fasse d’éclat. Je pense que si cette attaque est si importante pour les médias, c’est parce que, parmi les 700 personnes qui étaient sur ces bateaux, ce sont des internationaux qui ont été tués et blessés. Depuis le carnage de Gaza en 2008-2009 il y a eu le développement d’un mouvement international très fort ; la critique sur la politique d’Israël a traversé toutes les strates de la société. L’importance donnée par les médias à l’attaque contre la flottille, met en évidence combien le mouvement a grandi. Il y a des milliers de gens qui ont donné leur argent pour financer ces bateaux.

Silvia Cattori : Avez-vous été surpris par le fait que les États-Unis n’ont pas condamné l’acte de piraterie d’Israël et n’ont pas demandé la levée du blocus ?

Hazem Jamjoum : Pas vraiment. Les États-Unis n’ont jamais tenu Israël comme responsable de ce blocus. Il est devenu très clair qu’ils ne feraient rien pour le lever. Raison pour laquelle c’est cette flottille de la liberté – avec le large soutien du mouvement qui se bat pour lever le blocus – qui allait le faire.

Cette flottille apportait une aide humanitaire, mais ce n’était pas une simple action caritative ; c’était une action politique ; c’était une déclaration politique. L’objectif des organisateurs de la flottille était que, puisque les gouvernements du monde se montrent incapables de tenir Israël pour responsable de ce blocus médiéval – nous n’avons jamais vu un blocus contre une population comme celui-ci depuis près de 800 ans – la flottille allait le faire.

C’était cela le but de cette flottille. C’est aussi le but de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée en 2005 par toutes les organisations de la société palestinienne ; des partis, des syndicats, etc. Cette campagne a commencé à prendre de l’ampleur et à se développer rapidement après le carnage à Gaza, quand les gens, dans le monde entier, ont commencé à voir Israël pour ce qu’il est : un régime d’apartheid, d’occupation, de colonisation. Et l’extension de ce mouvement a rendu, même les médias, plus sensibles à la réalité, au fait qu’Israël n’est pas un État destiné à protéger sa population juive, mais un État qui commet des crimes contre les non juifs d’une manière continue.

Silvia Cattori : Pensez-vous que cette attaque en mer permettra d’en finir avec l’impunité et avec la protection qu’Israël a toujours eue de la part de nos médias ?

(JPG)Hazem Jamjoum : Oui, Israël était très protégé jusqu’à maintenant, par les médias, les institutions, les pouvoirs. Surtout en Europe où les organisations juives ont utilisé avec succès la culpabilité du génocide de la seconde guerre mondiale, pour mentir en disant, par exemple, que les Palestiniens étaient partis parce que les dirigeants arabes leur avaient dit de le faire. Succès obtenu également en faisant peur aux gens qui critiquaient Israël car cela les exposerait à se voir accusés d’« antisémitisme ».

Or quand vous voyez l’armée israélienne utiliser des chars et des F 16 pour bombarder des populations civiles qui ne sont pas en mesure de se défendre et n’ont nulle part où aller parce que la frontière est toujours fermée, ou quand vous voyez Israël encercler des internationaux, des humanitaires, des députés membres de divers parlements, et commencer à tirer sur eux et sur leurs bateaux, il devient difficile d’accuser ceux qui critiquent l’État d’Israël qui agit de la sorte, d’avoir un comportement « antisémite ».

La seconde chose est l’augmentation des gens de confession juive qui réalisent qu’Israël a fait cela depuis 62 ans au nom des juifs, en abusant du nom des juifs pour couvrir ses crimes. Je crois que le nombre croissant de juifs qui disent « Vous ne pouvez pas continuer de dire cela en mon nom », qui s’opposent au sionisme et à son fondement, qui s’opposent aux crimes commis par Israël, est aussi un important phénomène.

Silvia Cattori : Si Israël a pu poursuivre durant 62 ans sa politique d’épuration ethnique, basée sur la haine et la déshumanisation, n’est-ce pas parce que sa propagande a toujours réussi à renverser la donne ; il a transformé les victimes palestiniennes de sa politique d’apartheid en terroristes ; présenté ses voisins Arabes et musulmans comme inférieurs, violents, fanatiques ?

Hazem Jamjoum : Pas seulement Israël du reste. Si vous regardez les films d’Hollywood qui font le portrait des Arabes et des musulmans en général, en particulier depuis la soi-disant « guerre contre le terrorisme » – mais même avant – vous constatez que ce portrait, dans la culture populaire, est une déshumanisation qui est complètement raciste. Certes, Israël l’a utilisée à son profit depuis 62 ans. Ce prétendu « monde civilisé occidental », voit les Arabes et les musulmans comme des barbares sauvages, des sous-hommes. Si vous regardez les médias israéliens, les Palestiniens, les Israéliens arabes sont décrit comme des sauvages violents, fous, irrationnels. Il y a là un grand travail à faire pour gagner ce combat contre les stéréotypes racistes ; contre cette imagerie dégradante à l’égard des Arabes et des musulmans ; et pour expliquer que cette barbarie ne correspond pas à la réalité et que l’histoire montre tout ce que les civilisations occidentales leur ont en fait emprunté ou, comme on peut le voir dans les musées, physiquement volé.

Silvia Cattori : Ce qui rend le contexte encore plus difficile à comprendre au dehors, est que les autorités de Ramallah et leurs représentants à l’extérieur font le jeu de l’occupant israélien. Le jour même de l’attaque israélienne contre la flottille, Elias Sambar, représentant palestinien à l’UNESCO, (invité sur la chaîne de télévision France 2) ne cachait pas cette fracture. « Vous savez ce que je pense du Hamas » disait-il à Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, qui n’avait pas de mots assez durs pour incriminer le Hamas. Comment comprendre cette complaisance à l’égard d’un occupant colonial qui martyrise si cruellement la Palestine et un tel mépris, de la part d’un diplomate palestinien, de l’autorité du Hamas issue des urnes ?

Hazem Jamjoum : Cette direction palestinienne a mis toute sa stratégie dans un mauvais panier, à savoir l’idée que, en parlant avec Israël et en convaincant la communauté internationale, elle pourra apporter la preuve que, d’une manière ou d’une autre, la négociation pourra aboutir à donner leurs droits aux Palestiniens. Au cours des 13 à 14 dernières années, il est apparu parfaitement – et criminellement – clair que ces négociations bénéficiaient uniquement à Israël qui les utilise comme méthode pour voler les terres en renvoyant toujours à plus tard la soi-disant « solution », et en utilisant ce temps pour continuer de consolider son régime d’apartheid, son vol de la terre palestinienne et la construction de ses colonies.

La diabolisation du Hamas va de pair avec la diabolisation générale des groupes politiques islamiques, et également avec la préparation d’une guerre contre l’Iran, le Hamas étant décrit comme faisant partie du camp iranien. Il faut que cela soit clair : le Hamas est aussi le choix populaire, élu démocratiquement en 2006, et nous considérons ce vote comme un vote de rejet des négociations. Quand les Palestiniens ont voté en 2006 en faveur du Hamas, ils ont dit au Fatah qu’ils n’acceptaient pas les négociations. Parce qu’elles ont prouvé qu’elles étaient un échec. Le fait que ce leadership à Ramallah continue les « discussions de proximité » et les négociations ne fait que prouver que sa stratégie a échoué.

Silvia Cattori : Il semble que le président Mahmoud Abbas n’ait pas véritablement appelé à mettre fin au blocus. Est-ce bien ainsi ?

Hazem Jamjoum : Je ne sais pas. Je ne me souviens pas. Ils ont critiqué le blocus à un certain moment, mais je ne sais pas s’ils ont vraiment essayé de manière consistante et systématique de travailler au travers des Nations Unies et au travers de leurs contacts internationaux pour briser le blocus de Gaza.

Il est parfaitement clair que les dirigeants de Ramallah ont pris très fortement position contre le Hamas et voient le Hamas comme quelque chose qui brise leur monopole politique et comme une menace. Ils suivent la même ligne qu’Israël vis-à-vis du Hamas et cela est extrêmement regrettable ; en particulier quand, parfois, ils saisissent l’occasion de parler de réconciliation avec le Hamas et dans le même souffle ils s’opposent totalement au Hamas et le diabolisent.

Je pense que les deux parties, aussi bien la direction du Fatah que celle du Hamas, doivent revenir aux demandes fondamentales des gens. Ils doivent couper leurs liens avec le régime d’apartheid et revendiquer les droits fondamentaux des Palestiniens – le droit de retour des réfugiés et la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël – qui ont été complètement laissés de côté dans l’agenda du leadership palestinien, alors qu’ils représentent la grande majorité des Palestiniens dans le monde : il y a environ 6,4 millions de réfugiés palestiniens dispersés dans le monde, et environ 1,5 million de Palestiniens qui sont citoyens d’Israël. Ils sont négligés par les deux directions [du Fatah et du Hamas, ndt].

Silvia Cattori : Le refus des États-Unis de condamner Israël au Conseil de Sécurité et d’exiger la fin du blocus israélien vous a-t-il surpris ?

Hazem Jamjoum : Non, je ne suis pas surpris. Les États-Unis sont très clairs ; Israël est l’allié stratégique numéro un des États-Unis dans la région. Ils considèrent Israël comme étant une extension des États-Unis au Moyen Orient. C’est ainsi que le gouvernement des États-Unis voit Israël depuis les années 70. Je pense que les politiciens états-uniens croient en cette politique ; en dépit du fait que l’intérêt que représente Israël pour les États-Unis soit extrêmement contestable. Les militaires états-uniens – tout récemment le général Petraeus – ont dit très clairement que les États-Unis perdent des vies à cause de leur soutien à Israël. C’est un aveu très exact. Les gens qui, au sein du département d’État US ont dit, dès 1948, que le soutien à Israël est en fait contraire aux intérêts économiques et stratégiques des États-Unis, avaient raison.

Silvia Cattori : Cela ne changera pas ?

Hazem Jamjoum : Je pense que cela changera, que cela doit changer, vu l’élargissement aux États-Unis du mouvement qui appelle au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions (BDS) contre Israël, et le soutien au BDS du Green Party qui est le troisième parti, le soutien de politiciens de plus en plus nombreux, en particulier ceux qui ont visité Gaza après le carnage, et ceux qui ont le courage de dire leur opinion. Mais les politiciens ne peuvent pas simplement s’opposer à Israël car cela entraîne des conséquences ; cela demande que le mouvement social aux États-Unis devienne plus fort, et je pense que ces mouvements qui sont critiques vis-à-vis d’Israël et demandent la fin de la politique d’apartheid d’Israël sont en train de se développer. Je suis prudemment optimiste. Cela exige plus de travail.

Il ne s’agit pas seulement du soutien des États-Unis. L’Europe est le plus grand importateur de produits israéliens dans le monde, alors que les relations entre les États-Unis et Israël sont surtout basées sur la finance et les investissements. C’est pourquoi la campagne de BDS est si importante. Comme marché de produits, l’Europe est le marché principal. Après le marché interne entre Israël et la Palestine, le plus gros est avec l’Union Européenne ; l’Union Européenne a un accord de libre échange avec Israël, et les échanges culturels sont très importants. Tout cela représente un défi.

[1] Spécialisé dans le domaine des Relations internationales et des études relatives à la Paix et aux Conflits, Hazem Jamjoum est l’un des membres fondateurs de la Coalition Against Israeli Apartheid , du Sumoud Political Prisoners Solidarity Group, et de l’ Israeli Apartheid Week. Réfugié palestinien de la troisième génération, il est responsable de la rédaction et chargé de la communication du Badil Resource Center for Palestinian Residency & Refugee Rights à Béthléem, Palestine, une des organisation qui a participé au lancement, en 2005, de l’appel au Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël (BDS)

[2] Voir un exposé (en anglais) d’Hazem Jamjoum : http://www.youtube.com/watch?v=mXlh….

 

 

La Gauche a largement collaboré !Un rappel de l’histoire.

80% des collabos venaient de la gauche ! Eh oui, ça fait mal, la vérité dérange. Il est temps que l’on lève le voile posé par les historiens des années 70 et 80 qui se sont largement employés à revisiter l’histoire pour sauver leurs meubles !

Simon Epstein est économiste et historien, auteur de plusieurs ouvrages sur le racisme et l’antisémitisme, vit à Jérusalem depuis 1974. Il a publié en 2001 un ouvrage remarquable sur Les Dreyfusards sous l’Occupation.

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« Un paradoxe français » est un livre d’histoire qui détruit plusieurs mythes et autres mensonges.

Mythe n°1 : l’extrême droite française, collaborationniste pendant la seconde guerre mondiale était majoritairement l’extrême droite d’avant la guerre. C’est tout l’inverse. La majorité des premiers résistants était issue de l’Action Française qui prônait le « nationalisme intégral » et était germanophobe.

Mythe n°2 : la gauche pacifiste, antiraciste, philosémite a majoritairement composé la Résistance. C’est tout l’inverse. Les pacifistes ont continué, dans leur majorité (à l’image des dreyfusards) de l’être sous la botte nazie.

Que le pacifisme fut le vecteur principal de la collaboration, que les pacifistes furent nombreux à collaborer, et qu’ils fournirent de très nombreux collaborateurs, que la gauche fut dominante dans la collaboration parce qu’elle fut dominante dans le pacifisme – toutes ces vérités dérangeantes échapperont aux politiciens, aux polémistes et aux historiens soucieux d’inculper « toutes les droites » et de leur faire porter le chapeau exclusif des erreurs, des trahisons et des crimes qui ont endeuillé, à jamais, les années 1940-1944.

Ils chargeront Maurras (Action Française) de forfaits commis par des gens, qui, pour beaucoup, étaient des antimaurrassiens endurcis. Ils s’acharneront sur La Roque (les Croix de Feu), qui vraiment n’y était pour rien. Ils débusqueront des « fascistes » un peu partout y compris là (et surtout là) où il n’y en avait pas, et ils ignoreront ces pacifistes, intransigeants et candides à la fois, qui se fascinèrent pour l’Allemagne de Hitler (…) ».

Simon Epstein expose à l’aide de fiches biographiques précises, de leur mise sous lumière de l’Histoire, dans cet ouvrage dense, exégétique, une réalité historique très éloignée des multiples propagandes et oublis nés dans l’après-guerre.

Les nombreuses sources d’informations puisées notamment chez Bernard Lacache qui fut le président de la LICA (ancêtre de l’actuelle LICRA) qui dénonça tous ces traîtres qui, ayant milité au sein de ce mouvement pacifiste, de gauche, philosémite se convertirent à la collaboration et à son opposé, Henry Coston, l’extrêmiste de droite de toujours, qui dénonça ces « convertis » qui après-guerre quittèrent pour leur carrière politique cette extrême droite collabo, donnent de cette page d’histoire de France à la fois l’image des égoûts les plus puants du racisme, de la honte, du meurtre, et celle des cieux les plus purs de l’héroïsme, de la Liberté, de l’Honneur.

L’auteur enfin explique les raisons qui ont soutenu ces mythes et nous régale par une notice biographique précise de François Mitterrand.

Quelques colles pour les forts en thème :

- Si Brasillach était maurrassien, Drieu-La Rochelle était-il d’extrême droite avant guerre ? Non. Il était de gauche et philosémite.
- Jean Luchaire, Pierre de Brinon, Alphonse de Chateaubriand : idem, de gauche.
- Doriot, Déat ? de gauche
- Cocteau, Aymé, Giono ? de gauche
- Bergery ? radical de gauche
- Bertrand de Jouvenel ? de gauche
- Simon Sabiani, Maurice-Ivan Sicard, Paul Perrin, André Grisoni, Paul Rives, Maurice Levillain, Barthélémy Montagnon, René Chateau, Claude Jamet : de gauche
- Robert Jospin (le père de Lionel) pacifiste intégral, munichois, proche de Marcel Déat : SFIO
- Camille Chautemps, Georges Bonnet, Maurice Papon, René Bousquet : de la gauche radicale !
- Robert Hersant : idem
- Charles Spinasse, Georges Monnet : encore
- Georges Suarez qui fut l’ami de Joseph Kessel dans les années 20, biographe de Clémenceau et de Briand, dont le souci de réconciliation franco-allemande le conduisit sous Vichy au pronazisme le plus effréné, fut le premier journaliste à être jugé pour collaboration : proche de la gauche briandiste.
- Alfred Baudrillart, Marc Augier, Jean Balestre : etc.
- Camille Planche, Léon Emery, René Gérin, déatistes, provenant de la gauche.
- Saint-Loup (alias Marc Augier qui, avant guerre, chantait « Au devant de la vie » avec ses camarades juifs des Auberges), Saint-Paulien (alias Maurice-Ivan Sicard, qui avant guerre vomissait dans son « Huron » le fascisme et les fascistes), Roland Gaucher (ex- Roland Goguillot qui militait aux Etudiants révolutionnaires), François Brigneau (Emmanuel Allot, pacifiste de gauche): ex-antifascistes, anciens de la gauche et de l’extrême gauche, collabos, militants d’extrême droite après la guerre.

- René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, responsable de la déportation de 54.000 juifs français, l’ami de toujours de François Mitterrand : centre gauche républicain.

Saviez-vous que 12 des 17 ministres SFIO de la fin de la III° République furent exclus de ce parti après guerre pour leur comportement collaborateur pendant ?

Saviez-vous que trois des grands chefs de la collaboration, Pierre Lavalamiral DarlandDéat (ex-SFIO) furent victimes de deux extrémistes de droite, d’avant guerre ? Fernand Bonnier de la Chapelle, Action Française, assassina Darland à Alger en 1942 et Paul Collette, ex-Cagoulard, blessa par balle Marcel Déat et Pierre Laval en 1941 lors d’une revue des troupes de la LVF. (socialiste révolutionnaire avant la première guerre mondiale), l’ (socialiste) et

 

Je vous conseille la lecture du livre sur Honoré d’Estienne d’Orves, l’un des premiers resistant français (il a droit à une station de métro !) élève de l’Action Française.

 

De même que l’histoire de France de Jacques Bainville, issu de l’Action Française, qui avait prévu tout ce qui se passerait après le Traité de Versailles.

Au matin de la guerre Maurras affirmé clairement qu’il s’agissait de défendre la nation avant de se poser la question du régime (la république), appelant ainsi à la résistance.

La Gauche a largement collaboré !Un rappel de l'histoire.  dans actu h-20-2085279-1274704766

http://www.lepost.fr/

Juifs Extrémistes – Mouvement Kahaniste

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/393022.jpg
Yigal Amir, juif d’extrême-droite, avait tiré à trois reprises sur Yitzhak Rabin à Tel-Aviv, le 4 novembre 1995, dans le but de torpiller l’accord de paix d’Oslo avec les Palestiniens, qui avait valu le prix Nobel de la Paix au chef du gouvernement israélien en 1994.
Condamné à la perpétuité, il n’a jamais exprimé de regrets pour son geste. La frange la plus radicale de l’extrême-droite israélienne a lancé une campagne nationale pour sa libération.

http://www.dailymotion.com/video/xboudz

Par Dailygratuit

Liberté d’expression, les effets pervers de la loi contre l’anti-sémitisme

 

La journaliste suisse Silvia Cattori a interviewé le professeur http://decryptinfos.daoloire.com/local/cache-vignettes/L200xH125/arton18-7956e.jpgJean Bricmont.


« La loi Gayssot[1] est une régression juridique de plusieurs siècles »

Silvia Cattori  : Dans un récent article [2] vous attiriez l’attention des lecteurs sur les dérives juridiques dans lesquelles les lois anti-terroristes sont en train de mener nos sociétés. Vous preniez l’exemple de Bahar Kimyongür, condamné le 27 mars 2007 à 5 ans de prison en Belgique pour délit d’opinion. Le cas de ce jeune homme laisse-t-il supposer que toute personne qui diffuse un texte défendant le droit à résister de tout peuple soumis à la violence d’un occupant (comme les Palestiniens, les Irakiens, les Afghans) pourrait se trouver inculpée pour association à une organisation terroriste ?

