Les tout premiers colons de la Martinique étaient juif

 La créolité et les Juifs de la Martinique

Les tout premiers colons de la Martinique étaient juif dans sionistes xdhbtbov

Esclavage : La Caze de Jacob Gabaye dit Samuel 32 ans, Rachel sa femme 31 ans, Rachel sa mère 71 ans, Jacob 4 ans, Ester 9 ans, Sara 8 ans, Ricque 6 ans, Bienvenu 2 ans, Judie 6 mois.

Possession : 1 nègre de 41 ans, 3 négresses de 21 à 60 ans et 1 négrillonne de 8 ans !

 L’on ignore trop souvent que des Juifs figurent parmi les tout premiers colons de la Martinique. Moins de trente ans, en effet, après que Belain d’Esnambuc eut pris possession de l’île au nom de la France, quelques Juifs hollandais fuyant le Brésil, à partir de Recife, principalement, après sa conquête par les Portugais en 1654, trouvèrent refuge dans la partie nord-est de la Martinique qui porte encore le nom de Petit-Brésil3. Bien qu’on leur doive l’introduction des techniques permettant la cristallisation et le raffinage du sucre – avec la construction des canaux d’irrigation et des moulins à eau et à vent, ces « anciens marranes4 » furent l’objet des persécutions officielles. En 1659, sous la pression des jésuites, le droit de commerce leur fut dénié ; en 1685, Louis XIV ordonna leur expulsion de l’île. Leur nombre ne dépassait pas quatre-vingts. Quelques-uns s’enfuirent vers la Barbade, d’autres devinrent conversos, c’est-à-dire chrétiens sous la contrainte.

  Après cela, les Juifs restés à la Martinique s’épanouirent sur le plan économique, l’interdiction de commerce avait été modifiée ; les Juifs qui refusaient de pratiquer le commercedurant le shabbat étaient soumis à une amende. On pouvait mesurer leur richesse au nombre d’esclaves en leur possession : cent exactement. Ils étaient relativement libres de pratiquer leur religion :

Les Juifs qui sont établis ici emploient les samedis à faire leurs cérémonies, obligeant leurs nègres et engagés d’observer leur Sabbat et de travailler le dimanche et se montrent en public durant le deuil de l’Eglise qui dure depuis le Jeudi Saint jusqu’au dimanche de Pâques, contrairement à ce qui s’observe dans tous les milieux de l’Europe où on les tolère.

(Lettre du Gouverneur de Baas, le 1er août 1669).

 Cependant, encore une fois, dans les Caraïbes françaises comme en Europe, les Juifs eurent à subir le ressentiment de ceux qui voyaient dans leurs prouesses économiques une menace sur le commerce :

Je crois qu’il est nécessaire que le Roi envoie un règlement à l’égard des Juifs, ils ont des terres, des maisons en propre, ils ont des esclaves chrétiens, et quantité de commis chrétiens, ils font quasi tout le commerce, et se multiplient beaucoup, de sorte que le commerce est presque tout tenu par ces gens‑là.

(Lettre au roi, 19 novembre 1680)5

 En tête de ces premiers Juifs martiniquais figurent Jacob Gabaye, un résident de Saint-Pierre, la première capitale de la Martinique, sur la propriété duquel se trouvaient une synagogue rudimentaire et un cimetière juif ; Jacob Louis, de Rivière-Salée ; Abraham Bueno, du Marigot ; Isaac Le Tob, du Carbet ; et surtout Benjamin Da Costa, pionnier de la culture du cacao, de la canne à sucre et de l’extraction de l’indigo. Le chocolat et les confitures de fruits de Da Costa, préparés selon les recettes qu’il avait apprises des indigènes, les Indiens Caraïbes exterminés par la suite, étaient vendus à Amsterdam, Bordeaux et Bayonne. En introduisant le processus de raffinage du sucre à la Martinique, Da Costa allait changer le visage de l’île.

 Or, ces Juifs n’étaient pas enfermés dans un ghetto ; la conscience des jésuites de l’île était à la torture :

Ils se mêlent impunément parmi les chrétiens, boivent et mangent avec eux et sous prétexte de trafic et de commerce abusent des personnes simples et corrompent l’innocence des femmes et des filles chrétiennes… Les enfants jouent indifféremment avec les enfants chrétiens.

(Lettre du 13 février 1683)6.

13L’article 1 du fameux édit de mars 1685, le document qui par ailleurs régularise la pratique de l’esclavage dans l’empire français, rend officiel l’ordre d’expulsion des Juifs promulgué par Louis XIV : « Enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos Isles tous les Juifs qui y ont établi leur résidence auxquels comme aux ennemis du nom chrétiens nous commandons d’en sortir… »

  Sur place, l’application des lois antijuives laissait plutôt à désirer : en 1695, la chancellerie française fit remontrance au gouverneur de la Martinique, le comte de Blénac pour avoir permis à six familles juives de rester sur l’île en lui rappelant « qu’il ne soit permis à aucun marchand, ou autre faisant profession de la religion juive de s’établir dans les îles et colonies françaises de l’Amérique…7 ». Il faut croire que le comte de Blénac s’empressa d’obéir à ce rappel à l’ordre et fit appliquer l’ordonnance antisémite de Sa Majesté.