Jean Bricmont : Plus précisément, Bahar Kimyongür, citoyen belge d’origine turque, a été condamné pour appartenance à une organisation turque, considérée comme terroriste par les autorités belges, le DHKP-C. Mais la principale « preuve » qu’on a de son appartenance, est le fait qu’il a traduit des communiqués de cette organisation au sein de son bureau d’information qui avait pignon sur rue à Bruxelles, jusqu’en 2004, moment où on a introduit de nouvelles lois anti-terroristes. Ces communiqués -sauf l’un d’eux qui explique ou, si on veut, « justifie » un attentat en Turquie qui a « mal tourné » en ce sens qu’il a fait d’autres victimes que celles qui étaient visées- concernent principalement la situation dans les prisons turques, situation que même Amnesty dénonce. Mais justifier la violence « nécessaire » ou excuser les « dommages collatéraux » reste, quoi qu’on en pense, une opinion, largement partagée d’ailleurs par ceux qui font l’apologie de la politique américaine ou israélienne. Le fait est que Bahar Kimyongür a été condamné, alors même qu’il n’est pas accusé d’avoir participé à une quelconque action violente.

J’en conclus que les lois anti-terroristes amènent, à cause du « délit d’appartenance », à criminaliser l’expression d’opinions. Pour ce qui est des autres mouvements dont vous parlez, il suffit effectivement qu’on en enregistre certains sur la liste des organisations « terroristes » pour que des simples expressions de solidarité avec ceux-ci, deviennent passibles de sanctions pénales.


Silvia Cattori
 : Vous avez consacré divers textes forts pertinents à la liberté d’expression [3]. Vous prenez soin de distinguer le droit et la morale. Vous notez que la censure est toujours exercée par ceux qui ont le pouvoir — et qui jouissent de la liberté d’expression — contre ceux qui ne l’ont pas. En posant la question de savoir au nom de quels principes les gens qui peuvent s’exprimer pourraient avoir le droit d’empêcher d’autres de le faire, vous êtes conduit à constater que toute censure présente de très grands dangers et ne peut finalement pas être justifiée. Pouvez-vous résumer ici les principaux arguments de votre réflexion ?

Jean Bricmont : Par définition, la censure est toujours exercée par ceux qui ont le droit de s’exprimer et qui empêchent d’autres de le faire. En général, on justifie la censure en disant qu’on ne peut pas laisser s’exprimer des propos « horribles ». Le problème principal est qu’il est impossible d’appliquer ce genre d’idées de façon impartiale, comme les principes de notre droit l’exigent. Il suffit de parcourir une bibliothèque et de lire les classiques de la pensée occidentale — de la Bible à Hegel par exemple — pour trouver des appels au meurtre, au génocide, à la guerre sainte, des textes d’un racisme extraordinaire etc. [4]. Je mets au défi les partisans de la censure de me donner des principes sur lesquels ils veulent baser celle-ci et qui, s’ils sont appliqués impartialement, ne mèneraient pas à fermer une bonne partie de nos bibliothèques. Mais dans ces bibliothèques, on trouve des œuvres « canonisées » qui, elles, ne seront pas censurées. Seuls le seront des auteurs aujourd’hui marginaux ; donc la censure est toujours l’arme des forts contre les faibles. Il est assez tragique de constater que tant de gens « de gauche » pensent néanmoins pouvoir l’utiliser.

Ce fait est aussi illustré par la comédie — il n’y a pas d’autre mot — qui s’est jouée récemment autour des caricatures antimusulmanes [5]. Premièrement, il faut souligner que des caricatures ne sont pas des arguments ; c’est déjà un abus de les faire passer pour une « critique de la religion ». Ensuite, ces caricatures stigmatisent une communauté (et avaient évidemment pour but de la faire réagir, de façon à la marginaliser un peu plus). Comme c’est une communauté définie par sa religion, on utilise des arguments « laïques » pour prétendre qu’il ne s’agit pas de racisme ; il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une communauté humaine. Or, un des grands progrès culturels de ces dernières décennies, c’est qu’il est devenu impoli de se moquer d’un groupe humain quel qu’il soit : homosexuels, femmes, arabes, noirs etc. (même les Belges). C’est ce que les gens qui veulent revenir au bon vieux temps où on pouvait se moquer ouvertement des groupes faibles appellent le « politiquement correct ».

Évidemment, je pense que si des gens ont une mentalité particulièrement arriérée de ce point de vue, comme Charlie Hebdo par exemple, [6] ils doivent être libres de s’exprimer. Mais comme ils avaient le soutien de toute la classe politique et intellectuelle, il n’y a jamais eu le moindre doute que les poursuites engagées contre eux n’aboutiraient pas, ce qui fait que les cris poussés à cette occasion « pour défendre la liberté d’expression » étaient parfaitement hypocrites. Alors qu’il y a des gens en France qu’on fait taire, qu’on poursuit ou qu’on marginalise (principalement grâce à l’accusation d’antisémitisme, et je ne pense pas seulement ici aux négationnistes, mais à des gens comme Edgar Morin ou Pascal Boniface) ; mais, dans ces cas-là, on entend beaucoup moins les « défenseurs de la liberté d’expression » qui se sont mobilisés pour Charlie Hebdo [7].


Silvia Cattori :
Peut-on laisser un adversaire insulter, humilier, blasphémer sans limites ? Défendre la liberté de tout dire ne comporte-t-il pas des risques ?

Jean Bricmont  : Il faut distinguer entre les insultes personnelles, ou les diffamations, contre lesquelles des plaintes peuvent évidemment être déposées, et les assertions à caractère général sur l’histoire, les idées ou les religions. Qu’il y ait des risques à la liberté d’expression est évident ; mais toute l’histoire de la censure montre que celle-ci en comporte également. Le but du droit est de défendre le moindre mal, pas d’établir la perfection, qui n’est pas de ce monde.

Pour ce qui est du droit au blasphème, ce droit existe évidemment. Il n’y a qu’à voir la façon dont les musulmans ou les chrétiens «  fondamentalistes » sont régulièrement insultés. Cela est possible uniquement parce que ces derniers sont faibles. Il est par contre risqué de se moquer de ce qu’on pourrait appeler la religion laïque de l’Occident, à savoir que nous sommes bons et que nous devons intervenir un peu partout dans le monde, surtout dans nos ex-colonies, pour arrêter de nouveaux génocides et de nouveaux Hitler.

Silvia Cattori : Dans le cadre de votre réflexion sur les principes et les limites de la liberté d’expression, vous vous êtes intéressé à une controverse qui a opposé, à la fin des années 70, votre ami Noam Chomsky à Pierre Vidal-Naquet. Sur quoi portait la controverse, et quels points de principes touchant la liberté d’expression contribuait-elle à éclairer ?

Jean Bricmont : Je ne suis pas sûr qu’on puisse parler de « controverse », parce que cela suppose des positions bien définies et je ne sais pas très bien quelle position Vidal-Naquet avait. Lorsque Faurisson, qui était professeur de littérature à Lyon, a rendu publiques ses vues sur les chambres à gaz (il soutient qu’elles n’ont pas existé), il a été rapidement suspendu d’enseignement et pourchassé de différentes manières. Une pétition avait circulé alors, appelant à défendre ses droits, signée par 500 personnes dont Chomsky. Cette pétition était neutre en ce qui concernait la validité des affirmations de Faurisson ; ce que Vidal-Naquet avait jugé « scandaleux » et ce qui avait amené Chomsky à un long échange épistolaire avec Vidal-Naquet et d’autres. Mais évidemment, comme le fait remarquer Chomsky, lorsqu’on défend la liberté d’expression de quelqu’un, on laisse de côté le contenu des textes incriminés. Défendre une expression d’opinion ne revient pas à juger celle-ci. Discuter du fond rendrait d’ailleurs une telle défense impossible, ne serait-ce que faute de temps pour examiner ces textes, ou encore parce qu’ils sont écrits en russe ou en chinois. Chomsky a d’ailleurs signé de nombreuses pétitions pour des dissidents dans les pays de l’Est, soit en ignorant leurs vues, soit en les connaissant et en étant en total désaccord avec elles, mais sans jamais, bien sûr, exprimer la moindre opinion à leur sujet. Dans ces cas-là, cela ne lui a jamais été reproché, du moins en Occident.

Chomsky a ensuite donné à un de ses amis de l’époque, Serge Thion — qu’il connaissait à cause de leur commune opposition à la guerre du Vietnam — un court texte reprenant ses arguments concernant la liberté d’expression. Il lui a dit d’en faire ce qu’il voulait. Mais Thion s’était rapproché, à cette époque, de Faurisson et a mis ce texte comme « Avis » au début du Mémoire en défense publié par Faurisson pour répondre aux poursuites judiciaires dont il était l’objet. Ceci a eu pour résultat que Chomsky a été ostracisé en France pendant longtemps et continue à l’être dans certains milieux.

Comme Vidal-Naquet était en principe opposé aux lois qui répriment la liberté d’expression, telles la loi Gayssot, on ne peut pas dire qu’il y avait vraiment une « controverse » entre lui et Chomsky. Simplement, Chomsky adoptait une attitude de principe, consistant à défendre la liberté d’expression même pour les personnes avec qui il est en désaccord, et Vidal-Naquet exprimait, face à cela, son « indignation » de différentes façons, mais sans adopter une position bien définie (par exemple, en faveur de la censure). Il faut dire que cette posture est assez fréquente parmi les « démocrates » qui sont à la fois contre la censure et contre ceux qui s’y opposent réellement, ou — ce que faisait aussi Vidal-Naquet, ainsi que Finkielkraut — qui nient qu’il y a censure lorsque quelqu’un est poursuivi devant les tribunaux pour ses opinions.

Silvia Cattori  : Il y a des mots comme « rouge-brun », « antisémite », «  négationniste  », « révisionniste », qui reviennent de façon récurrente dans le débat politique. C’est ainsi que, durant ces années de guerres et d’atrocités terribles au Proche-Orient, qui ont mis la responsabilité d’Israël au cœur du débat, nous avons vu des associations multiplier les appels à la vigilance [8] contre une prétendue montée de l’« antisémitisme ». Ces mots épouvantails, ne sont-ils pas utilisés comme armes pour étouffer la voix, détruire la carrière et la réputation de ceux qui dénoncent de manière forte la politique d’apartheid et de nettoyage ethnique menée par l’État d’Israël ? Cette manière d’ostraciser, n’est-elle pas l’illustration d’une régression très préoccupante de la liberté d’expression ? S’agit-il d’une situation qui touche particulièrement la France ?

Jean Bricmont : Je ne vais pas commenter les exemples que vous donnez, mais l’idée générale est correcte : si on veut éliminer quelqu’un du débat, on le taxe soit de «  stalinien », soit d’ « antisémite-nazi-négationniste » ; « rouge-brun » a l’avantage de combiner les deux accusations. On peut aussi vous accuser d’avoir rencontré quelqu’un qui est négationniste/stalinien ou d’avoir eu de la sympathie pour X etc. Ou encore, de « manquer de vigilance » face au « fascisme » ; évidemment cette vigilance s’exprime avec beaucoup moins de force lorsqu’un homme politique israélien — comme Avigdor Lieberman [9] — tient des propos ouvertement racistes et recommande l’épuration ethnique, ou lorsqu’un homme politique américain — comme John Hagee [10] — propose de détruire la mosquée d’Al Aqsa. Les choses qui sont principalement supposées susciter notre indignation sont les « petites phrases » de Le Pen, qui, contrairement aux gens mentionnés ci-dessus, est éloigné de tout pouvoir et, en particulier, de toute arme de destruction massive.

Silvia Cattori : Dans ce contexte, que pensez-vous de l’usage que l’on fait de la loi Gayssot ? [11]

Jean Bricmont : La signification de la loi Gayssot ne vient pas principalement de son contenu — interdire de mettre en question certains aspects du jugement de Nuremberg — mais de sa simple existence. En effet, cette loi va à l’encontre de tous les principes de notre droit. Elle est une véritable lettre de cachet, une régression juridique de plusieurs siècles. Par son existence même, cette loi subordonne la liberté de pensée et d’expression aux institutions juridiques qui l’appliquent et aux groupes qui exigent son application. Une fois un tel principe admis, le risque est grand de voir s’étendre son application au delà de son objet d’origine, le jugement de Nuremberg.

Des ajouts, des interprétations abusives risquent de menacer d’autres opinions, comme on le voit avec les débats sur le colonialisme ou le génocide arménien. Enfin, elle exerce une subtile intimidation, en montrant la force de groupes de pression sionistes qui n’hésitent pas à identifier critique d’Israël avec « antisémitisme » et, par là, avec déni de la « solution finale ». C’est un signal indirect montrant que la défense des droits des Palestiniens risque de se heurter à des groupes de pressions capables de détruire la réputation et même la carrière de leurs adversaires, sans parler de poursuites judiciaires plus ou moins arbitraires, même si ceux-ci acceptent, comme ils sont en général prêts à le faire, l’intégralité du jugement de Nuremberg.

Mais il y a un problème plus profond que cette loi, à savoir un état d’esprit, dont un des effets est justement l’acceptation générale de cette loi à gauche. C’est l’idée qu’on refuse de débattre ou même de parler avec X ou Y, parce que ceux-ci seraient « racistes », «  fascistes », « nationalistes », « justifient l’injustifiable », que sais-je.

L’argument avancé le plus souvent est que, si on débat avec lui, on « légitimise » l’ennemi. Je refuse radicalement ce genre d’attitude — j’ai déjà parlé à un groupe musulman « radical », débattu avec un « nouveau philosophe », été discuter dans une synagogue, un temple protestant, ainsi qu’à une radio catholique, été confronté à des représentants des partis démocrates et républicains américains, etc.

C’est évidemment quand on discute avec ses adversaires, pas avec ses amis, qu’on est obligé d’affiner ses arguments et parfois de réviser ses propres positions. Supposons que je discute avec Le Pen (ce que je ne ferais pas, parce que je ne suis pas compétent en matière d’immigration, qui est son principal cheval de bataille) ; je suis sûr qu’on me reprocherait de le légitimer ; mais aux yeux de qui ? Il représente environ 20 % des Français, et moi je suis un simple individu.

À gauche on fait comme si l’essentiel n’est pas l’opinion publique réellement existante, qu’il faut chercher à influencer — par l’argumentation et le débat — mais une divinité aux yeux de laquelle nous sommes bons et qui serait offensée si nous nous abaissions à discuter avec les « mauvais ». Le résultat de cette mentalité est un climat d’intolérance dans la gauche et surtout l’extrême gauche, qui fait qu’on y débat très peu, y compris avec des gens qui ne sont pas si éloignés de nous, et que les arguments ne cessent de s’affaiblir et les idées de se transformer en dogmes. Et, plus les arguments s’affaiblissent, plus on a peur du débat. Pendant ce temps, nos adversaires progressent.

Silvia Cattori : N’est-on pas confronté à l’utilisation de méthodes maffieuses dans le cadre de cette « lutte contre l’antisémitisme » qui sert largement de couverture à d’autres objectifs ? L’enjeu n’est-il pas le contrôle de l’information ? Les personnes ou les groupes qui jettent l’opprobre sur autrui en invoquant la lutte contre le fascisme, n’adoptent-ils pas en réalité des attitudes fascistes ?

Jean Bricmont : La « lutte contre l’antisémitisme » se poursuit de nos jours un peu comme la « lutte contre l’anticommunisme » se poursuivait dans les pays de l’Est, avec, je le crains, à terme, les mêmes résultats. C’est-à-dire qu’au lieu de débattre et d’argumenter, on intimide, on poursuit devant les tribunaux, on fait taire les gens etc. On joue sur la mauvaise conscience. Tout cela marche parfaitement, pendant un certain temps. Mais tous ceux qui ont étudié un tant soit peu l’histoire des monarchies absolues, des religions d’État ou des partis uniques auront des doutes sur la pérennité du succès de cette stratégie. Il faut écouter non seulement ce qui se dit publiquement, mais ce qui se dit en privé, dans les rues et dans les bars et que personne ne peut contrôler. Utiliser la « lutte contre l’antisémitisme » pour protéger Israël est doublement criminel : d’une part pour les Palestiniens, mais aussi pour les gens d’origine juive qui risquent à terme d’être victimes de cette stratégie.

Silvia Cattori : Si ces lois sont injustes, dès lors qu’elles permettent à une majorité de jeter le soupçon ou la calomnie sur une minorité, pourquoi aucun parti ne s’y est-il jamais opposé ? Comment se fait-il qu’aucun groupe ne se soit mobilisé pour refuser ces anathèmes abusifs et changer ou supprimer ces lois ? Pour avoir largement contribué à les introduire, la gauche ne porte-t-elle pas une responsabilité particulière ?

Jean Bricmont  : Bonne question. Je pense que certains hommes politiques se sont opposés à la loi Gayssot, M. Toubon par exemple, si je ne me trompe. Mais je n’en connais pas à gauche. Le problème vient de la mythologie de l’antifascisme. Soixante ans après la fin de la guerre, beaucoup de gens — surtout dans l’extrême gauche — adorent jouer les héros en prenant de grandes postures « antifascistes ». Ce qui amène bon nombre de personnes à approuver des méthodes disons fascistoïdes (la censure) pour combattre des gens faibles et marginaux (comme Faurisson), alors que nos ancêtres, ceux qui étaient réellement antifascistes, avaient à affronter des adversaires autrement puissants et féroces et, en particulier, se heurtaient, dans les pays fascistes ou occupés, à une censure omniprésente.
Ceci dit, je pense qu’il y a un parti qui s’est toujours opposé à ces lois et qui en demande l’abrogation : le Front National. On me dira que c’est parce qu’ils sont secrètement négationnistes. Ma réaction est différente : peu m’importent leurs intentions ; ce qui est tragique et qui, pour paraphraser Chomsky, revient à rendre un triste hommage aux victimes de la « solution finale  », c’est d’avoir créé une situation où le monopole de la défense de la liberté d’expression est laissé aux « fascistes ».

Silvia Cattori : Dans le cas de la guerre contre la Serbie, n’y a-t-il pas eu une campagne qui associait les Serbes aux horreurs du nazisme pour pouvoir justifier, aux yeux de l’opinion, les bombardements de l’OTAN, permettant ensuite d’ostraciser ceux qui contestaient cette guerre ?

Jean Bricmont : Évidemment, c’est toujours la même chose. Les Serbes étaient faibles et isolés, donc on pouvait dire n’importe quoi à leur propos, tout en prenant des postures héroïques de lutte contre « ce fascisme qui vient » [12]. Par contre, si vous comparez la politique israélo américaine à celle d’Hitler — à tort selon moi — vous êtes immédiatement accusés de banaliser le nazisme.

Silvia Cattori : Revenons sur cette question des amalgames. On a associé Milosevic à Hitler pour faire la guerre aux Serbes, puis Saddam Hussein à Hitler. Et, aujourd’hui, c’est apparemment le tour de l’Iran. Déformer ce que les gens disent, les associer au nazisme, ne prépare-t-il pas à chaque fois l’opinion à adhérer à une nouvelle guerre ? N’entend-t-on pas chaque jour des journalistes marteler que le président iranien a appelé à « rayer Israël de la carte », en dépit du fait que – texte en farsi à l’appui – il a été démontré que ses paroles disaient : « Khomeiny a dit que ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps  » [13], ce qui était tout autre chose. Résultat, l’idée s’est installée comme une « vérité » : « Ahmadinedjad, négationniste et nouvel Hitler, s’apprête à anéantir Israël avec des armes nucléaires ». Ces déformations sont-elles intentionnelles selon vous ? N’en deviennent-elles pas d’autant plus efficaces qu’elles brandissent l’accusation de « négationnisme » ? Un rétablissement de la liberté d’expression sur des sujets devenus tabous serait-il susceptible de fournir un antidote à de pareilles dérives ?

Jean Bricmont : La censure basée sur la loi Gayssot en France a joué un grand rôle dans cette affaire. D’abord, je ne vois pas pourquoi les négationnistes iraient se réunir en Iran s’ils pouvaient le faire librement — et dans l’indifférence générale — à Paris. Ensuite, envisagez un instant les choses d’un point de vue iranien ; j’ai discuté de cela avec des Iraniens. En Occident, on leur répète du matin au soir que « nous » sommes supérieurs à eux, parce que nous respectons les Droits de l’homme et eux pas [14]. Comment éviter qu’ils s’emparent de la loi Gayssot, et d’autres lois semblables, qui violent manifestement l’article 19 de la Déclaration Universelle — celui qui garantit la liberté d’expression — pour nous faire la réponse du berger à la bergère ? Il suffit de penser cinq minutes à la psychologie humaine pour comprendre cela.

Tout ceci pourrait rester au niveau d’une querelle idéologique, ou même verbale, si la machine de propagande occidentale, relayée souvent par des « mouvements de la paix », ou de «  défense de Droits de l’homme », ne s’en emparait pour empêcher tout mouvement d’opposition à une guerre possible avec l’Iran, comme il y en a eu contre la guerre en Irak. Si demain l’Iran est attaqué « par surprise », je suis certain qu’une bonne partie de la « gauche » occidentale sera muette et accusera tout protestataire de « complicité  » avec la « négation de l’holocauste » ou avec la « volonté de rayer Israël de la carte ».

En ce qui me concerne, dans le monde contemporain, avec sa multitude de problèmes — réchauffement climatique, crise de l’agriculture, militarisation de l’espace, épuisement des ressources — dont aucun n’a à voir avec le « fascisme », ce que les gens pensent de la Deuxième Guerre mondiale (comme de la Première ou de Staline, ou de Napoléon) est le cadet de mes soucis. Il faut distinguer entre les questions qui peuvent avoir un intérêt historique et celles qui ont un intérêt politique et qui, par définition, concernent le présent. Bien sûr l’étude de l’histoire peut nous éclairer sur le présent, mais il faut éviter de vouloir simplement revivre le passé, en « combattant le fascisme », ou en « luttant contre le totalitarisme » [15], ou encore en menant éternellement des guerres coloniales. Si des individus avaient pour programme politique de restaurer, dans le monde actuel, le fascisme, ou le stalinisme, ou le colonialisme, tels qu’ils ont existé dans le passé, alors cela aurait effectivement une signification politique, mais ils seraient fous, et pas réellement dangereux.

Il y a une tendance pernicieuse dans la psychologie humaine qui nous pousse à vouloir « résoudre » les problèmes du passé et, ce faisant, à en créer d’autres. On peut penser à la façon dont les Allemands ont imposé des conditions très dures à la France après la défaite de 1870, ce qui était une façon pour eux de «  résoudre » la menace que Napoléon avait représenté ; mais ces conditions ont été une des sources de la Première Guerre mondiale ; celle-ci a mené au Traité de Versailles, qui a été une façon pour les Français de « résoudre » le problème du nationalisme allemand. Au lieu de résoudre quoi que ce soit, ce Traité a beaucoup encouragé le nazisme. Après 1945, on a « résolu » le problème des persécutions antijuives, disparues pour l’essentiel à cette époque, en créant l’État d’Israël, ce qui n’a fait qu’engendrer de nouveaux problèmes non résolus à ce jour.

À propos de l’Iran, ce qu’il faut souligner avant tout, c’est que l’Occident, avec sa politique à courte vue et sa soif de pétrole, a fait renverser Mossadegh en 1953 et a soutenu dans ce pays une dictature impopulaire, celle du Shah, dont le renversement en 1979 a amené au pouvoir les mollahs que les belles âmes aiment tant dénoncer aujourd’hui. Il me semble que cela, combiné au désastre que les États-Unis ont créé en Irak, devrait suffir à nous inciter à un peu plus de modestie concernant nos interventions « humanitaires ».

Par ailleurs, je souhaite effectivement que la science finisse par «  vaincre les ténèbres » — religieuses — pour reprendre la belle devise de l’Université Libre de Bruxelles, comme elle l’a fait chez nous, après plusieurs siècles de lutte. Je pense qu’à terme elle le fera, même dans le monde musulman. Mais la seule chose que nous puissions faire pour avancer dans cette direction, c’est d’offrir une coopération sincère au développement économique et culturel dans le tiers-monde, de désarmer et de cesser nos ingérences et nos menaces. C’est-à-dire, faire à peu près exactement l’opposé de ce que les gens qui font preuve de « vigilance contre le fascisme » face à l’Iran proposent de faire. Leur attitude n’est, pour moi, qu’une façon de se donner des grands airs de supériorité morale à bon marché.

Silvia Cattori : Votre manière d’appréhender ces questions qui touchent aux droits fondamentaux, au respect et à la dignité des personnes, est assez rare. Pensez-vous qu’aujourd’hui une majorité de gens sont à même d’aller dans le sens de votre réflexion ? Est-il possible d’imaginer que ceux qui, depuis longtemps, font métier de l’ostracisme, de la diabolisation et de la déshumanisation de leurs adversaires vont changer d’optique ?

Jean Bricmont : Je ne pense pas du tout que ma position soit «  rare ». Elle est rare dans la « bulle » comme dirait Jean-François Kahn, du monde médiatico-politique et intellectuel. Mais l’homme de la rue est en général hostile à la politique israélienne, il voit très bien les manœuvres des groupes de pression qui empêchent d’en débattre ouvertement et est parfaitement d’accord avec la liberté d’expression, une fois que la distinction entre calomnies ou diffamations et expression d’opinion est faite. Par ailleurs, quand je discute de liberté d’expression avec des jeunes, je n’ai aucun problème. J’en ai avec les gens de ma génération, celle de 68, mais qui est aussi celle du « chagrin et de la pitié », une génération qui a d’abord utilisé les horreurs de la guerre pour se révolter à bon compte contre la génération précédente et qui, ensuite, a utilisé la mythologie de l’antifascisme pour discréditer toute politique indépendante de la France, et justifier son alignement progressif sur la politique américaine et israélienne, politiques qui risquent fort de plonger à nouveau le monde dans des désastres sans fin et dans les horreurs dont nous avions juré qu’elles ne se répéteraient plus.

Cette interview a été diffusée sur le site du Réseau Voltaire (voltairenet.org)

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Notes

[1] La loi Gayssot est la désignation commune soit de la loi française n° 90-615 du 13 juillet 1990, qui « tend à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe », soit de la partie de cette loi qui introduit un « article 24 bis » dans la loi sur la presse. Cette loi résulte d’une proposition de loi présentée au Parlement par le député communiste Jean-Claude Gayssot.
L’article premier de la loi rappelle que « Toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite. »
Mais cette loi n’innove en rien en cela, ne faisant ici que rappeler la loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme 1
Elle innove par son article 9, qui qualifie de délit la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg, qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de ce statut soit par une personne reconnue coupable de tels crimes. Cet article 9 introduit en effet dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse un article 24 bis dont voici le premier alinéa :
« Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale. »
L’article 6 (c) de ce statut définit ’ Les Crimes contre l’Humanité ’ : « c’est-à-dire l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou persécutions, qu’ils aient constitué ou non une violation du droit interne du pays où ils ont été perpétrés, ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du Tribunal, ou en liaison avec ce crime ».
source Wikipedia

[2] La pente glissante des lois anti-terroristes, Jean Bricmont et Lieven De Cauter. Le Soir (Bruxelles), 27 mars 2007. Disponible sur :http://www.michelcollon.info/articl…

[3] Jean Bricmont a codirigé avec Julie Franck le Cahier de L’Herne consacré à Noam Chomsky (Paris, 2007), où l’on peut trouver une discussion détaillée des positions de Chomsky sur ce sujet et de son implication dans« l’affaire Faurisson »

[4] Que propose-t-on de faire avec les propos suivants (pour prendre un exemple parmi des milliers) :Je me souviens d’avoir lu qu’un ecclésiastique faisait sonner à minuit une cloche pour les rappeler [les Indiens d’Amérique] à l’accomplissement de leurs devoirs conjugaux, car, livrés à leur propre initiative, même cela ne leur serait pas venu à l’esprit.” Ou : “Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. Pour le comprendre, nous devons abandonner toutes nos façons de voir européennes. Nous ne devons penser ni à un Dieu personnel ni à une loi morale ; nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature… on ne peut rien trouver dans son caractère qui s’accorde à l’humain.” ? Ils sont dus au philosophe Hegel et on peut les trouver dans toutes les bonnes bibliothèques (probablement même en URSS dans le temps) : Georg W. F. Hegel :La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’histoire, traduction nouvelle, introduction et notes par Kostas Papaioannou, Paris, Éd.10/18, 1965, p. 234 et 2

[5] L’histoire cachée des « caricatures de Mahomet » par Thierry Meyssan 13 février 2007. 

[6]http://www.acrimed.org/article2596.html  ;

[7] Vendre le « choc des civilisations » à la gauche 

[8] Jacques Julliard,Ce fascisme qui vient, Paris, Seuil, 1991 

[9] « [Sommet historique pour sceller l’Alliance des guerriers de Dieu] » et «  :P eut-il y avoir un ministre non-juif en Israël ? « 

[10] Le CUFI : 50 millions d’évangéliques pour soutenir Israël  : Réseau Voltaire, 14 août 2006. 

[11] Rappelons ici la position du Réseau Voltaire sur ce sujet. L’association s’est prononcée pour une abrogation de la loi Gayssot et un retour au droit commun : certains textes négationnistes relèvent de la libre critique historique, cependant d’autres visent à insulter les victimes ou leurs familles et relèvent du droit général de la presse. 

[12] Jacques Julliard, Ce fascisme qui vient, Paris, Seuil, 1991.

[13] Voir par exemple The Mossadegh Project : , ainsi que le blog de Juan Cole . Pour une analyse politique, voir : Diana Johnstone, Chirac paralysé sur l’Iran sur http://www.michelcollon.info/articl… Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran  : Réseau Voltaire, 14 novembre 2005 

[14] J’ai critiqué en détail cette instrumentalisation des droits de l’homme dans Impérialisme humanitaire : Défense du droit international , par Jean Bricmont, Réseau Voltaire 

[15] Choc des civilisations : la vieille histoire du « nouveau totalitarisme » par Cédric Housez  : Réseau Voltaire, 19 septembre 2006.

Un entretion de Sylvia Cattori

mardi 23 juin 2009, par decrypt-infos

 

 

Le négationnisme Une maladie de l’âme

http://www.stillistic.com/solaria/blog/images/3D/pt_interrogation.jpgQu’est ce que le négationnisme ? La formulation la plus simple réduirait la définition à cet ensemble de discours et de prises de positions mettant en cause la réalité du génocide des juifs par les nazis durant la seconde guerre mondiale. De Paul Rassinier à la Vieille Taupe en passant par Roger Garaudy, David Irving, Jean Marie Le Pen, François Genoud, il s’agit d’une de ces « continuités du langage » classiquement antijuif, pour reprendre le mot de Jean Pierre Faye, qui a été déroulée. Sa nouveauté réside dans sa stratégie. Le négationnisme est une idée neuve qui va rencontrer un étonnant succès tant trans-idéologique que trans-national.

La découverte d’Auschwitz en 45 et le choc de cette découverte avait glacé les consciences. Le jugement de Nuremberg, le procès Eichman, s’ils avaient mis à jour l’effroyable « banalité du mal » n’ont cependant pas réussi  à en extirper les racines . Si l’antisémitisme n’avait plus bonne presse en Occident, dans les années 50, il survit à la mesure du déni de la faute, du refus da savoir. Dès lors la haine des juifs mute, se transforme, invente une nouvelle stratégie qui veut innocenter le crime. Si les juifs sont habiles au point d’avoir réussi à faire passer pour vrai le mensonge de leur martyr, ils confirmeraient au bout du compte ce que le discours anti-juif a pu dire à leur propos depuis des siècles. Ainsi le négationnisme, renouvelle et positive stratégiquement le discours antijuif car l’archaïque « mort aux juifs » est devenu aujourd’hui un slogan caduque auquel il faut substituer « les juifs ne sont pas morts », exprimant ainsi un regret, une nostalgie à peine dissimulée. Le révisionnisme puis le négationnisme ont fait une entrée médiatique fracassante dans les années 80 à partir d’une posture simple et efficace: c’est prétendument au nom de la quête de vérité historique que se fonde la démarche révisionniste puis négationniste. Ce piège pervers a fonctionné à partir du succès potentiel que tout discours de contestation peut rencontrer auprès d’un public amnésique, fasciné et amusé par le scandale. En Allemagne à la même époque, la « querelle des historiens allemands » mettait aux prises Ernst Nolte et Jürgen Habermas et attribuait une responsabilité relative à l’Allemagne nazie dans l’invention du système concentrationnaire et du projet génocidaire. A l’abri d’une posture scientifique, de faux historiens mais de vrais idéologues ont progressivement fait du révisionnisme une machine à déconstruire la vérité historique.

Cette stratégie n’aurait pu fonctionner sans un accompagnement culturel et idéologique. En coiffant Hitler du masque de De Gaulle, le gauchisme soixante-huitard rendait simultanément incompréhensible la mémoire du nazisme autant que la répression policière des CRS. La rime avec les SS n’aura jamais en d’autre vertu que de rassurer les nostalgiques de Hitler et d’en banaliser l’histoire. Le négationnisme gauchiste, s’il n’est pas né avec ce slogan, a sans aucun doute trouvé en lui le chaînon manquant qui allait permettre quelques années plus tard, de donner à l’antisémitisme une coloration progressiste et révolutionnaire.

Les premiers succès visibles du négationnisme datent de 1977 quand dans l’Express  Darquier de Pellepoix, ancien commissaire aux affaires juives sous Vichy, déclarait dans une interview qu’ « à Auschwitz on n’avait gazé que des poux ».  Les bons mots vinrent ensuite. C’est dans Libération, symbole journalistique de l’esprit d’impertinence 68, que Guy Hocquenghem, passé du gauchisme politique à l ’homosexualité révolutionnaire se mit à ricaner du « pyjama rayé de Jankélévitch », de Simone Veil, traitée de Kapo dans les débats qui accompagnaient le feuilleton télévisé américain Holocauste. Guy Hocquenghem conteste aux juifs le statut de cibles premières du nazisme inaugurant ainsi ce qu’on a nommé la « concurrence des victimes”. De Jean Genet à Guy Hocquenghem ou à Alain Pacadis, le chroniqueur décadent des nuits branchées à Libération qui se fait casser la figure par Pierre Goldman pour le port ostensible d’une croix gammée en strass, le nazisme fait aussi partie des panoplies transgressives… Un certain nombre de signes se sont mis à faire système dès le milieu des années 70 autour d’un double mouvement d’origine idéologique diamétralement différente: d’une part la relecture de l’histoire du nazisme et de la Collaboration par l’extrème droite soucieuse de sa revanche ou par la droite soucieuse de sa réhabilitation, d’autre part les confusions de sens dans les référents et dans les énoncés par de la gauche ou l’extrème gauche dans la lecture qu’elles faisaient du conflit israélo-arabe.

Les « Eichman de papier », pour reprendre l’expression de Pierre Vidal-Naquet ont culminé en 1980, avec en particulier la déclaration du principal d’entre eux, Robert Faurisson au micro D’Europe 1: « le prétendu massacre des juifs et la prétendue existence des chambres à gaz ne forment qu’une seule et même escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le mouvement sioniste international et les principales victimes sont le peuple allemand mais pas ses dirigeants et le peuple palestinien tout entier »
Cette déclaration signe la matrice du négationnisme : délégitimer Israël au nom  de l’escroquerie supposée de la shoah. Antisémitisme et antisionisme fusionnent dans une surprenante symphonie politique.

A droite: comment innocenter Vichy 

La fin des années 70 et le début des années 80 témoigne d’un réveil à la fois groupusculaire et idéologique de l’extrême droite nazifiante. La FANE, groupuscule néo-nazi de Marc Frédriksen, mène un certain nombre d’actions violentes ayant pour cible quelques lieux communautaires juifs tandis que c’est culturellement que la Nouvelle Droite propose révision de l’histoire par Figaro-magazine interposé. Sur papier glacé, le Fig-Mag devint tous les dimanches le porte parole d’une tentative de révolution culturelle pensée par le laboratoire d’idées des héritiers d’Europe action, d’Occident, d’Ordre Nouveau. Le GRECE (groupe de recherches et d’études pour la civilisation européenne) est la matrice première de la refondation idéologique de la doite extrème. A travers ses épigones, en particulier le Club de l’horloge, ce sont les principales bases théoriques  de la pensée frontiste à venir qui s’élaborent: vision bio-politique du monde, retour aux sources indo-européennes et paiennes, mise en cause du monothéisme, inégalité civilisationnelle, darwinisme social, éloge de l’esprit guerrier, de la force, revanche de l’Occident, déculpabilisation des guerres coloniales, rejet du cosmopolitisme, lutte contre la décadence. 

Le terreau idéologique a porté ses fruits. Passé du laboratoire d’idées à la diffusion grand public à travers ses succès politiques, le Front National et son grand leader banalise le nouvel antisémitisme. Avec ses calembours obscènes (Durafour-crématoire) ses analyses nauséeuses (les chambres à gaz comme point de détail) ou sa pensée de l’histoire (l’inégalité des races) Jean Marie Le Pen fait une double opération: il teste la capacité de résistance de l’opinion à ses propos autant qu’il en banalise l’énormité. Quand il prétend « dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas » il lève des censures que la règle du jeu commune imposait jusqu’alors. Ce culot vulgaire et violent est en phase avec un air du temps qui valorise à l’audimat le poujadisme médiatique. Le Front National n’est plus perçu comme le défenseur d’un ordre bourgeois conservateur ou réactionnaire mais bien au contraire comme une parole de rupture, de contestation de l’ordre établi qui met en pratique le « il est interdit d’interdire » de 68. L’itinéraire du banquier nazi suisse François Genoud est emblématique de ce glissement politiquement pervers qui déroule un fil continu allant du nazisme au tiers mondisme, de l’Axe au FLN algérien, du soutien au terrorisme  (Bruno Bréguet et Carlos) à l’aide à la défense de Klaus Barbie par Verges.

A gauche: de la haine transgressive à la rédemption du crime fasciste par le meurtre révolutionnaire

La diversité de la « pensée 68″, son bouillonnement autant politique que culturel, malgré sa prétention à faire du passé table rase, est à la recherche de nouveaux repères. Les multiples ancrages idéologiques autant que le rejet de ces mêmes ancrages vont en conditionner la quête. L’ancienne bipolarisation idéologique issue de la guerre Vichy/Résistance, communisme/gaullisme, les figures qu’elle recelait, la nouvelle génération n’en a cure même si elle en cultive la part symbolique. Paradoxalement dans un abus de mémoire toute une génération frustrée de l’héroïsme supposé de la génération précédente perpétuera une Résistance imaginaire vécue par procuration. Toute une génération issue de l’après guerre avait savouré ce « messieurs les censeurs bonsoir! » lancé par Maurice Clavel claquant la porte de la télévision après que l’on eut censuré le rappel qu’il faisait de « l’aversion » de Georges Pompidou pour l’héroisation de la Résistance. La grâce présidentielle accordée par le Président Pompidou au milicien Paul Touvier donnait au pouvoir un visage qui semblait préférer une politique de l’oubli à l’illustre mémoire des représentations gaulliennes. On pouvait lire à la même l’époque, sous la plume d’Alfred Fabre Luce, dans « le Monde », le rappel fait aux juifs du choix nécessaire dans leur « double allégeance ». Si la régence pompidolienne était perçue comme ayant dévoyé l’héritage de la Résistance, à plus forte raison, le giscardisme semblait incarner tout à la fois la symbiose des enfants de Pétain, de l’affairisme et de l’inégalité. De leur côté les maos n’étaient pas avares d’abus  symboliques. C’est la « Nouvelle Résistance Populaire » que Sartre et Beauvoir, portaient sur les fonds baptismaux tandis que Geismar cumulait avec Arafat la représentation synthétique de Jean Moulin, de Ho Chi Minh et de Che Guevara. L’extrême gauche des années 70 inscrivait la défense de la cause du peuple dans un panthéon de mémoire. Tout un jeu de représentations substitutives fit de la Résistance la matrice des résistances ultérieures. Du Viet minh au Viet cong en passant par le FLN algérien ou le FNL vietnamien, le partage symbolique des représentations du bien et du mal ne souffrait d’aucune nuance. Toutes les alliances étaient bonnes contre l’ennemi principal impérialiste dont le sionisme faisait figure de forme aboutie. Les contradictions internes sur la qualité de la violence, sur le terrorisme, sur les alliés nazis de certaines causes arabes étaient perçues comme secondaires. Toujours radicalement chic, l’ensemble du comité de rédaction de Tel quel voyait dans le massacre des athlètes israéliens à Munich en 1972 un combat progressiste (4) et c’est à propos de la guerre civile au Liban que Libération titrait en 1974 « Malraux dans la montagne libanaise » en concluant « le Liban est notre Espagne », faisant des palestiniens les nouveaux républicains et des phalangistes (alliés à l’époque à la Syrie) les nouveaux  franquistes. On pouvait en conclure que le rôle dévolu à Israël était celui de l’Allemagne nazie dans ces jeux de substitution. 