  Dès 1727 cependant, les Juifs réapparurent à la Martinique. Parmi eux se trouve, en1728, Abraham, âgé de vingt-deux ans, fils d’Antoine issu de l’éminente famille Gradis originaire de Bordeaux. Abraham travaillait en étroite collaboration avec son frère David en tant que représentant de la compagnie chargée d’approvisionner la Marine (surtout en rhum) et qui portera plus tard le nom des Gradis. Abraham, célibataire sans enfants, mourut à l’âge de trente-deux ans laissant un testament notarié par lequel il léguait ses biens à ses deux sœurs, célibataires elles aussi, Judith et Rebecca. Les autorités françaises annulèrent le testament ; le trésor royal s’appropria l’héritage sous prétexte qu’un Juif n’avait aucun statut légal sur l’île8.

  La famille Gradis prospéra néanmoins en même temps que l’industrie sucrière. Leur plantation se trouvait à Basse-Pointe, sur la côte nord, tandis que la plantation de la famille Depaz, Lopes Depaz fit ses débuts comme courtier chez les Gradis, était établie près de Saint-Pierre9. En 1764, apparemment dans le but de régulariser son statut, « la communauté des marchands de la nation hébraïque demeurant tout en cette isle » supplia le roi d’autoriser leur résidence, la construction de leurs usines sucrières et la manufacture de leurs produits. Tacite ou officielle, l’autorisation royale fut semble-t-il accordée. Comme sucre des îles dans le café créole, les familles juives de l’Ancien Régime se fondirent graduellement dans la société antillaise. Certains, comme les Depaz, en s’assimilant, s’intégrèrent dans le cercle des « békés »10 comme est désignée l’aristocratie catholique blanche de l’île. D’autres, comme les Bueno (devenus Lebon) et les Lévy11, semblent avoir transmis leur nom à quelques noirs et métisses à qui les origines sémitiques de leurs ancêtres (probablement propriétaires d’esclaves) échappent complètement. Après l’éruption de la Montagne Pelée qui annihila Saint-Pierre en 1902, peu de traces subsistent de l’ancienne présence juive à la Martinique à l’exception unique des distilleries de la famille Meyer12. Il revint au régime collaborateur de Vichy de ranimer le spectre de l’antisémitisme sur une île comptant si peu de Juifs en son sein.

3  Certains de ces réfugiés en provenance de Recife se sont retrouvés à la Nouvelle-Amsterdam, devenant les premiers Juifs de la ville qui s’appellera plus tard New York.

4  L’expression est de Roth (1932), p. 229. Pour certains, le terme marranos est péjoratif. Le lecteur peut lui substituer celui de conversos.

5  Réponse du 19 novembre au décret royal, citée par Zvi Loker. Jews in the Caribbean. Evidence on the history of the Jews in Caribbean zone in colonial times. Misgav Yerushalayim : Institute for research on the Sephardi and Oriental Jewish heritage, 1991. p. 199.

6  Cité par J. Petitjean-Roget, « Les Juifs à la Martinique sous l’Ancien Régime », Revue d’histoire des colonies, 1957, p. 150.

7  Locker, op. cit, p. 203.

8  Judith et Rebecca vivaient elles-mêmes en France. L’affaire fut encore compliquée par le fait que l’un des beaux-frères d’Abraham, Cousteault, avocat au Parlement, se réclama de l’héritage sur la base de sa « différence de religion ». En effet, l’une des soeurs avait épousé Cousteault après s’être convertie au christianisme.

9  Une étoile de David orne encore l’entrée de l’habitation principale. Les origines de la famille Depaz remontent à la ville de Livourne, en Italie.

10  Jean François Depaz avait été formellement baptisé neuf ans avant son arrivée en 1770 (cf. Bruneau-Latouche et Cordiez 2002), mais comme la plupart des conversos, sa famille avait préservé certains éléments des coutumes et de la symbolique juives. Une autre famille de békésnotoires, les (Wielle) de Reynal aurait aussi des origines juives.

11  Après plusieurs rencontres et entretiens téléphoniques avec les deux douzaines de familles inscrites dans l’annuaire sous le nom Lévy, Levi ou Lévi, il appert qu’elles n’ont guère conscience des origines juives de leur patronyme.

12  Les Meyer sont arrivés à la Martinique en provenance du Danemark. Même au plus chaud de l’affaire Dreyfus, une étoile de David ornait les étiquettes sur lesquelles ils vantaient la haute qualité de leur rhum (entretien personnel avec Léo Elizabeth).