C’est bien au nom de l’antiracisme, de l’anti-impérialisme ou de l’anti-antisémitisme que des énoncés antisémites de gauche furent abondamment produits à la fin des années de plomb. Il faut insister sur ces moments et ses acteurs, quand gauchistes allemands, italiens et japonais, tous petits-enfants de l’axe nazi-fasciste ont cru s’affranchir de la charge de culpabilité héritée de la génération d’avant en combattant par les armes ce qu’ils pensaient être la survivance de cet héritage. La rédemption du crime fasciste des pères par le meurtre révolutionnaire des enfants des victimes, fut menée par les fils symboliques des bourreaux, estimant que tout Israélien, voire tout juif portait en fait le masque de Hitler. C’est dans les pays de l’ex-Axe, Allemagne, Italie, Japon que les groupes révolutionnaires d’ultra-gauche, Fraction armée rouge, Brigades rouges, Armée rouge Japonaise ont prétendu combattre les formes survivantes ou substitutives du passé honni. L’ennemi à abattre est désormais incarné par le nouveau pion avancé du Capital et de ses valets l’impérialisme américain et le sionisme. Les « comités palestine » prennaient sur la scène de l’extrême gauche le relais des « comités Viet- nam ». Cependant l’attentat des jeux olympiques de Munich en 1972 va questionner en France, les tentations terroristes des années 70. En 1975, la motion de l’ONU, assimilant le sionisme au racisme avait conforté la ligne des clichés renversant une image et un symbole. Dans l’imaginaire politique français des années 60-70, un signe = se construit dans la mise en équivalence entre algérien et palestinien. Seules quelques rares revues, (les Temps modernes), ou quelques articles (Pierre Vidal Naquet) dans Partisans mettent en cause ces transferts mécaniques. Israël bascule dans le mauvais champ symbolique de l’apartheid. Le camp de la victime et donc de la juste cause a définitivement basculé du côté arabe, sans que l’on prenne soin d’en analyser les contradictions les plus flagrantes.

En France, les péripéties d’Action directe avaient mis à jour à la fois la misère politique et intellectuelle de ses leaders et pour sa branche lyonnaise, l’antisémitisme explicite de ses « écrits théoriques ». Il faudra attendre la publication du livre d’un ancien complice de Carlos, Hans Joachim Klein, La mort mercenaire, et la rupture de ce dernier avec le terrorisme pour que l’on prenne toute la mesure de cette errance politique et meurtrière. 

Paradoxes du « signe juif »: répulsion, fascination, étrangeté

En 1980 « l’affaire Faurisson » devient un débat à la française, exaltée, prolifique. Un colloque de l’EHESS l’été 1982, sur la politique nazie d’extermination y met un terme provisoire. On pensait que la bouffée délirante s’était calmée, que le scandale intellectuel avait fait son temps mais la guerre du Liban en 1982 va relancer la machine, renouvelant, un discours qui n’avait rien à voir avec la critique ou la dénonciation de la politique du gouvernement israélien de l’époque, mais qui prenait prétexte des chars du général Sharon pour trouver dans le judaisme la source des maux du monde. Témoignage chrétien va faire sa une sous le titre: « les palestiniens dans Beyrouth comme les juifs dans le ghetto de Varsovie ». Un placard publicitaire signé par Roger Garaudy, Le Père Lelong dénoncera « le sens de l’agression israélienne », emboitant Sharon dans le sionisme, le sionisme dans Israël et Israël dans le judaïsme.

Puis la fumée faurissonienne incita tous les esprits tordus à rechercher un feu. La culpabilité d’Israël était structurellement inscrite dans ses gènes. Un peuple qui invente l’histoire de son martyr ne peut pas être totalement respectable. Dans le registre rouge-brun, Jean Edern Hallier, y perdit sa plume. Son journal, l’Idiot international devint rapidement le lieu de rencontre des gaucho-fascistes à la française. Alliant une impertinence de ton très 1968 à des contenus très 1940, l’Idiot International va bientôt basculer dans un discours célinien explicitement antisémite. Quelques soubresauts théoriques affinant la méthode et distinguant révisionnistes ou négationnistes, exterminationnistes ou fonctionnalistes, quelques thèses universitaires crapuleuses (Henri Roques) et quelques articles à la recherche (Bernard Notin) vont tenter une légitimation universitaire. Puis ce furent les études plus savantes. Il fallait déterrer les morts, tous les morts pour bien montrer aux survivants que leurs morts n’étaient pas de bons morts, des morts conformes aux catégories intellectuelles de l’ancienne ultra-gauche. Les explorations doctes des parts maudites de l’histoire laissent parfois filtrer des lapsus, des mots de trop révélant d’autres passions que l’habillage universitaire dissimule avec difficulté (Alain Brossat). 

Les tentatives d’antidotes par procès interposés, Barbie, Touvier puis Papon vont à la fois instruire l’histoire de ce passé qui ne passe pas et paradoxalement provoquer un effet de saturation. Le choc médiatique du soutien de l’abbé Pierre à Roger Garaudy va relancer les polémiques. Le plus populaire des français apportant sa caution au plus contorsioniste des idolâtres va ajouter au malaise. « Et si l’abbé Pierre avait raison? » questionnait une affiche du GUD non signée sur les murs de Paris. L’accumulation de ces obssessions témoigne de leur complexité et du non-effet pédagogique de ces procès.

Le politiquement correct perpétue une vision du  monde héritée d’un Yalta de signes.  S’ils ne correspondent plus à aucune réalité, ils demeurent efficaces dans l’imaginaire qui façonne les codes de conduite, le look, les modes et des passions politiques. Indiscutablement la Shoah a constitué après 1945, un facteur indirect de légitimation d’Israël par la responsabilité de l’Occident. Si « Jewish is beautiful » est à la mode au début des années 80, à travers à la fois Woody Allen et la compassion pour la Shoah, Israël demeure suspect dans le camp de la pensée progressiste: les votes de l’UNESCO refusant d’inclure Israël dans une région du monde, la motion de l’ONU en 1975, assimilant sionisme à racisme, ont construit à gauche, un réflexe politique majoritairement iraélophobe durant les années 70-80, confirmé par l’outrance des  commentaires sur la guerre du Liban menée par Israël en 1982 autant que par la venue au pouvoir en Israël de la droite nationaliste et sa politique. La « self fulfilling profecy » a fonctionné. Natanyahu confirmerait ce que les détracteurs d’Israël disaient d’Israël.

L’effet Garaudy et le basculement côté arabe

Le procès intenté à Roger Garaudy en janvier 98 au double titre de contestation de crimes contre l’humanité et de diffamation raciale, pour son ouvrage « les mythes fondateurs de la politique israélienne » a donné lieu à d’étonnantes fusions. C’était une drôle de communion devant la XVIIe chambre correctionnelle. Des jeunes fascistes au poil court en blouson bombers, des néo-nazis rasés en rangers congratulaient des post-gauchistes hirsutes et barbus, des cranes rasés en keffieh, des femmes en tchador, des intégristes de tous poils avec crucifix à la boutonnière, des avovats arabes arabes félicitant un avocat fasciste, des neo-nazis applaudissant un avocat tiers mondiste.
Quelle stratégie développait l’ouvrage incriminé? Elle est énoncée par l’auteur: « Dénoncer l’hérésie du sionisme, politique qui consiste à substituer au dieu d’Israël, l’Etat d’Israël, porte avion nucléaire et insubmersible des provisoires maîtres du monde: les Etats-unis ». Il s’agit de dénoncer Israël comme l’essence de la perfidie, du mensonge, de l’escroquerie et de la violence. Sa stratégie est simple: les juifs se plaignent de maux imaginaires, de malheurs construits de toutes pièces, de souffrances boursouflées dans un seul but: donner une légitimité à leur projet par la culpabilisation du monde et d’usurpation de la Palestine. A la différence de Robert Faurisson , son inspirateur méthodologique, Garaudy ne nie pas l’existence des chambres à gaz, il attend d’avoir la preuve de leur existence; il propose un débat sur le sujet où auraient pu s’exprimer des points de vue différents mais le complot sioniste est si omniprésent que cette intéressante confrontation scientifique ne pourra pas avoir lieu. Garaudy n’affirme pas, il dit qu’il doute, il est sceptique sur les vérités officielles, il cherche la vérité sans doute comme il la déjà au moment du procès Kravchenko car lui « au moins n’avait pas ouvert un commerce avec les ossements de ses grands pères ».

Le Monde devait produire un surprenant titre de compte rendu pour ce procès: « le philosophe antisioniste Goger Garaudy reçoit le soutien d’intellectuels arabes » créditant ainsi Roger Garaudy du qualificatif qu’il souhaite pour lui même. « Antisioniste » est un qualificatif positif dans la palette idéologique du poitiquement correct. Le Monde n’a pas titré « antisémite », bien au contraire, labélisé « philosophe » Garaudy, reçoit ainsi l’onction du sérieux académique.

Si les conversions spirituelles de Garaudy sont connues, communisme, christianisme, islam, les à-côtés extrémistes le sont moins. Pierre André Taguieff révèle dans Esprit le plagiat d’une revue néo-nazie, Nationalisme et république (1er juin 1992) que Garaudy recopie textuellement pour son propre ouvrage « Les mythes fondateurs ». Qu’importe, dit-il au cours de son procès assumant son plagiat. « Je suis un homme libre victime de censures mutiples. J’écris et je vais où l’on m’invite ». L’homme libre ne marchande pas ses collaborations: il participe à un colloque du GRECE sur « Le monothéisme du marché »(!) en 1995,  au XXIVeme colloque du GRECE sur « Nations et empires » placé sous l’invocation de Pierre Gripari et de Saint Loup, participation à un colloque à Tripoli (Libye) en avril 1997 à l’invitation l’Université de Tripoli « contre l’hégémonie et la globalisation » et en présence du Front Européen de Libération, réseau national bolchévique avec une participation de la revue rouge-brune russe Zastra et de Rousslan Khasbulatov, l’un des putshistes russes de 1993.

Recu en héros à la foire internationale du livre du Caire en février 1998, Ragaa Garaudy (alias Roger après sa conversion à l’islam) a dénoncé « devant des centaines d’intellectuels » « le pouvoir sioniste qui « controle 95 % des média occidentaux ». Quand on sait par ailleurs que cet ouvrage a été, en Europe, fortement mis en cause, refusé par les maisons d’édition, son auteur et son éditeur discrédités et condamnés par la justice on ne peut que prendre la mesure de l’écart culturel et politique qui sépare monde arabe et occident. C’est aujourd’hui dans le monde arabe que la causalité diabolique juive trouve son champ d’épanouissement le plus fort. A l’antisionisme s’ajoute désormais un antisémitisme fondé sur  l’adoption des thèses négationnistes. 

Le « complot sioniste » fonctionne toujours comme l’inépuisable source d’inspiration pour tous les créateurs de la suite réactualisée des « protocoles ». Le négationnisme sert de fondement  à la mise en cause du droit d’Israël à exister. L’Etat escroc ne saurait prétendre à une quelconque légitimité. Si les rapprochements entre la Croix gammée et le Croissant avaient existé depuis l’alliance du Grand Muphti de Jérusalem, Hadj Amin El Husseini durant la seconde guerre mondiale, l’évolution du nationalisme arabe sous l’influence du nasserisme ou des divers partis Baas avait su tempérer un antisémitisme trop ostensible. Il y avait bien eu des conseillers nazis dans l’entourage de Nasser, et Alois Brunner officiait toujours en Syrie, mais l’influence soviétique d’alors teintait d’un tiers-mondisme de façade ce qui n’était que nationalisme aux couleurs locales. Les alliances et mésalliances entre laïcs et religieux, entre Nasser, Assad, Hussein, le Baas, les communistes et les Frères musulmans ont toujours obéi à des logiques plus claniques que politiques. 

Il faut croire que la passion antisioniste et antijuive pèse plus lourd que le soutien à la cause palestinienne auprès de certains intellectuels ou guides spirituels ou politiques du monde arabo-musulman. Bien avant le procès de Roger Garaudy en janvier 1998, dans le journal algérien La Nation, interdit de parution depuis décembre 1996, dirigé par Salima Ghézali qui a reçu en décembre 1997, le prix Sakharov des droits de l’homme décerné par le Parlement européen ainsi que le prix Olof Palme pour féliciter « son courage » et « témoigner de la violence faite au peuple algérien », on pouvait lire trois pleines pages d’hommage et d’interview de Roger Garaudy (12). Sous la plume d’Abdlkader Djeghloul on pouvait lire: « ce grand homme de la culture française qui a publié pendant un demi siècle de très nombreux ouvrages dans les grandes maisons d’édition françaises s’est vu interdire de publication pour son dernier livre »… « seule l’instance médiatique et intellectuelle a décidé au nom des droits de l’homme d’attenter à la dignité et au droit à la liberté de deux vieillards courageux et intègres (il est question de l’abbé Pierre) ». Répondant aux questions le « grand homme de culture » fait lui aussi de la shoah un point de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale: « sans aucun doute les juifs ont été l’une des cibles préférées d’Hitler…alors je nie le droit que s’arrogent les sionistes de minimiser les crimes d’Hitler en les réduisant à l’incontestable persécution des juifs… Sa volonté d’expansion a fait cinquante millions de morts dont seize millions de slaves, russes ou polonais… je rejette cet apartheid des morts qui sous le nom théologique d’holocauste, rend la martyre des juifs irréductible à tout autre ». Prenant la défense de l’abbé Pierre: « alors fut lachée contre lui la meute des apostats de la grande foi universaliste des prophètes: Jacques Attali, Schwartzenberg, Kouchner et les grands prètres Sitruk et Kahn qui le firent comparaitre comme Jésus devant le Sanhédrin, devant le nouveau tribunal de l’inquisition chargé de la police de la pensée, la LICRA. Il refusa d’abjurer et fut exclu… » 

Plus récemment dans le journal égyptien Al Ahram hebdo (13 ) (édition française) une double page résume et ramasse le point de vue arabe sur la question: « le procès de Roger Garaudy est ressenti dans l’ensemble du monde arabe comme un scandale… Un choc ressenti tant dans les milieux libéraux trahis par la patrie des libertés, que par les islamistes qui ont vu la face cachée de l’Occident ». Garaudy est présenté comme l’avocat de la cause arabe et de la causepalestinienne « centre de la vie intellectuelle et politique du monde arabe ». Neguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988, rescapé d’un attentat islamiste, déclarait en accueillant R Garaudy en Egypte: « nous sommes tous deux victimes de la même intolérance » et s’insurge contre la loi Gayssot au nom de laquelle Garaudy est jugé.

L’association des écrivains palestiniens a publié le 11 janvier 1998 un communiqué exprimant la « solidarité avec le penseur et l’homme de lettres pour son combat courageux en faveur de la liberté de création ». En Iran, le neuvième anniversaire de la fatwa contre Salman Rushdie a été l’occasion pour le guide de la révolution de relever la contradiction de « ceux qui en Occident condamnent Garaudy mais protègent Rushdie ». Dans les Emirats Arabes Unis des collectes organisées par la presse ont réuni des sommes considérables tandis que sur le Net le site Radio Islam qui vante la pensée faurissonienne et les vertus du Hezbollah ouvre une page spéciale Garaudy.

Comment concilier cette vision démoniaque de l’aversaire avec ce propos lucide de Salima Ghezali sur la situation algérienne: « ce sont nos enfants (les terroristes). Ils sont sortis de nous. Il faut en finir avec cette arrogance imbécile qui décrète que nos malheurs viennent d’ailleurs, comme si notre société était pure » déclare t elle dans une interview au Monde. A cet effort de lucidité s’oppose une politique de la paranoïa: c’est la faute du complot fomenté ailleurs et plus particulièrement du complot sioniste. Faut il rappeler les délires de la presse arabe au moment du décès de Lady Di supposée victime du Mossad ou les récents déboires de Bill Clinton avec Monica Lewinsky autre espionne potentielle du Mossad.

Seules quelques exceptions viennent contrer ces dérives: Edward Saïd aux Etats Unis, Elias Khouri au Liban et Samir Kassir qui écrit dans Al Nahar publié à Beyrouth (14): « Les intellectuels arabes auraient pu éviter de ruiner davantage leur réputation… Nul doute que nous faisons partie du camp des victimes. des avocats tels que Zola ou Sartre il faudrait les chercher dans l’autre camp, Israël. Et  de fait nombreux sont ceux qui assument cette responsabilité chez l’ennemi: citons Israël Shahak, David Grossman, Amos Oz ou encore Tom Séguev. Eux sont occupés à dénoncer toutes les falsifications contenues dans le discours israélien et à défendre le droit des palestinien…. Depuis une décennie, la pensée arabe connait un net recul… Ce repli atteint aujourd’hui son paroxysme avec la campagne de soutien à Garaudy… Il ne suffit pas que Garaudy soit pro-arabe qu’il soit respectable… Il est inutile de s’aligner sur l’opinion qui voit dans les Protocoles des sages de Sion, la base du conflit israélo-arabe… L’intellectuel engagé se doit de dire que les six millions de victimes juives sont les martyrs d’un crime commis par l’Occident, sans pour autant accepter qu’elles soient utilisées pour bafouer nos droits ».

Quelques voix solitaires se sont élevées: Edwad Saïd, intellectuel palestinien vivant aux Etats Unis, Elias Sambar, directeur de la Revue d’études palestinienne, Tahar Ben Jelloun, écrivain franco-marocain, Selim Nessib, intellectuel libanais ont tous dénoncé la nocivité pour l’émancipation politique du monde arabe, pour la légitimité de la cause palestinienne, le propos de Garaudy. L’antijudaisme, d’origine religieuse, participe de ce rejet voulu par les islamistes de tout ce qui n’est pas musulman. L’égorgement des sept moines de Tibehirine considérés comme des « croisés » par les GIA, s’inscrit dans cette même logique de guerre contre l’Occident qui va de l’Atlantique au Golfe persique .

Une histoire sans fin: une maladie de l’âme

De distingués universitaires, anciens idolâtres de Mao ou de Lénine dressent aujourd’hui des comptabilités comparées: celle des morts du communisme pour les mettre en balance avec celle du nazisme. 85 millions de morts contre 6 millions de juifs. Il y aurait eu quantité d’autres shoah dans l’histoire humaine. La première ayant commencé avec Josué génocidant les Cananéens, nous raconte l’Abbé Pierre, le compère de Garaudy. Tant de bonnes intentions historiennes dissimulent mal le projet: rendre incompréhensible la lecture de l’histoire. La contestation de l’unicité de la shoah est bien le dernier subtil avatar des discours révisionnistes et négationnistes cherchant à mettre en cause le statut des juifs dans l’histoire humaine. 

Certains ne s’y sont pas trompés en invoquant le terme de « nakba », « la catastrophe », pour nommer ce que fut pour les palestiniens, la naissance d’Israël . « Nakba » à mettre en vis à vis de « shoah », catastrophe contre catastrophe. S’il n’est pas contestable que la naissance de l’Etat d’Israël fut pour les palestiniens un drame et un exil, en quoi celui-ci peut il être comparée à la mort programmée des juifs en Europe sous le joug  nazi?

Primo Levi, stupéfait par ce qu’il découvrait à Auschwitz pose la question: « pourquoi? » Un SS lui répond: « ici, il n’ y a pas de pourquoi! » Il n’y a pas de réponse à cette énigme récurrente. Comment analyser les séductions que cette haine cristalise? De quelle charge symbolique le juif est il porteur pour jouer à ce point ce rôle de répulsion/fascination dans l’histoire? Il fallait tirer ce fil continu et noter que les esprits curieux sont rares pour le questionner, à croire que ce qui fait problème c’est la qualité interrogative du fait juif dans l’histoire du XXeme siècle et dans l’histoire des hommes. A défaut de le penser, les catégories de la pensée totalitaire, mais aussi quelques esprits supposés éclairés ont préféré supprimer la question plutôt que de tenter d’en comprendre le sens. Fuir cette question serait accepter cet ordre détraqué, se soumettre au nouvel ordre pervers du  monde. Mais sans doute le mal est il trop grand quand qu’il s’agit d’une maladie de l’âme. Incurable.

Notes

1 – On lira sur ce sujet la fine analyse de PA Taguieff « La métaphysique de Jean Marie Le Pen » dans le Front National à découvert. Presse de science Po. 1996
2 – Jean Pierre Faye. Migrations du récit sur le peuple juif.
3 – Michel Tournier. Lire, Décembre 1996
4 – Les maoïstes. Christophe Bourseiller. p 177 et suivantes. Plon 1996
5- Libération.1974. « Malraux dans la montagne libanaise ». M Kravetz
7 – Interview de Claude Autan-Lara dans Globe. Septembre 1989
8 – Esprit N° 224. Aout- septembre 1996
9  – Pierre Vial est un fervent admirateur de Marc Augier dit Saint-Loup, un nazi français, ancien membre de la LVF, ancien rédacteur de Devenir, le journal des SS français de la division Charlemagne.
10 – Lire sur cet aspect de la double menace,La République menacée  de PA Taguieff. Textuel ed. 1996
11 – La Nation. N° 151. Semaine du 11 au 17 juin 1996
12 – Al Ahram hebdo. Semaine du 28 01 au 03 02 1998
13 – Le Monde. 20 02 1998
14- Courrier international. N° 379. semaine du 05 au 11 02 1998

Bibliographie
On relira avec le plus grand intérêt Intolérable intolérance , ouvrage de défense de Robert Faurisson, édité chez Jean-Edern Hallier (1981) et co-signé par Jean-Gabriel Cohn-Bendit (gauchiste libertaire), Eric Delcroix (avocat d’extrème droite mais défenseur  de Pierre Guillaume, ancien militant d’Ordre Nouveau  Collaborateur des Annales d’histoire révisionniste. Ancien candidat FN aux élections législatives à Beauvais en juin 1997), Claude Karnoouh (gauchiste), Vincent Monteil (arabolâtre) et Jean Louis Tristani (paganolâtre).
Dans le même registre, l’ouvrage collectif préfacé par Gilles Perrault, libertaires et ultra gauche contre le négationnisme , éditions Reflex, illustre jusqu’à l’absurde l’étrange obssessionalité de la question du génocide des juifs chez les partisans de la radicalité qu’on est bien en peine de qualifier.
On lira aussi deux études et analyses très documentées sur l’histoire générale du négationnisme : Histoire du négationnisme en France. Valérie Igounet. Seuil. 2000 et sur l’itinéraire de Paul Rassinier : Fabrication d’un antisémite. Nadine Fresco. Seuil.1999

–Jacques Tarnero


 

« H1N1″ IBM savait depuis 2006

 

Un document a fait surface révélant qu’IBM était au courant de la « pandémie » H1N1 actuelle depuis 2006. Des extraits d’un document officiel interdépartemental intitulé “Services & Global Procurement pan IOT Europe, Pandemic Plan Overview,”, distribué au top management d’IBM France en 2006, ont été posté sur le site Web Prevent Disease. Le document prédit, avec une probabilité de 100%, une pandémie « planifiée » se produisant dans un délai de cinq ans.

http://www.alterinfo.net/photo/grande-1683726-2271695.jpg?iboxUn document a fait surface révélant qu’IBM était au courant de la « pandémie » H1N1 actuelle depuis 2006. Des extraits d’un document officiel interdépartemental intitulé “Services & Global Procurement pan IOT Europe, Pandemic Plan Overview,”, distribué au top management d’IBM France en 2006, ont été posté sur le site Web Prevent Disease. Le document prédit, avec une probabilité de 100%, une pandémie « planifiée » se produisant dans un délai de cinq ans. 
http://preventdisease.com/news/09/110209_ibm_internal_doc_reveals_knowledge_pandemic_2006.shtml


 

http://www.alterinfo.net/photo/grande-1683726-2271696.jpg?iboxLe document fournit plus de preuves qu’IBM et d’autres grandes sociétés ont été mis dans le secret au sujet de la pandémie fabriquée et orchestrée, qui se dévoile maintenant. Comme Infowars et Prison Planet continuent à le documenter, le virus H1N1 est une arme biologique conçue pour effrayer des milliards de personne à travers le monde pour qu’ils prennent un vaccin, qui est une arme de mort eugéniste.      En outre, la pandémie fabriquée est un moyen conçu pour mettre en application la loi martiale et pour augmenter le contrôle des gouvernements sur les populations. Le document d’IBM décrit des « quarantaines » et des procédures opérationnelles à prendre lors de l’annonce officielle de la pandémie fabriquée de toute pièce par l’Organisation Mondiale de la Santé.

 


 

http://www.alterinfo.net/photo/grande-1683726-2271697.jpg?ibox       « Rien que ce document prouve définitivement qu’il y a une connivence entre les corporations internationales, sur la pandémie de « grippe porcine/aviaire » et sur le plan volontaire pour créer une maladie à une échelle mondiale, » rapporte Prevent Disease.      IBM a travaillé étroitement avec les nazis dans leur programme eugéniste d’extermination de masse. Les machines et les cartes perforées d’IBM ont été employées à toutes les étapes du programme nazi d’extermination. Selon l’auteur Edwin Black, IBM est virtuellement impliqué dans tous les aspects des opérations du Troisième Reich.

http://www.wsws.org/articles/2001/jun2001/ibm-j27.shtml

 


 

http://www.alterinfo.net/photo/grande-1683726-2271698.jpg?iboxIBM, les Rockefeller, la Carnegie Institution et d’autres fondations globalistes ont été intimement impliqués dans le programme eugéniste de l’Allemagne. Dans Mein Kampf, publié en 1924, Hitler a cité l’idéologie eugéniste Américaine et a ouvertement montré une connaissance complète de l’eugénisme Américain. « Il y a aujourd’hui un Etat, » a écrit Hitler, « dans lequel au moins de faibles commencements vers une meilleure conception [de l'immigration] sont visibles. Naturellement, ce n’est pas notre modèle de République Allemande, mais les Etats-Unis. »  http://www.alterinfo.net/photo/grande-1683726-2271699.jpg?ibox  http://hnn.us/articles/1796.html

lien/ici

 

 

 

Eugenisme hier et aujourd’hui

http://images.chapitre.com/ima3/big1/958/7117958.jpgEugénisme d’hier et d’aujourd’hui? Chaque époque a ses frayeurs, au Moyen-Âge on avait peur du diable, à la Renaissance des sorcières et à notre époque du climat. Mais au début du siècle passé une autre frayeur conduisait à des aberrations dont on a peur de parler parce qu’elles sont si proches et que nos parents y étaient mêlés. La théorie en question avait l’appui d’hommes illustres tels que Théodore Roosevelt, Winston Churchill, Woodrow Wilson, Alexander Graham Bell, H.G. Wells, George Bernard Shaw et plusieurs prix Nobel, dont le médecin catholique français Alexis Carrell. Des institutions universitaires de renommée finançaient des projets de recherche sur cette théorie : les universités de Stanford, Harvard, Yale, Princeton, l’Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis. Ceux qui élevaient la voie contre les affirmations de cette théorie étaient traités de réactionnaires et aveugles. Ce qui est en fait très inquiétant est que le rang des objecteurs ait été si clairsemé. La théorie en question a causé la mort de millions de personnes. Elle s’appelle eugénisme. Elle se basait sur la croyance que la base génétique de la race humaine se détériorait parce que les éléments inférieurs de la société se reproduisaient à une vitesse plus grande que les éléments de qualité. Et parmi ces éléments inférieurs on comptait les nègres, les arabes, les étrangers, les immigrants, les juifs, les débiles mentaux. L’origine de l’eugénisme se trouve chez Malthus, mais le vrai propagateur de la théorie avait été Francis Galton. 

Pour Freud la lutte entre le ‘surmoi’ et le ‘ça’, n’est autre que la contrepartie de l’offensive civilisatrice des pays impérialistes qui assujettissent les peuples de couleur, considérés comme des sauvages, vivant encore à l’état naturel et qui bénéficieront du bien que leur apportent les héros blancs.

 

Alexis Carrel, dans ‘L’homme, cet inconnu’, livre de chevet des étudiants catholiques de Belgique, ne disait-il pas : « Pourquoi la société ne disposerait-elle pas des criminels et des aliénés de façon plus économique? Peut-être faudrait-il supprimer les prisons. Des établissements euthanasiques comme en Allemagne, pourvus de gaz appropriés, permettraient de les éliminer de façon humaine et économique ».

 

Julian Huxley, le père d’Aldous Huxley et fondateur du World Wildlife Fund écrivait : » Pour les gens des quartiers délabrés, vivant au milieu d’une pauvreté extrême et de la crasse, les tests d’intelligence sont inférieurs à la moyenne. Ils indiquent aussi qu’ils sont génétiquement en dessous de la moyenne quant à beaucoup d’autres qualités, telles que l’initiative, l’opiniâtreté, l’intensité émotionnelle et la puissance de volonté. Pour eux, nos meilleurs espoirs doivent reposer dans la perfection de nouvelles méthodes de contrôle des naissances, soit par des contraceptifs oraux, ou encore par des injections. »

 

L’eugénisme n’était pas seulement en vogue à droite, parmi les puritains américains et les fascistes européens, mais certains socialistes étaient également son propagateur, tel  Rainer Fletscher,  le spécialiste de génétique statistique qui avait mis en cartes 70 000 familles.

 

John Keynes, auteur de la doctrine keynésienne sur le rôle de l’Etat, croyait fermement à l’eugénisme Galtonien, qu’il considérait comme la branche la plus importante de la sociologie.

 

Théodore Roosevelt n’avait pas peur de dire : » La société ne doit pas permettre aux débiles mentaux de se reproduire ». Les critères pour définir la débilité mentale étaient évidemment d’un flou extrême.  Dommage qu’ils n’ont pas été appliqués à certains de ses successeurs à la Maison Blanche.

 

Ce n’est pas seulement l’Allemagne de Hitler qui avait promulgué des lois sur la stérilisation, mais également l’Etat de Californie où elles se pratiquaient à grande échelle avant la deuxième guerre mondiale. La Scandinavie a également pataugé dans l’eugénique. Entre 1935 et 1975 11 000 personnes ont été stérilisées au Danemark, 40 000 en Norvège et près de 60 000 en Finlande. Les Etats-Unis continuaient également à stériliser allègrement jusqu’en 1963.

 

L’anti-sémitisme et l’eugénisme avaient trouvé un terrain fertile aux Etats-Unis, longtemps avant que Hitler ne s’y intéresse. Les Américains de race blanche avaient une peur viscérale d’être englobés dans un pays géré par les Noirs, les Juifs polonais et les autres immigrés. L’ État d’Indiana est le premier au monde à avoir promulgué une loi sur l’eugénisme en 1907, les autres Etats de l’Union suivaient et la Cour Suprême approuvait cette législation. Le journal médical New England Journal of Medecine de Boston écrivait en 1934 : » L’Allemagne est le pays le plus progressiste dans le domaine de l’eugénisme et de l’élimination des dégénérés ».

 

A la même époque, c’est-à-dire au début du XXe siècle, la société Krupp finançait les publications d’une série d’auteurs qui tous propageaient des idées sur la supériorité de la race aryenne et lutte des plus forts pour la survie : Haeckel, Hauptmann, Höppner, Hentschel, Boelsche. Hitler puisera largement dans cette littérature pour proclamer ses théories sur la pureté de la race. La contamination du peuple allemand est à comparer avec la contamination de la nature, de l’eau et de l’air. Les lois de la nature, plus que la morale chrétienne qui met l’homme au milieu, devraient nous guider. Hitler était le premier écologiste fondamentaliste et certains misanthropes de notre époque auraient aimé travailler avec lui.

 

Les travaux de recherche allemands sur l’eugénisme étaient financés par la Fondation Rockefeller et la Fondation Carnegie, ouvertement jusqu’en 1939, plus discrètement après le début de la guerre. L’assassinat des débiles mentaux des sanatoriums dans les chambres à gaz faisait partie de ce programme.

 

Le célèbre magnat du pétrole, John D. Rockefeller de la Standard Oil ( maintenant appelée Exxon) prétendait que » les couples doivent avoir un nombre d’enfants en rapport avec leur revenu, c’est-à-dire en relation avec leur qualité sociale. C’est lui fournissait les fonds pour la recherche dans le domaine de la génétique. Les données médicales servant de fondement à ce nouveau domaine de recherche furent prises directement à partir de recherches qui avaient déjà été faites en Allemagne à l’Institut de Psychiatrie Kaiser Wilhelm. Le directeur en chef de cet établissement était le psychiatrie suisse fasciste Ernst Rudin, aidé par Otmar Verschuer, Josef Mengele et Franz Kallmann. Le régime hitlérien nommera Rudin à la tête de la Société d’Epuration Raciale (Rassenhygiene). Sous le régime nazi la compagnie de chimie allemande I.G. Farben et la Rockefeller’s Standard Oil étaient une seule et même compagnie. IBM, avec sa filiale allemande Hollerith, permettait avec ces cartes perforées toute la population sur fichiers et d’organiser de façon efficace les transports vers les camps de concentration. IBM développait pour le régime nazi de nouvelles technologies de gestion jusqu’en 1943.

 

Un des propagateurs les plus sournois de l’eugénisme était Konrad Lorenz, qui a reçu le prix Nobel pour son travail sur les oies. Les oies sauvages du lac d’Altenberg en Autriche deviennent pour lui le symbole de l’Uebermensch en comparaison avec les oies domestiquées et dégénérées.Les oies du type des Führerindividuen ont des yeux plus perçants, un plumage plus lustré, un corps plus musclé,  une démarche plus altière. C’est sur elles qu’il faut baser une amélioration de la race. Les autres doivent être sacrifiées. N’oublions pas que le nazisme se basait sur des raisonnements « scientifiques » de ce type, pour éliminer d’abord 70 000 handicapés, puis des millions de Tziganes et de Juifs.

 

Mais le régime de Vichy ne valait guère mieux que les Américains ou les Allemands. Avec le consentement de médecins comme Alexis Carrel, dans les centres d’internement de Pétain 40 000 malades mentaux sont morts de froid et de misère pendant les années de guerre.

 Platon eugénique ? 

Certains font remonter l’eugénisme à Platon. En favorisant la vie sexuelle des sujets d’élite, Platon compte améliorer le peuple de sa communauté : « Il faut rendre les rapports très fréquents entre les hommes et les femmes d’élite, et très rares, au contraire, entre les sujets inférieurs ».

 

Les Spartiates avaient une solide réputation d’eugénistes. Les nouveaux-nés passaient un examen extrêmement rigoureux. Tous ceux qui montraient les moindres signes de déformation ou de faiblesse étaient tués. Aussi Hitler était-il plein d’admiration pour eux.

 

Un tabou sexuel assez marqué existait également chez les Juifs. «  Les prêtres et les Lévites ont pris parmi les Moabites et les Cananéens des femmes pour eux et pour leurs fils. La race sainte s’est ainsi mêlée aux populations de ces pays, et les chefs et les magistrats ont été les premiers à commettre un tel péché. » (Esdras, 9, 1-2) . Dans le Talmud l’union d’un Juif avec une femme étrangère sera même considérée comme une union contre nature (Talmud, Ber.58a).

 

Mais ne pensons que ces aberrations eugéniques appartiennent au passé.

 

En France la Cour de Cassation a donner raison à des parents d’un enfant handicapé qui ont traduit en justice le médecin qui n’a pas pu déceler une rubéole chez sa mère. La naissance d’un handicapé a été reconnue comme délit passible de condamnation.

 

Les guerres actuelles au Moyen-Orient nous remettent en mémoire les « Uebermenschen » qui pour un soldat allemand perdu assassinaient en représailles des villages entiers. Il est clair que pour les Américains et les Israéliens un Arabe a moins de valeur qu’un anglo-saxon et l’humilier, le piétiner, l’affamer, l’emprisonner, le mettre en ghetto n’est fait que pour son bien, pour qu’on brise sa tendance naturelle de se reproduire ou de devenir terroriste (nos pères auraient appelés « résistants » ces terroristes).

 

Plus grave ! Le fait qu’on n’arrive pas à sauver les 8 millions d’enfants qui meurent tous les ans parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau potable, est une négligence criminelle, la honte de nos sociétés riches du Nord. Il suffit de 2 € par année pour procurer de l’eau potable à une personne du Tiers-Monde. Les 32 millions € dépensés par le Luxembourg en 2004 pour des cellules photovoltaïques et des éoliennes suffiraient largement pour sauver toutes ces vies humaines. Mais ce ne sont que des Africains ou des Asiatiques qui risquent de prendre place à notre table .Et nous nous donnons bonne conscience en prenant une douche au lieu d’un bain pour économiser l’eau que nous avons en surplus pendant 11 mois de l’année..

 Dans le cas du DDT et de son interdiction après l’éradication du paludisme aux Etats-Unis grâce à cet insecticide efficace, certains parlent également d’un génocide technologique voulu par les Américains pour se protéger de l’explosion démographique au Sud. Aucun effet sur la santé humaine dû au DDT n’a en effet pu être démontré. Le  Wall Street Journal parle d’un assassinat délibéré de bébés jaunes, bruns et noirs. Le Dr Charles Wurster, responsable scientifique du Environmental Defence Fund affirme sans sourciller « que de toute façon cet excédent de la population dans les pays pauvres doit  disparaître ». Le Dr Van den Bosch de l’University of California s’étonne de l’intérêt que l’on porte à tous ces enfants de couleur dans les pays pauvres[i]. Al Gore dans son livre Ecology and Human Spirit n’a pas honte de dire «  L’interdiction du DDT a peut-être sauvé la vie de centaines d’Américains ».  Beaucoup d’ONG impliquées dans les grandes conférences de Rio (1992), du Caire (1994). de Kyoto (1996) ne jouent pas un jeu innocent non plus. Celle de Belgrade en 19965 avait déjà tourné autour du thème : « Sans contrôle des naissances, il n’y a pas de développement possible ». On retrouve la même thématique dans le discours de l’UNESCO, de l’UNICEF, de l’OMS, de la FAO. L’écologisme profond voit dans les humains une espèce qui met en danger le bien-être de notre mère la Terre ou Gaia. Le Club de Rome dans les années 60 avait été à l’origine de ce mouvement écologiste qui voyait dans l’explosion démographie une sorte de fin de monde qu’on ne pouvait enrayer qu’en freinant le développement (et donc en maintenant les peuples du Sud dans leur état de dépendance pour que les pays riches puissent exploiter leurs richesses naturelles. En 1968 Paul Ehrlich avait déclaré : » Le plupart de ces nations (et il parlait également des Chinois) ne seront jamais développées dans le sens où le sont aujourd’hui les pays d’Amérique et d’Europe. Et mieux vaut les laisser vivre dans cette société pré-agraire idyllique. ». Il ne faudrait surtout pas que les pays du tiers-monde prennent le chemin de l’Occident ! Car « il faudrait deux ou trois planètes comme la nôtre si nous devions satisfaire, chez les peuples du Sud, la même folie d’hyperconsommation que celle que mènent les sociétés du Nord » ! Rompant avec le discours pro tiers-mondiste, le journaliste Fabrice Nicolino soutient que « les peuples du Sud ne rejoindront jamais, à vue humaine, notre niveau de vie – ce qui abat d’un coup toute l’idéologie soi-disant universaliste des gauches -, et c’est tant mieux, non du point de vue de la morale, mais de celui de la vie ». Propos en parfaite résonance avec les thèses malthusiennes d’un René Dumont, que le journaliste-militant qualifie d’ailleurs de « prophète ». Dans L’Utopie ou la mort, l’écologiste n’affirme-t-il pas que « l’abandon des petites filles dans les familles pauvres chinoises, ou l’avortement systématique au Japon, avant 1869 comme après 1945, peuvent être, à la lumière de nos récentes observations, considérés comme des mesures comportant une certaine sagesse ». Tous ces prophètes de malheur avaient déjà un prédécesseur illustre, Tertullien, père de l’Eglise du IIIeme siècle. Il trouvait qu’on n’arriverait jamais à nourrir la population de quelques millions vivant sur le pourtour de la Méditerranée.  Dans le contexte de ce discours malthusien, les mouvements écologistes ont intégré le message de l’empreinte économique dans leur argumentation. Nicolas Hulot a fait de l’empreinte écologique l’un des thèmes principaux de sa campagne. La cause de tous les maux de la terre est ainsi passée de la croissance de la population à la croissance économique. 

Nous accusons Milosevic et Sharon, Bush, Staline ou Hitler pour les milliers ou les millions de morts dont ils sont responsables, mais qui prend la responsabilité des 8 millions d’adultes et d’enfants qui meurent chaque année parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau potable et des 3 millions de morts inutiles parce que le DDT est interdit. Les écolos inconscients du WWF ou de Greenpeace qui nous parlent du bonheur des générations futures comme Staline ou Hitler, les sociétés chimiques qui préfèrent vendre des produits plus chers, les médias friands d’histoires sur les produits chimiques qui font peur, ou nous tous qui nous laissons manipuler comme au Moyen-Âge ?

 Pierre Lutgen

 

Eugenisme

http://www.dailymotion.com/video/x2i57t

http://www.dailymotion.com/video/x2i5as

http://www.dailymotion.com/video/x2i5k2

Par inet

 

 

C’ÉTAIENT PAS DES MUSULMANS

Note du traducteur : WTC désigne ici le complexe du World Trade Center.

http://desourcesure.com/upload/0305911-wtc7-lg.jpgMaintenant qu’une revue scientifique révisée par les pairs a finalement publié la preuve de l’arme du crime (c’est-à-dire la nano-thermite inerte), démontrant hors de tout doute que les tours du World Trade Center (WTC) 1, 2 et 7 ont été détruites par démolition contrôlée, voici d’autres faits à considérer.

http://medias.lepost.fr/ill/2009/08/06/h-20-1649015-1249586421.jpgCe ne sont pas des musulmans dans une grotte afghane qui ont pu avoir accès à de la nano-thermite hautement énergique. Ce sont plutôt l’armée américaine et les scientifiques du gouvernement, tels que ceux liés au NIST.

http://www.kcchiefsradio.com/Portals/14/images/Turner-Construction-2.gifCe ne sont pas des musulmans qui exploitaient une entreprise de construction ayant obtenu un contrat de 124 millions de dollars pour la construction de la Naval Sea Systems Command (NAVSEA), à Washington DC, qui supervise l’ Indian Head Naval Surface Warfare Center (NSWC-IH), lequel a été qualifié dans les années 90 de « Centre national d’énergétique », le terme militaire pour « travail avec des explosifs », et qui était en 1999-2000 la « seule source fiable de nano-poudre d’aluminium aux États-Unis ». C’est plutôt Tom Leppert, qui le 11 septembre était PDG de Turner Construction, et qui a même écrit des parties de discours présidentiel.

Ce ne sont pas des musulmans qui exploitaient une entreprise de construction qui a supervisé en 2000 la démolition du dôme de Seattle (le Seatle King Dome); qui ont participé après le 11 septembre à la collecte de l’épave de la structure d’acier des tours du WTC et effectué d’importantes rénovations dans l’ensemble du complexe du WTC jusqu’à la matinée du 11 septembre, incluant la protection ignifuge des mêmes planchers qui ont été frappés par les avions et, par la suite « ont failli « , alors que l’acier avait été certifiéASTM E119 par Universal Laboratories, et alors qu’au cours des essais parrainés par le NIST sur des planchers similaires, soumis à une plus grande chaleur et avec moins de protection ignifuge que celle du WTC, les échantillons « ont été en mesure de soutenir le stress maximal admissible » sans s’effondrer et pour toute la durée des tests (2 à 3.5 heures). Le 11 septembre, c’est en fait Tom Leppert qui était PDG de Turner Constructionprix Torch of conscience (flambeau de la conscience) du Congrès juif des États-Unis. et qui reçut ensuite le

http://www.plugot.com/images/itempics/1155a_large.jpgCe ne sont pas des musulmans qui ont fait des tests de caméra sur les tours du WTC avant le premier impact des avions, qui ont dansé et célébré en se tapant dans les mains avant le second impact, alors que la plupart des spectateurs croyaient encore que c’était un terrible accident; et qui ont été pris avec des passeports étrangers, 4700 $ cachés dans une chaussette, des cartes géographiques mettant en évidence certains endroits de la ville et une fourgonnette testée positive pour les traces d’explosifs. Ce sont plutôt les Israéliens Sivan Kurzberg, Paul Kurzberg, Yaron Shmuel, Oded Ellner et Omer Marmari, dont plusieurs ont été identifiés comme agents du Mossad, qui ont avoué avoir été mandatés de « documenter l’événement ».

Ce ne sont pas des musulmans qui ont été capturés le 11 septembre, travaillant en équipecamionnettes pleines d’explosifs, qui ont tenté de faire sauter le pont George Washington avec l’une de ces camionnettes, qui ont fait sauter une camionnette (peinte avec une image montrant des avions plongeant sur New York) entre la 6e et la 7e av. sur la Rue King. Ce sont plutôt des Israéliens, ce qui explique pourquoi les autorités ont fait de leur mieux pour ignorer et enterrer ces rapports, incluant celui qui rapporte une camionnette suspecte dans le sous-sol du WTC et qui l’on a fait exploser pour affaiblir la structure. avec des

Ce ne sont pas des musulmans qui se sont faits prendre, peu après minuit le 7 Mai 2002, à proximité de la base aérienne de Whidbey Island, à Oak Harbor, Washington, (où la marine effectue des essais de munitions explosives pour des unités mobiles anti-bombe au détriment de la vie marine locale), avec un camion de location qui a testé positif à la présence de plastique explosif (TNT et RDX). Ce sont plutôt des Israéliens, déguisés en « livreurs de meubles », mais suspects selon les autorités en raison de l’heure matinale. Les affirmations subséquentes des autorités, selon lesquelles la réaction des chiens et les premiers tests d’explosifs étaient erronés, est tellement pleine de trous que cela ne fait que démontrer la puissance du lobby israélien.

Ce ne sont pas des musulmans qui étaient à New York le 11 septembre et à Londres le matin des attaques du 7 juillet. C’étaient plutôt Benjamin Netanyahu et Rudy Giuliani.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont fournit un avertissement avant les attaques du 7 juillet à Londres. Ce sont plutôt Benjamin Netanyahu et le Mossad.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont transmis un avertissement deux heures avant les attentats contre le WTC, par l’intermédiaire d’une messagerie instantanée basée à Herzliya. Ce sont plutôt des Israéliens.

Ce n’est pas un musulman qui a fui les États-Unis le 14 Septembre 2001, c’est plutôt Dominick Suter de Urban Moving Systems (une entreprise de déménageurs) qui a fui en Israël.

Ce ne sont pas plus d’une centaine de musulmans qui, de janvier 2000 à septembre 2001, se sont fait passer pour « des étudiants en art » et tenté de pénétrer les bureaux de la US Drug Enforcement Agency (DEA) et autres bureaux fédéraux, incluant 36 lieux sensibles du Ministère de la défense (DoD); qui ont été capturés avec des plans de bâtiments et des photographies d’agents de sécurité fédéraux; et qui ont plusieurs fois contourné la sécurité en entrant par les portes arrières ou les garages de stationnement et qui sont même entrés dans les maisons de hauts fonctionnaires fédéraux, en évitant celles de leurs voisins. Ce sont plutôt des Israéliens, aucun d’eux n’étant étudiant en arts, mais ayant souvent travaillé pour les services de renseignement militaire israélien. Pas surprenant que la presse ait laissé sortir l’information de manière limitées en essayant de faire croire que les Israéliens « surveillaient les pirates de l’air arabes » mais ou bien ils ont failli à transmettre l’information, ou bien « l’info n’a pas été prise au sérieux« ; c’est le vieux cliché de « l’échec des services de renseignement ». Les opérations israéliennes impliquant de faux  » étudiants en arts » sont bien documentées, avec des noms et des descriptions. Un nombre particulièrement élevé de ces Israéliens logeaient à Irving, Dallas au Texas (p.23, lien précédent), à environ dix miles à l’ouest de la maison de Tom Leppert, située à juste un mile au nord de la maison dans laquelle George W. Bush a emménagé après avoir quitté ses fonctions.

Ce ne sont pas les pays musulmans qui ont un énorme réseau d’espionnage aux États-Unis, capable de s’infiltrer dans les réseaux de télécommunication américainsIsraël. utilisant l’information recueillie à des fins de chantage, c’est plutôt

Le 10 septembre 2001, ce ne sont pas des musulmans qui ont reçu l’avertissement de ne pas prendre l’avion le lendemain, ce sont plutôt le maire de San Francisco Willie Brown et un groupe de hauts fonctionnaires du Pentagone.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont signé un bail de 99 ans sur les tours jumelles du WTC (les bâtiments 4 et 5 avec 400 000 pieds carrés d’espace de vente), qu’ils ont assuré pour des milliards de dollars contre des attaques terroristes éventuelles, cela six semaines avant les attaques terroristes réelles, et qui ont ensuite engagé (pour la déclaration de sinistre) un « ingénieur en structure » qui affirme à tort que l’acier perd la moitié de sa force à « 400 degrés ». Ce sont plutôt Larry Silverstein (accord négocié par Lewis Eisenberg de la Port Authority), l’ami de Benjamin Netanyahu (ainsi que d’Ariel Sharon et Ehud Barak) ainsi que son partenaire australien milliardaire et « survivant de l’Holocauste » Frank Lowy. Ce dernier s’est battu dans « le mouvement clandestin juif »; a été impliqué dans un scandale de corruption bancaire de haut niveau avec le premier ministre israélien Ehud Olmert; est connu pour avoir fait des pots de vin à Lord (Michael Abraham) Levy; et a été arrêté plusieurs fois en lien avec un scandale « du fric pour l’honneur » (Levy était « partenaire de tennis » et conseiller de Tony Blair).

Ce ne sont pas des musulmans qui ont la réputation de perpétrer des incendies criminelsfoudre juive ». pour ensuite réclamer des dédommagements aux compagnies d’assurance, tel que le suggère l’expression nouvellement employée « foudre musulmane ». Ce sont plutôt des Juifs, comme en témoigne l’expression bien connue «

Ce ne sont pas des musulmans qui avaient l’habitude de déjeuner au restaurant Windows of the World, situé aux 106e et 107e étages de la tour Nord du WTC, mais qui (par une étrange coïncidence) étaient absents le jour fatidique du 11 septembre, évitant ainsi le triste sort des occupants (aucun survivant dans les étages situés au-dessus de l’impact d’avion à 8h46 AM). C’est plutôt Larry Silverstein, épargné en raison d’un « rendez-vous chez le dermatologue », qui a aussi sauvé ses deux enfants qui travaillaient chez Silverstein Properties.

Ce n’est pas un musulman
- qui a annoncé à la télévision peu après l’attaque que tous que  » Cela… est certainement la marque d’un individu comme Ben Laden » et que les tours du WTC se sont effondrées en raison de « la vitesse de l’avion » et de « la chaleur intense, qui a aussi sans doute affaibli la structure »;
- qui, le même jour, aurait conseillé le Cipro à la Maison Blanche, un antibiotique efficace contre l’anthrax, tout juste sept jours avant le début de la campagne de terreur impliquant les lettres contaminées à l’anthrax destinées aux sénateurs démocrates et aux bureaux des médias;
- qui le 11 septembre était le directeur de la division de ‘gestion de crise et des impacts’ chez Kroll Associates;
- qui était conseiller au Council on Foreign Relations (CFR) concernant la « surveillance épidémiologique » et conseiller à la sécurité nationale au National Institute of Health (NIH);
- qui offert un poste de chef de la sécurité du WTC à son « ami » John O’Neill.
C’est plutôt Jerome Hauer.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont mené une campagne de terreur en envoyant des lettres contenant des spores du bacille du charbon dont la charge électrostatique a été altérée pour en faciliter la dispersion, de l’anthrax de qualité militaire en provenance du laboratoire de l’US Army Medical Research Institute for Infectious Diseases (USAMRIID) à Fort Detrick. Ce n’est pas non plus le suspect retenu par le FBI qui l’a fait, le catholique Bruce Ivins, qui, contrairement aux vrais auteurs des attaques du 11 septembre, n’avait aucune raison de cibler ainsi les médias et les sénateurs de l’opposition, pour les forcer à accepter aveuglément et sous la peur la théorie de la conspiration des « pirates de l’air Arabes ». Ivins est mort d’une surdose, d’un présumé « suicide » en juillet 2008, après que le FBI eut renoncé à jeter le blâme sur Steven Hatfill parce qu’il n’y avait pas un seul petit élément de preuve contre lui. Logiquement, M. Philip Zack devrait être un suspect, puisqu’il a quitté Fort Detrick dans des circonstances nébuleuses en décembre 1991 après avoir dirigé une clique dénommée le « Camel Club », qui faisait du harcèlement racial contre le Dr égyptien Assaad Ayaad. Une enquête de 1992 a révélé que Zack a été filmé par une caméra de surveillance entrant dans un bâtiment du laboratoire de Fort Detrick à 20:40, le 23 janvier 1992, grâce au Dr. Marian Rippy, un pathologiste de labo et proche ami de Zack. L’enquête a également montré que quelqu’un était entré secrètement dans un laboratoire durant la nuit pour y conduire des recherches non autorisées, à l’évidence sur l’anthrax de qualité militaire. Presque dix ans plus tard, entre le 11 septembre et le début de la campagne de l’anthrax, le FBI reçut une lettre anonyme qui essayait de faire passer le Dr Assaad pour l’un des « bioterroristes ». Les lettres à anthrax avaient apparemment été fabriquées pour qu’elle ait l’air d’avoir été écrites par un musulman. Le New York Times a parlé d’un certain « Monsieur Z », qui aurait raté les tests de polygraphe du FBI et aurait été surpris avec sa petite copine à Fort Detrick « entourés seulement par les germes tout gênés devant ce spectacle ».

Ce n’est pas un musulman qui a affirmé avoir été tué sur le supposé « Vol 77 » d’American Airlines, avoir vécu à Silver Spring au Maryland (comme le fit un certain Rabbin Dr. Dov Zakheim), et avoir travaillé sur des projets top-secrets « très noirs » à l’Indian Head Naval Surface Warfare Center (NSWC-IH), comme « chef de file réputé en énergétique », dirigeant un «Centre de technologie de fabrication en énergie », réalisant de la « recherche de pointe en systèmes énergétiques » et « occupant un poste au Naval Ordnance Laboratory (aujourd’hui fermé), anciennement à White Oak au Maryland « , à quelques milles de Silver Spring. C’est plutôt William E. Caswell.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont déclaré avoir été tués sur le prétendu « vol 77″ et qui ont travaillé pour le gouvernement ou la défense, particulièrement la marine. C’est John Yamnicky qui, étrangement, pour la première fois, n’a pas dit à sa fille qu’il partait en voyage, et qui, comme William Caswell, avait travaillé pour la marine sur des projets top-secret « très noirs ». Il y en a d’autres, comme par exemple Charles Burlingame, ancien pilote de chasse de la marine qui avait l’habitude de travailler dans l’aile du Pentagone qui a été touchée, qui a formulé une réponse à l’éventualité d’un avion de ligne qui percuterait le Pentagone et dont la fille Wendy a ensuite trouvé la mort dans un « incendie suspect » dans un gratte-ciel de 50 étages au New Jersey en décembre 2006. Ou par exemple Wilson « Bud » Flagg, un ancien pilote d’American Airlines et amiral de la marine. Ou encore Stanley Hall, un expert de la technologie anti-radar et directeur de la gestion de programme à Raytheon, Bryan Jack, un cadre supérieur et haut analyste de budget qui a travaillé au Pentagone. Chandler Keller, un ingénieur en propulsion de Boeing. Dong Lee,Barbara Olson, commentatrice à CNN et femme du procureur général des États-Unis, qui a affirmé avoir reçu des appels du « vol 77″. Ruben Ornedo, un ingénieur en propulsion et communication satellite de Boeing. Robert Penniger, un ingénieur électrique pour BAE Systems. Ainsi qu’une autre douzaine de prétendus « passagers du vol 77 » qui étaient liées à la défense et au gouvernement qui, nous dit-on, sont tous tombés par hasard sur ce vol exceptionnellement vide. Ces gens, bien-aimés, respectés, considérés honnêtes, de l’étoffe des héros, sont le type même de gens dont le travail pourrait avoir été horriblement exploité à leur insu, et que les auteurs du 11 septembre auraient cherché à éliminer pour les empêcher de parler après les attentats. un ingénieur de Boeing qui a travaillé pour leur système de défense intégrée, et qui a travaillé pour la NSA pendant 14 ans.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont profité de la spéculation sur le transport aérien et les titres d’assurance tout juste avant le 11 septembre. Ce sont plutôt des Israéliens.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont concocté un canular sur des juifs pieux évitant le porc, rejetant l’argent, aimant le célibat, la vérité, le courage, et les droits des animaux, qui étaient aussi des « pirates de l’air et pilotes », et dont près de la moitié se sont révélés plus tard être bien en vie. Ce sont plutôt des Juifs qui ont concocté un canular à propos de buveurs d’alcool, amateurs de jeux de hasard, fréquentant des clubs de strip-tease, coureurs de jupons, des « musulmans pieux» qui étaient des « pirates-kamikazes et des pilotes », dont près de la moitié se sont révélés plus tard être bien en vie.

Ce n’est pas un musulman qui était ancien chef d’équipe dans une unité d’élite des forces spéciales et dont le père était un haut conseiller, secrétaire et porteur du cercueil d’un homme qui, en 1937, était commandant de l’Irgun Tzvai Leumi, une organisation terroriste juive responsable d’atrocités telles que le bombardement de l’hôtel King David. C’est plutôt Benjamin Netanyahu.

Ce n’est pas un musulman qui a été le mentor de Benzion, le père de Benjamin Netanyahu, et qui a écrit un article dans le magazine sioniste révisionniste Doar Hayom sous le tire « Du carnet d’un fasciste », louant Mussolini et se référant à un ancien commandant de l’Irgun, Ze’ev (Vladimir) Jabotinsky comme « notre Duce » (notre leader). C’est plutôt Abba Ahimeir, le fondateur du maximalisme révisionniste, une idéologie fasciste juive.

Ce ne sont pas des terroristes musulmans qui ont comploté pour assassiner le Secrétaire britannique aux affaires étrangères Ernest Bevin. Ce sont plutôt des terroristes juifs.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont orchestré et qui ont été pris en flagrant délit dans une opération terroriste de faux pavillon ratée en Égypte. C’est plutôt Israël.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont attaqué le navire USS Liberty, tuant ainsi 34 Américains, et qui ont fait pression pour que le président américain déclare finalement « Je me fous éperdument si tous les hommes se noient et si le navire coule. Je ne veux pas embarrasser nos alliés« . C’est plutôt Israël.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont été évacués  » le 9 novembre 2005  » (11 septembre selon les calendriers israélien et européen) juste avant les attaques terroristes d’Amman en Jordanie, apparemment en raison d’une menace à la sécurité, qui incluaient une explosion à l’hôtel Radisson causée par une bombe cachée dans un faux plafond (une étrange coïncidence car elle devait avoir été placée là d’avance). L’histoire officielle a ensuite raconté que c’était le travail de « kamikazes ». Ce sont plutôt des Israéliens qui ont été évacués avant ces attaques, avec aucune victime juive, mais avec une majorité de morts musulmans sunnites de Jordanie. Deux victimes Israéliennes étaient Arabes, et cinq Palestiniens sont morts, y compris le major-général Bashir Nafeh, le chef des renseignements militaires en Cisjordanie.

Ce n’étaient pas des musulmans qui ont été capturés et arrêtés à l’intérieur de la chambre du Congrès mexicain, le 10 octobre 2001, en possession de fusils, grenades, dynamite, détonateurs et câbles, posant comme des « photographes de presse ». C’étaient plutôt l’agent du Mossad Salvador Guersson Smecke et l’immigrant illégal israélien Saur Ben Zvi, au même moment où les sionistes bénéficiaient au maximum d’une opération de faux-pavillon qui allait mobiliser les appuis à une guerre contre les « terroristes musulmans » en Afghanistan, une guerre déclenchée juste trois jours auparavant.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont été condamnés et emprisonnés pour une période de six mois en 2004 après avoir tenté d’obtenir frauduleusement un passeport néo-zélandais au nom d’un homme tétraplégique. Ce sont plutôt les agents du Mossad Uriel Kelman et Eli Cara qui cherchaient à créer une fausse identité pour Zev Barkan.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont déclaré connaître l’identité des « pirates de l’air kamikazes » Abdulaziz al-Omari et Saeed al-Ghamdi, alors que des individus ayant exactement les mêmes noms et autres détails personnels comme la date de naissance, profession et lieu de résidence se sont révélés par la suite être bien vivants. La population de l’Arabie saoudite en 1975 était de 7 180 000 et même si l’on considère leur haut taux annuel de natalité de 30 pour 1000, et si l’on ignore le taux de mortalité infantile, le taux de natalité journalier était de seulement 590; il est donc hautement improbable que des personnes partagent les mêmes noms, dates de naissance, lieux de résidence et professions. Le passeport de al-Omari avait été volé en 1995 lorsque son appartement avait été cambriolé, à Denver au Colorado (un État où ont été actifs des agents du Mossad), et seuls des crétins voleraient l’identité de personnes ayant une apparence différente mais ayant le même nom, lieu de résidence, date de naissance et profession. Par conséquent, ces hypothétiques « pirates de l’air kamikazes » auraient dû avoir des noms tout à fait différents. C’est le FBI qui a publié une liste prétendant que les auteurs du 11 septembre incluaient Abdulaziz al-Omari et Saeed al-Ghamdi, en plus de plusieurs autres personnes qui se sont révélées bien vivantes. Même si le FBI a admis que certains pirates de l’air pourraient avoir utilisé des identités volées et qu’il n’y a « pas de preuve légale permettant de prouver l’identité des pirates de l’air kamikazes », il a nié avoir mal identifié les prétendus « pirates de l’air kamikazes » et a refusé de changer les noms, les photos ou les historiques sur leur liste – en essayant de se couvrir en incluant des multiples orthographes et alias.

Ce ne sont pas des musulmans qui étaient à l’origine du coup d’État raté en Turquie. C’est plutôt le crypto-Juif et pseudo-Rabbin agent du Mossad Tuncay Güney, qui a fui au Canada en 2004, et qui vivait en 2001 dans plusieurs villes du New Jersey, lesquels étaient des centres d’activité pour les opérateurs de Urban Moving Systems pour le Mossad.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont mis sur pied une « cellule d’Al-Qaïda » en Palestine. C’est plutôt le Mossad israélien.

Ce ne sont pas des musulmans qui avaient déjà la réputation, avant le 11 septembre, de mettre en scène des opérations terroristes de faux-pavillon, c’est-à-dire d’être capables de frapper les forces américaines pour ensuite en jeter le blâme sur un tiers. C’est plutôt le Mossad.

Ce n’est pas un musulman qui a infiltré le Pentagone et trahi son pays natal en vendant des documents classifiés à un autre pays, qui les a ensuite échangés avec l’URSS. C’est plutôt l’espion Jonathan Pollard, reconnu coupable de trahison résultant en la transmission à l’URSS de secrets nucléaires volés par l’intermédiaire d’Israël.

Ce ne sont pas des musulmans qui menaient un exercice dès 9h00 du matin le 11 septembre, exercice impliquant un avion s’écrasant dans une tour. Ce sont plutôt les responsables du Bureau de Reconnaissance Nationale (NRB), à Chantilly en Virginie.

Ce n’est pas un musulman qui, en réponse à la question « Est-ce que les ordres tiennent toujours? » (parce qu’il n’avait pas encore réagi au fait qu’un aéronef avait dévié de dix miles de sa trajectoire et filait à toute vitesse vers le Pentagone, cela plus d’une demi-heure après que les tours jumelles aient été frappées par des avions), s’est retourné pour répondre: « Bien sûr, les ordres tiennent toujours. Avez-vous entendu quoi que ce soit suggérant le contraire? ». C’est plutôt Dick Cheney.

Ce n’est pas un musulman qui a été le PDG d’une société qui a conçu le « système de terminaison de vol« , un contrôle à distance électronique en mesure de détourner des avions en vol et de les orienter vers un objectif au moyen d’un « système de transmission de commande« . C’est plutôt le Rabbi Dov Zakheim.

Ce n’est pas un musulman
- qui, conscient qu’une fraction de billions de dollars représente tout même des centaines de milliards de dollars, a occupé le poste de contrôleur du Pentagone en mai 2001, alors qu’il était déjà de notoriété publique que les systèmes comptables du Pentagone étaient dans le plus complet désarroi avec 6,9 billions $ « ajustés » dans une tentative de faire correspondre les chiffres;
- qui n’a pas imprimé les reçus de ces opérations de 2,3 billions $, opérations difficiles à repérer avec un système informatique pas encore intégré et avec de la vieille paperasse qui pourrait ensuite être efficacement éliminée grâce à un missile ou un crash d’avion qui détruirait l’aile de la division des vérifications comptables du Pentagone;
- qui a ensuite prononcé un sermon commémoratif sur la pelouse du Pentagone devant des centaines de co-religionnaires de 40 pays, six mois après que l’attaque terroriste se soit effectivement produite et qu’elle ait tué au moins 34 analystes-conseillers budgétaires / comptables / experts financiers. C’est plutôt le rabbin Dov Zakheim.

Ce n’est pas un musulman qui était à un petit déjeuner-réunion avec Donald Rumsfeld lorsque le premier avion a frappé le WTC, et qui était au Club sportif de la marine « quand l’avion qui a frappé le Pentagone est passé par dessus le Club sportif de la marine, est allé rebondir en bas de la colline et a frappé le côté du Pentagone ». C’est plutôt Thomas E. White, qui est lié à la fraude d’Enron, qui a participé à des voyages de JINSA en Israël, avec son épouse Susan en 1997, et qui a été intronisé Secrétaire de l’Armée le 31 mai 2001, soit 27 jours après que George W. Bush ait nommé le rabbin Dov Zakheim comme sous-secrétaire de la Défense et contrôleur du Pentagone. White et Zakheim avaient été placés par Bush au Pentagone, où plus de 2 billions $ ont été transigés sans reçus, alors que les finances du Pentagone étaient vulnérables à une « attaque terroriste » visant la division de vérification comptable, comme c’est pratique!

Ce ne sont pas des musulmans qui, en 2000 ont co-écrit un document réclamant un « nouveau Pearl Harbor ». Ce sont plutôt Roger Barnett, Alvin Bernstein, Stephen Cambone, Eliot Cohen, Devon Gaffney Cross, Thomas Donnelly, David Epstein, David Fautua, Dan Goure, Donald Kagan, Fred Kagan, Robert Kagan, Robert Killebrew, William Kristol, Mark Lagon, James Lasswell, I. Lewis Libby, Robert Martinage, Phil Meilinger, Mackubin Owens, Steve Rosen, Gary Schmitt, Abram Shulsky, Michael Vickers, Barry Watts, Paul Wolfowitz, et le rabbin Dov Zakheim.

Ce ne sont pas des musulmans qui avaient un motif pour employer un « système de terminaison de vol » afin de prendre le contrôle du vol 990 d’Egypt Air (un Boeing 767) le 31 octobre 1999 (après une étrange coïncidence où le « conseiller de gestion de la douleur pour les victimes d’accidents d’avion » Ed McLaughlin du Family Enterprise Institute était la seule personne à monter à bord de l’avion fatidique à Los Angeles pour débarquer à New York) et le faire plonger dans l’Atlantique, à 60 miles au sud de Nantucket, tuant les 217 passagers à bord. Aucun d’eux n’était Israéliens, mais 33 étaient des officiers de l’armée égyptienne, incluant deux brigadiers généraux des forces aériennes et deux major-généraux de l’armée. On a ensuite vendu le concept de « pilotes kamikazes musulmans » à un public crédule. Ce sont plutôt des Juifs qui auraient eu besoin de procéder à un essai de détournement électronique d’un Boeing en plein vol, pour leur opération d’attaque terroriste imminente, qui devait ensuite être attribuée à des « pilotes kamikazes musulmans/pirates de l’air » lors de l’« enquête » du vol 990 d’Egypt Air supervisée par le juif sioniste Bernard Loeb, qui avait engagé des traducteurs juifscampagne de salissage à l’encontre du co-pilote « suicidaire ». transcrivant les enregistrements du cockpit, pendant que le FBI menait une

Ce ne sont pas des musulmans qui ont écrit en 1998 à propos d’un « événement transformateur », tel un nouveau « Pearl Harbor ». Ce sont plutôt John Deutsch, Ashton Carter et Philip Zelikow.

Ce n’est pas un musulman qui était directeur exécutif de la Commission d’enquête du 11 septembre, dont l’expertise et le travail devait mener à la création et au maintien de certains mythes publics ou « hypothèses », et qui a confirmé que la guerre en Irak avait été menée pour le bénéfice d’Israël. C’est plutôt Philip Zelikow.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont publié en 1996 un document intitulé A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm (La cassure: Une nouvelle stratégie pour sécuriser le domaine), qui mentionne qu’il faut « retirer Saddam Hussein du pouvoir en Irak » et qui présente le concept des frappes préventives, selon lequel un faux prétextel’Institut pour l’avancement des études stratégiques et politiques (IASPS), basé à Jérusalem et Washington, qui a expliqué comment une telle politique bénéficierait à Israël, pour le compte du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. quelconque peut être employé (opération anti-drogue, anti-faux monnayeur ou contre des armes de destruction massive) pour attirer la sympathie du public américain. C’est en fait

Ce n’est pas un musulman qui, dans un livre de 1995, a prédit que « Si l’Occident ne s’éveille pas à la nature suicidaire de l’Islam militant, vous verrez prochainement l’Islam militant attaquer le World Trade Center« . C’est Benjamin Netanyahu.

Ce n’est pas un musulman qui en 1991 était responsable de la sécurité, qui a inspecté le garage d’une compagnie musulmane de livraison dans le WTC et qui a conclu que le garage du WTC était vulnérable à un attentat à la voiture piégée, deux ans avant que le garage du WTC ne soit réellement frappé par un attentat à la voiture piégée. Le FBI savait, mais a laissé faire, causant six morts et plus de mille blessés, cela dix ans avant que le WTC soit démoli et une semaine après que la même société de livraison ait quitté le WTC. Ce sont plutôt des officiers de sécurité israéliens et une compagnie de livraison israélienne.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont payé Ali al-Jarrah plus de 300 000 dollars pour services rendus, c’est-à-dire pour avoir posé comme « défenseur » de la cause palestinienne tout en trahissant son pays au bénéfice d’un État ennemi, et qui était un cousin de Ziad al-Jarrah, lequel a été accusé d’être l’un des dix-neuf « pirates de l’air kamikazes » du 11 septembre. C’est plutôt Israël qui a payé cet agent du Mossad.

Ce ne sont pas des musulmans qui : 1) ont diffusé l’épisode pilote le 4 mars 2001 de la série Lone Gunman, un épisode dans lequel une cabale secrète au sein du gouvernement des États-Unis désire prendre le contrôle électronique à distance d’un Boeing à destination de Boston pour le faire crasher dans le WTC; 2) ont déclaré après l’attaque du 11 septembre que personne n’avait jamais imaginé qu’un avion pourrait être utilisé par des terroristes comme missile pour attaquer des bâtiments. C’est plutôt : 1) Fox TV, propriété de Rupert Murdoch, un ami de longue date de Benjamin Netanyahu; et 2) la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice / le Président de la Commission des Chefs d’état-major conjoints Richard Myers / le Président George W. Bush / le Vice Président Dick Cheney / et le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer.

Ce n’est pas un musulman qui a dit avoir été le premier à apercevoir l’avion frapper la tour nord, qui s’est dit « quel terrible pilote » et « c’est un horrible accident », avant d’entrer dans une salle de classe et d’être informé d’un second impact, alors que le premier impact n’avait pas encore été diffusé en direct à la télévision. C’est plutôt George W. Bush.

Ce ne sont pas des musulmans qui, du mardi 2 octobre au vendredi 5 octobre 2001: 1) ont rencontré, et 2) ont reçu 3 millions de dollars de dons pour un « fond pour les victimes » de la part de Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, l’Emir du Qatar, qui a fondé la chaîne Al Jazeera en 1996 avec 150 millions de dollars de subventions, la chaîne qui diffuse des enregistrements vidéo et audio prétendument d’«Osama ben Laden» alias Emmanuel Goldstein. Ce sont plutôt : 1) George W. Bush, Dick Cheney (un « vieil ami ») – Dick Cheney a également rencontré l’Emir le 20 octobre 2001 pour discuter des entretiens « Osama », Rudy Giuliani, Colin Powell, Paul Wolfowitz, et Richard Myers; 2) Rudy Giuliani, Paul Wolfowitz et Richard Myers.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont fabriqué le conte de fée concernant la soldate Jessica Lynch prise en embuscade, poignardée, atteinte par balle (tout en continuant courageusement à tirer sur les Irakiens), abusée, violée, tenue en captivité dans un hôpital irakien et plus tard secourue par des forces d’élite américaines. Ce sont plutôt « des responsables américains anonymes » qui ont menti, car en fait il n’y a pas eu de « sauvetage ». L’arme de Lynch était enrayée avec du sable. Lynch a été prise en charge et soignée par les Irakiens après avoir été blessée dans un accident de voiture, elle n’avait pas de « trous de balle » ni de « coups de couteau », l’hôpital n’était pas « sous haute garde » et les médecins ont même tenté de retourner Lynch aux forces américaines.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont comploté pour envahir un pays sans défense, en mentant sur les « armes de destruction massive », alors que la décision d’envahir avait déjà été prise en vue d’un « changement de régime », avec entre 655 000 et un million de morts irakiens, le déplacement de plus de quatre millions, le sacrifice de milliers de soldats3 billions $ en vain, dans le seul but d’enrichir quelques criminels de guerreprofiteurs de quelques milliards de dollars dans une guerre par procuration pour Israël. Ce sont plutôt George W. Bush et Tony Blair. et la perte de et

Ce n’est pas un musulman qui a ordonné à ses conseillers de planifier la guerre contre l’Irak à peine cinq heures après l’attaque contre le Pentagone le 11 septembre. C’est plutôt Donald Rumsfeld.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont envoyé 250 policiers faire une descente dans une maison de Forest Gate à Londres, au milieu de la nuit pour arrêter deux frères, après avoir tiré sur l’un d’eux à l’épaule; sur la base de renseignements d’une source supposée « fiable », source unique concernant une conspiration impliquant une « bombe au cyanure »; avec la libération des frères sans inculpation quelques jours plus tard, avant qu’il ne soit ultérieurement révélé que la source était un homme avec un QI de 69 qui était déjà en prison pour terrorisme. Ce sont plutôt les laquais des juifs suprémacistes: le MI5, Tony Blair et John Reid.

Ce n’est pas un pays musulman qui possède des centaines d’ogives nucléaires et des sous-marins équipés de missiles de croisière capables de transporter des ogives nucléaires ayant une portée de 900 miles. C’est plutôt Israël.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont un puissant lobby politique capable d’extorquer des sommes énormes. C’est Israël.

Ce n’est pas un musulman qui s’est vanté en disant « Nous musulmans contrôlons l’Amérique et les Américains le savent ». C’est en fait Ariel Sharon qui s’est vanté: « Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique et les Américains le savent ».

Ce ne sont pas des musulmans qui commettent de faux « crimes haineux » contre eux-mêmes : des actes de vandalisme contre leurs propres voitures, sur leurs propres tombes, des empoisonnement de chiens, des graffitis de croix gammées sur leurs maisons,découpant leurs propres vêtements pour se dessiner des croix gammées sur le ventre. Ce sont plutôt des Juifs.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont pris le contrôle du New York Times en 1896, ou qui justement détiennent et contrôlent la plupart des médias de masse aujourd’hui. C’étaient et ce sont en fait des Juifs.

Ce n’est pas dans un pays musulman que l’on écrase à mort des manifestants pacifistes à l’aide de bulldozers ou qu’on leur tire dessus, qu’on lance des obus sur des familles pique-niquant au bord d’une plage (ce que l’on nie ensuite) quand on veut déclencher une guerre dans les trois prochaines semaines, que l’on avertit les civils de s’enfuir après avoir fait exploser des ponts afin de pouvoir les tirer comme des canards assis, que l’on tire sur des ambulances de la Croix-Rouge ou des observateurs de l’ONU après leur avoir promis qu’ils seraient en sécurité, que l’ou bombarde une centrale électrique de sorte que plus de dix mille tonnes de pétrole brut s’écoulent dans la Méditerranée pour servir de « châtiment collectif ». C’est plutôt en Israël.

Ce ne sont pas des musulmans qui emploient régulièrement des armes atroces tels que des bombes au phosphore pour infliger des blessures graves et horrifiantes à des civils, qui ont délibérément lancé plus d’un million de petites bombes à fragmentation (dont 40% n’explosent pas à l’impact et 90% sont lancées trois jours avant le cessez-le-feu imminent) afin de pouvoir « tous les avoir pendant que c’est encore le temps ». Ce sont plutôt des Israéliens.

Ce n’est pas une nation musulmane qui détient le record mondial de résolutions de Nations unies non respectées. C’est Israël.

Ce ne sont pas des musulmans qui se sont attroupés autour d’un Juif handicapé parce qu’il se trouvait sur leur terrain, qui l’ont battu à coup de massue, qui l’ont traîné sur le sol, qui l’ont attaché à un poteau pour continuer à le battre et lui donner des coups de pieds à la vue de soldats musulmans qui n’ont rien fait pour arrêter ça, alors que la police leur a simplement conseillé de verser de l’eau sur la tête de la victime pour laver le sang avant que les journalistes et les photographes arrivent. C’est plutôt une bande de quatre lâches, des colons juifs fanatiques qui ont battu un handicapé palestinien en toute impunité, confiants que les soldats juifs et la police n’agiraient pas de manière impartiale, et qui sont même revenus une semaine plus tard pour tourmenter les voisins, mettre leur maison sans dessus dessous et piller le peu de biens qu’il leur restait.

Ce ne sont pas des soldats musulmans qui ont battu et tué un Juif à coup de massue, de coups de pieds à la tête et de coups de crosse de fusil, et qui après « enquête » ont conclu que les soldats avaient «agi correctement». C’étaient des soldats de l’armée israélienne (la force de « défense ») qui ont percé trois trous dans le crâne d’un adolescent palestinien le tuant sur le coup, alors qu’il attendait tout simplement à un arrêt d’autobus, continuant à le frapper alors qu’il gisait inconscient, puis qui ont inventé une histoire comme quoi le jeune homme aurait «sorti un couteau», suggérant qu’il était «mentalement instable». Cet exemple n’est malheureusement que trop typique de la violence perpétrée par des racistes, fanatiques d’extrême-droite et suprémacistes juifs contre ceux qu’ils perçoivent comme des « animaux à forme humaine ».

Ce ne sont pas des musulmans qui ont créé une organisation mondiale nommée  » Ligue anti- diffamation  » (ADL) en vue de défendre les criminels musulmans en jouant la carte raciale et en accusant leurs poursuivants d’être  » racistes « ,  » antisémites  » et coupables de  » crimes haineux « . C’est plutôt un Juif qui a fondé l’ADL du B’nai B’rith, en réponse au lynchage de Leo Frank, président du chapitre d’Atlanta de la société secrète juive du B’nai B’rith, qui avait été reconnu coupable du meurtre de la fillette de 13 ans Marie Phagan qui travaillait à l’usine de crayon de Frank, suivi du lynchage de Frank en réponse à la commutation de sa condamnation à mort à la prison à vie, après que la juiverie organisée ait tenté de jeter le doute sur la culpabilité de Frank en jetant le blâme sur un Noir, même si le meurtre rituel est une tradition juive reconnue. L’ADL a par la suite utilisé pour dénoncer les anti-criminels comme étant des « antisémites » chaque fois que les criminels en question se trouvent à être juifs.

Ce ne sont pas des musulmans qui pour des raisons politiques et pour obtenir des gains financiers, ont démoli le WTC avec des explosifs (nano-thermite) et lancé sur lui des avions télécommandés pour ensuite monter le canular des « pilotes kamikazes juifs » afin de lancer les enquêteurs sur de fausses pistes, en prétendant « investiguer » la démolition tout en promouvant «accidentellement» les mauvaises hypothèses (par exemple, l’utilisation de la bombe-H plutôt que de la thermite), et qui ont ensuite refusé obstinément de considérer une hypothèse qui est conforme avec les éléments de preuve. Ce sont plutôt des Juifs qui ont monté de toutes pièces le canular des « pilotes kamikazes musulmans » et qui ont diffusé des « travaux » fallacieux sur les démolitions, en les hébergeant sur des sites web détenus et dirigés par des juifs.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont fait de la pseudo-science en refusant d’investiguer la présence du bleu métallique à Auschwitz et des explosifs au WTC, afin que leur « enquête » arrive au résultat requis financièrement et motivé politiquement. Ce sont plutôt Jan Markiewicz , Wojciech Gubala et Jerzy Labedz Sehn de l’Institut de Jan Sehm à Cracovie (fraude d’Auschwitz), et les « scientifiques » et « ingénieurs » de la NIST (fraude du WTC).

Ce ne sont pas des musulmans
- qui ont pris les commandes de l’« enquête » sur l’effondrement des tours du WTC, pendant que la FEMA menait une opération de camouflage, mélangeant les tableaux 11-51 et 11-52 de NCSTAR1-9Vol2 dans leur rapport sur l’édifice WTC7, rapport publié deux jours après la mort mystérieuse du témoin oculaire Barry Jennings qui a présenté un témoignage sur les explosions du WTC 7 (4:43: « J’ai été pris au piège quand les deux bâtiments sont tombés ») qui a jeté par terre les hypothèses et conclusions motivées politiquement;
- qui ont été incapables de voir leur erreurs en présumant des températures de gaz fantastiquement élevées afin que cela concorde avec les températures d’acier anormalement élevées, qui ont publié l’hypothèse absurde d’un effondrement basé sur l’« expansion thermique » avec la conclusion logique que la capacité de cisaillement de 180 kip de quatre boulons en configuration assise serait dépassée si l’acier est chauffé de 20 C à 32 C rendant la force capable de résister à l’expansion thermique de 191 kip,
- qui ont affirmé qu’un flambement interne des colonnes du périmètre du WTC1 entre les étages 94 à 100, culminant à 55 pouces à la colonne 316 au 96ème étage, ce qui ne peut être concilié avec le fait que le moment d’inertie des colonnes (ou moment quadratique) était d’au moins 342 ins ^ 4 le long de l’axe mineur, ni avec une déviation maximale de 55 pouces étant donné les conditions aux limites fixées aux deux extrémités et une charge répartie qui aurait dû mener à l’effondrement dans les 102 minutes d’au moins dix étages, dont plusieurs n’avaient pas eu leur protection ignifuge endommagée par un avion et qui ne présentaient aucun incendie. C’est plutôt le NIST, dont les meilleurs scientifiques et ingénieurs ont une connaissance étendue de la nano-thermite, qui ont plus tard affirmé n’avoir trouvé « aucune preuve » d’explosifs au WTC et qui ont admis ne pas avoir pris la peine d’en rechercher la trace. Les auteurs du 11 septembre devaient s’assurer que les responsables de l’ « enquête » sachent ce qu’ils ne devaient pas trouver.
indépendamment du fait qu’aucune tour avec une structure acier ne s’est jamais effondrée à cause des « incendies » ou des « impacts », à l’exception des trois tours du WTC le 11 septembre;

Ce n’est pas un musulman qui a annoncé le dimanche 16 septembre 2001 qu’un « passeport du pirate de l’air » (supposément celui de Satam al Suqami) a été trouvé « à plusieurs pâtés de maisons des ruines du WTC », alors que d’autres rapports affirmant que le passeport a été trouvé « dans les environs de Vesey Street ». C’est plutôt l’ancien commissaire de police Bernard Kerik, qui a été inculpé en novembre 2007 sur plusieurs chefs, y compris celui de mensonge, de fraude et de complot, ce qui est cohérent avec le fait que les lois de l’aérodynamique imposent que le passeport ait été trouvé dans les environs de Liberty Street. Le scénariste a oublié que Suqami était censé être sur le vol AA11 provenant du nord, et parmi plusieurs tentatives de la part des autorités d’évaluer où le passeport aurait dû être trouvé, aucune n’était correcte!

Ce ne sont pas des musulmans qui ont tué JFK. Ce sont des Juifs.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont volé les élections en exploitant des machines de vote électronique, qui ont biaisé les résultats de telle sorte que la probabilité de revirement dans plusieurs États, tel qu’observé dans les résultats, était de 250 millions contre un. C’est George W. Bush.

Ce ne sont pas des musulmans qui présentent des traits de mégalomanes suprémacistes en référant à leurs ennemis comme étant des « sauterelles », des « bêtes », des « crocodiles » et des « cafards ». Ce sont plutôt des Juifs.

Ce n’est pas un musulman qui a mis en place un schème de Ponzi qui a engouffré 50 milliards $. C’est un Juif.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont fait un disque sur le « Wall Street Shuffle », dont certaines chansons incluent des références scatologiques. Ce sont des Juifs.

Ce ne sont pas des musulmans qui gouvernent le monde par procuration et obtiennent que d’autres se battent à mort à leur place dans des guerres. Ce sont plutôt des Juifs, dont le modus operandi est de sélectionner des populations d’accueil riches qui les laisseront entrer, posant comme leur « allié », tout en les drainant de leur argent durement gagné, utilisant la tromperie pour amener leur hôtes à combattre des nations plus pauvres, récoltant le butin de guerre, comme l’opium afghan, les billions perdus du Pentagone, les fonds du programme « Pétrole contre nourriture », etc., ainsi que d’autres escroqueries opportunistes telles que le retrait massif électronique de 550 milliards $ des banques. Note: certains rapports avancent à tort que la date de cet événement est le jeudi « 15″ septembre 2008, alors que ce devrait bien sûr être le 11 Septembre, soit le jeudi précédent le 15 Septembre.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont été expulsés de nombreux pays à de nombreuses reprises, ce sont des Juifs qui continuent à se faire expulser dès que l’hôte réalise que la seule loyauté des Juifs est envers leur propre tribu, plutôt qu’envers le pays hôte, devant lequel les juifs se font passer pour des « alliés ».

Ce ne sont pas des musulmans qui ont déclenché une guerre mondiale en 1914 dans l’espoir de lancer avec succès leur canular des « six millions » de victimes assassinées, afin d’obtenir leur propre pays et de s’attirer une part importante de la richesse mondiale en « compensations », qui ont échoué, mais qui ont aussi profité de l’occasion pour annexer et piller la Russie en se livrant à de l’oppression et à d’horribles effusions de sang pour régler de vieux comptes avec les Russes qui les avaient chassés à l’ouest, loin de leur Khazarie natale. Ce sont plutôt des Khazars (faux) « Juifs ».

Ce ne sont pas des musulmans qui ont fait exploser la voiture de François Duprat, le tuant et mutilant sa femme; qui ont battu le Dr. Robert Faurisson au moins dix fois, le laissant avec une mâchoire brisée / des dents brisées / presque tué plusieurs fois / hospitalisé plusieurs semaines à l’hôpital, persécuté dans des batailles judiciaires, fait perquisitionner son domicile par la police; qui ont tenté de tuer Ernst Zundel au moins trois fois dans des incendies criminels et attentats à la bombe, l’ont fait déporter lui et Germar Rudolf en Allemagne pour être emprisonnés pendant des années; qui ont battu Jurgen Rieger le laissant inconscient et fait sauter sa voiture; qui ont battu David Cole, menacé de le tuer avec sa famille; qui ont persécuté et battu Joseph Burg; qui ont attaqué Frank Walus sept fois et passé proche de le tuer dans une attaque à l’acide; qui ont forcé Ivan Lagacé à démissionner de son poste d’expert crématoire sous les menaces incessantes par des voyous de la Ligue de Défense Juive (JDL); qui ont perpétré de nombreux attentats terroristes en France (acide sulfurique jeté au visage, attaques avec des barres de fer, bâtons de base-ball, gaz vaporisé, excréments épandus sur le sol); qui ont jeté l’historien David Irving en prison pendant plus de 400 jours avant qu’il soit libéré suite à l’appel d’une sentence de trois ans d’emprisonnement pour avoir prononcé deux discours et donné une entrevue à un journal 16 ans plus tôt; qui ont fait emprisonner le Dr Frederick Toben en Allemagne dix mois après qu’il ait publié ses opinions sur son site australien; qui ont imposé à des dizaines d’autres des peines d’emprisonnement, des amendes et ruiné financièrement par le démolissage de la réputation et des batailles judiciaires. Ce sont plutôt des Juifs qui tentaient d’étayer leur propre version de la « vérité » qui leur profite énormément depuis des décennies.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont fabriqué un canular sur « six millions » de leurs congénères « assassinés », échafaudant une théorie de la conspiration dénuée de preuve à propos d’un complot visant à les exterminer dans des « chambres à gaz » qui – par le biais d’une énorme et illégitime saisie de terres – leur a permis d’obtenir leur propre État souverain, des profits colossaux en « compensations », des centaines de milliards de dollars en « aide » provenant de l’étranger, des « garanties de prêt », des dispensations / subventions de paiements d’intérêts, etc., tout cela leur servant désormais d’« épée et bouclier » pour pratiquer l’apartheid, opprimer et tuer leurs ennemis en toute impunité. Ce sont plutôt des Juifs.

Ce ne sont pas des musulmans qui ont été pris en flagrant pour avoir dessiné de la fausse « fumée » sur des photographies de guerre du camp d’Auschwitz. C’est plutôt le Centre Simon Wiesenthal, dont le rôle de gardien de la vérité est aussi approprié que d’offrir au comte Dracula la direction d’une banque de sang.

Ce ne sont pas des calculs musulmans qui estiment que la somme d’un ensemble de variables a + b + c + d + e… reste constante à « six millions », lorsque plusieurs variables fluctuent vers le bas, par exemple, de quelque trois millions et de la moitié de cela, en l’absence de toute révision vers le haut. C’est plutôt motivé financièrement et politiquement par des « calculs » juifs.

Ce n’est pas la chimie et la physique musulmanes qui soutiennent que des cadavres peuvent être consumés par incinération rapidement et économiquement, avec entre une livre et un kilo de charbon par cadavre, alors que les briques des fours crématoires ne sont même pas remplacées après quelques 20 000 crémations (ce qui est un peu comme s’attendre à ce qu’une Trabant soit capable de faire 100 000 miles non-stop à 100 mi/h avec 100 litres d’essence et quelques cannettes d’huile à moteur). C’est plutôt motivé politiquement et financièrement par la « physique » et la « chimie » juive.

Ce ne sont pas les musulmans – ni même la « police russe » – qui se comportent comme s’ils avaient écrit Les Protocoles des Sages de Sion. C’est plutôt la juiverie internationale, et si ça siffle comme un serpent et sonne comme un serpent à sonnette, ce n’est pas exactement bénin.

Ce n’est pas le « musulman international » qui a beaucoup de comptes à rendre. C’est plutôt le Juif international.

Le silence médiatique évident au sujet de l’effondrement de la théorie officielle de la conspiration du 11 septembre a démasqué les grands médias comme étant « les chiens de garde qui n’ont pas jappé ».

lien: ici

Le NPA attaque dans un article Dieudonné , Amed Moualek , Soral , Gouasmi ,Skandrani ….

Dieudonné : l’idiot utile de l’extrême droite en procès

 

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«Attentat humoristique»

Palais de justice de Paris, 22 septembre 2009. Pour se défendre de l’accusation dont il est l’objet, Dieudonné invoque devant le tribunal la «liberté d’expression» et assume cette nouvelle provocation qu’il nomme un «attentat humoristique» comme «système de promotion de son humour», se posant en victime d’un système dans lequel il «n’a pas les moyens de se faire entendre». Que pense-t-il des thèses de Mr. Faurisson, condamné plusieurs fois pour «contestation de crime contre l’humanité»? «Le négationnisme, ça ne me concerne pas (…), je ne sais pas trop ce qu’est le révisionnisme.»

Et pourtant, le palais de Justice de Paris semblait ce jour-là être le lieu de rendez-vous des principales figures internationales du négationnisme. Outre Robert Faurisson (qui était bien présent au tribunal, même si il s’était fait représenter par son avocat, contrairement à ce qu’ont pu dire certains médias), on a ainsi pu noter la présence de l’anglo-australienne Michelle Renouf, qui, lorsqu’elle ne participe pas à des meetings du British National Party (ou à la conférence de Téhéran de Décembre 2006), est très active dans le soutien judiciaire aux négationnistes. Etaient également présents Peter Rushton, figure de l’extrême droite britannique la plus radicale, ainsi que Guillaume Fabien Nichols, qui est un des plus proches collaborateurs de Robert Faurisson et son traducteur en anglais.

Si on ne peut attribuer directement à Dieudonné la présence de ces soutiens historiquement liés à Faurisson, prétendre ignorer les opinions de ce dernier relève au minimum de la mauvaise foi, comme nous le montre la présence à l’audience de Ginette Hess-Skandrani: exclue des Verts en 2005 pour proximité avec les milieux négationnistes, celle-ci était n°6 sur la Liste «Antisioniste» menée par Dieudonné lors des élections européennes de Juin 2009. De nombreuses figures de cette liste étaient également présentes pour soutenir Dieudonné, comme Ahmed Moualek (animateur du site «La banlieue s’exprime», qui traitera en plein tribunal quelqu’un de «juifiste»…), Charles Alban Scheppens (ancien cadre du Renouveau Français et président de la Fraternité Franco-Serbe), ainsi que Thomas Werlet, dirigeant du Parti Solidaire Français, l’ancienne «Droite socialiste» dont plusieurs membres furent impliqués dans une fusillade contre des habitants d’une cité de l’Essonne en Juin 2008. Dieudonné fut également accompagné jusqu’au tribunal par une de ses désormais vieilles connaissances: Frédéric Chatillon, ancien chef du GUD (duquel sont issues Unité Radicale, groupuscule auquel appartenait Maxime Brunerie, puis les Identitaires), un des principaux diffuseurs d’écrits révisionnistes au Moyen-Orient, avec qui il s’était rendu au Liban et en Syrie en 2006, en compagnie de Thierry Meyssan, Alain Soral et Marc Georges (de Egalité et Réconciliation, association «rouge-brune»), Ahmed Moualek et Ginette Skandrani. Mais Dieudonné ne doit certainement pas se sentir «concerné» par leurs opinions, qu’il ne doit d’ailleurs «pas trop» connaitre…

Antisémitisme: nouveaux visages, vieilles recettes

Comment le militant antiraciste marqué à gauche qu’était Dieudonné dans la seconde moitié des années 1990 en est-il arrivé là? Au cours des années 2000, il agrémente sa bataille pour la reconnaissance et la mémoire de l’esclavage des Noirs de propos qui dépassent la logique de concurrence des victimes dont il se fait désormais le relais. Dès 2002, Dieudonné parle dans une interview donnée au site blackmap de «lobby très puissant qui a le monopole de la souffrance humaine et qui ne nous reconnaît absolument aucune existence! [...] le lobby juif déteste les Noirs, vraiment! Étant donné que le Noir, dans l’inconscient collectif, porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c’est leur business!». Progressivement, Dieudonné va se réapproprier tous les clichés et les thèmes traditionnels d’un antisémitismequ’il masquera par un engagement «antisioniste»(il sera présent avec Alain Soral en 2004 sur la liste Europalestine, avant d’etre écartés de l’association pour «fréquentations douteuses»): le «lobby sioniste», qui devient parfois «des juifs» ou même «les Juifs» deviennent les seuls boucs émissaires de la souffrance des Noirs; dénonciation d’une «main basse sur les médias», du «Dieu argent», de la «pleurniche internationale»… Assez logiquement, Dieudonné en vient à fréquenter l’extrême droite qu’il avait autrefois combattue: après avoir donné au début 2006 une interview au «Choc du mois», le cap du symbolique est franchi lorsqu’il se rend la même année à la fête du Front National, où sa rencontre avec Le Pen (qui deviendra le parrain d’une de ses filles) est orchestrée sous l’œil des caméras…

Cette «reconversion» de Dieudonné aboutit au printemps 2009 à la constitution de la Liste Antisioniste, conglomérat de négationnistes, d’intégristes chiites, de complotistes, de catholiques traditionalistes, de «rouges-bruns», sous la houlette de Yahia Gouasmi (président du Centre Zarah) et de Alain Soral, alors fraîchement éconduit de la liste du FN dont il convoitait la première place. Se drapant sous la bannière de l’antisionisme, l’objectif est, en recyclant de vieilles thématiques d’extrême-droite aux cotés de «représentants» de communautés minoritaires et discriminées (Dieudonné pour les Noirs, Gouasmi pour les musulmans), de les diffuser auprès de franges de la population à priori hostiles à l’extrême-droite «traditionnelle», notamment dans certaines banlieues, et de semer une confusion dans des repères politiques qui n’en avaient déjà pas besoin. Si cette liste n’a obtenu que 1,4% des voix, elle n’en a pas moins rencontré un écho certains auprès de populations opprimées qui se sentent légitimement lésées dans la reconnaissance de leurs souffrances actuelles (racisme) et passées (esclavage et colonialisme), et qui se reconnaissent dans la lutte du peuple palestinien.

Un danger pour le mouvement de solidarité avec la Palestine

La confusion politique entretenue par l’extrême droite sous toutes ses formes entre antisionisme et antisémitisme (et par ailleurs alimentée par le chantage à l’antisémitisme qui rend difficile toute critique de la politique israélienne) est bien évidemment dangereuse pour le mouvement antiraciste et anticolonialiste de soutien au peuple palestinien. Ainsi, lors de la manifestation parisienne du 24 janvier 2009 pour dénoncer le massacre de Gaza, plus d’une centaine de militants d’extrême droite, sous la houlette du Parti Anti Sioniste de Yahia Gouasmi, avaient tenté (sans succès grâce à l’intervention du service d’ordre de la manifestation) de se joindre au cortège.

Le 8 juillet, suite au saccage de la librairie parisienne Résistance(s) (tenue par la CAPJPO-Europalestine) par des membres de la LDJ a lieu un rassemblement de soutien, lors duquel prend la parole (parmi une vingtaine d’intervenants) un certain John Bastardi Daumont, jeune avocat inconnu des organisations présentes. Il ne l’est désormais plus, puisque ses clients sont Paul-Eric Blanrue (auteur de «Sarkozy, Israël et les Juifs», et proche de l’extrême droite et du milieu négationniste) et… Robert Faurisson, comme nous en avons la confirmation depuis le 22 septembre. Ce dernier exemple montre à quel point les organisations actives dans le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien doivent être vigilantes, sous peine de faire perdre toute crédibilité à un mouvement qui n’en a vraiment pas besoin, et de renforcer l’extrême droite.

Car sous prétexte d’antisionisme, c’est bien de cela qu’il s’agit. Dans une interview à la revue identitaire Réfléchir et Agir (n°33, Automne 2009), à la question «Ne faites vous pas fausse route en combattant le sionisme qui est la défense des intérêts d’Israël plutôt que le projet politique du judaïsme qui est le gouvernement mondial?», Dieudonné répond: «Je combats comme vous ce projet mondial mais le sionisme me parait être la représentation la plus claire de cela en termes politique, financier et militaire.» CQFD.

«La France n’existe plus, nous sommes désormais une colonie israélienne»

Quel que soit le jugement rendu par le tribunal le 27 octobre prochain, Dieudonné a déjà montré quelles étaient ses vraies motivations. Les nôtres restent intactes: soutenir le peuple palestinien, lutter contre tous les racismes et l’extrême droite, quelle que soit son visage et où qu’elle se présente.

Alexandre

Article d’Alexandre qui à le courage de marquer son prénom,mais comprenons par cette article que notre bobosancenot se soumet clairement à l’entité sioniste,allez Antifascistes encore un effort… si vous voulez l’être vraiment !Jean Bricmont vous donne une piste !

NPAttali description

 

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par pensetouseul
 

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