Lien: http://plc.revues.org/823?lang=en#tocfrom1n3

Lien utile:

Chrétiens blancs esclavagistes ? Le Rôle Choquant des Juifs dans l’Esclavage

 

Pour les juifs d’Europe-Israel les métis sont antisémites !

Pour les juifs d'Europe-Israel les métis sont antisémites ! dans actu 1-300x225Je le disais, il n’y a qu’un instant, on a vainement assommé, grillé, pilonné les Juifs, pendant des siècles et sur la superficie de tous les empires. Ils sont forcés par Dieu, invinciblement et surnaturellement forcés, d’accomplir les abominables cochonneries dont ils ont besoin pour accréditer leur déshonneur d’instruments de la Rédemption.
Léon Bloy Le Salut par les Juifs

La communauté du plantage de clou sur croix a une dent contre les deux métis Yannick Noah et Dieudonné,  suite à une photo prise à la main d’Or (photo ci-dessous). Ce qui amène ces juifs dominateurs à une réflexion surprenante via un certain Axel Rehouv’ (1):

Que Yannick Noah aille au spectacle de Dieudonné, cela n’a rien d’étonnant. Malheureusement le métissage crée souvent l’antisémitisme et la haine de l’homogénéité en général.

Comment voulez-vous que des gens issus de la rencontre hasardeuse de deux cultures opposées (et n’étant en général considérés comme, ni de l’une ni de l’autre), puissent supporter l’idée d’un peuple qui maintien la sienne depuis plus de 3500 ans ?

Les métis de France vont être heureux de savoir qu’ils ont le cul entre deux chaises et qu’ainsi ils jalousent un peuple élu (même si personne n’a voté pour lui) détesté sur tous les continents, par toutes les cultures les plus divers et variés, éjecté de tous les pays et de tout temps dans l’histoire et ce depuis 3500 ans, voleurs de terre, assassins d’enfants, femmes, hommes Palestiniens à Gaza. En effet, il y a de quoi jalouser !

Axel Rehouv’ poursuit :

Ceci n’est bien évidemment pas une règle absolue. Il y a beaucoup de métisses qui vivent leur double culture avec simplicité et intelligence. (Traduction : qui ferment leur gueule et ne critique pas Israël)

En revanche le métissage comme idéologie telle qu’évoquée par Dieudonné, n’est qu’une sorte d’eugénisme moderne. Détruire les spécificités en les dissolvant dans le chaos, ce que Dieudonnée appelle « la déchéance de l’homme blanc » (Traduction : laissons la race juif et Béké prospérés)

Voici la phrase de Dieudonné incriminée par les sieurs juifs du sang pur par la maman : « Le Béké est fini… La survie ne tient que dans le métissage. Et moi, j’observe, avec le sourire, sa déchéance »

Dieudonné parle ici des personnages comme «l’un des derniers maîtres béké de la Martinique» Alain Huygues-Despointes qui déplore que les historiens ne s’intéressent pas «aux bons côtés de l’esclavage» et explique «vouloir préserver sa race», déclarant : «Quand je vois des familles métissées avec des Blancs et des Noirs, les enfants naissent de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie.»

Voilà de qui parle Dieudonné, il vise cette domination béké qui détient la majorité des richesses aux Antilles et qu’Europe Israël soutient évidement, rappelons que les juifs se reconnaissent comme tels par le sang de leur mère, la race pure !

Sauf que le résultat du métissage ne plait pas toujours aux juif dominateurs, car ça donne aussi du Dieudonné, qui ne compte pas se soumettre aux juifs ou aux békés.

Mais pire encore, que dire alors d’eux :

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Soyons clair, on est passé à une autre étape, le chantage à l’antisémitisme on se tartine le fion avec, c’est fini cette comédie hollywoodienne, le peuple Français a décidé de se lever contre votre pleurniche qui n’a pour but que de soutirer de l’argent aux peuples, le peuple Français ne se gène plus pour glisser des quenelles, le peuple Français est derrière Dieudonné … Fini la fête, maintenant ça va Zouker !

(1) Yannick Noah chez Dieudonné: métisses et antisémites

L’article a été effacé du sit Europe-Israël, craignant certainement une plainte de Yannick Noah ou Dieudonné. Vous pouvez voir l’article sur ce lien :

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.europe-israel.org%2F2013%2F03%2Fyannick-noah-chez-dieudonne-metisses-et-antisemites%2F+&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=ubuntu

Le commentaire d’un certain Armand Maruani à été validé par Europe Israel :

A voir ces photos on se croirait au zoo de Vincennes . A les regarder on a envie de se faire un safari .

Je vous mets ci dessous l’article incriminé :

Message sous le tweet:

« Hier soir à la main d’Or, une quenelle smashée !! #Dieudo#Yannicknoah #quenelle #foxtrotpic.twitter.com/Cr7QuEHRB0?

Rappelons que:
Dieudonné sur les français dits « de souche »:
»Le Béké (le « Gros Blanc ») est fini… La survie ne tient que dans le métissage. Et moi, j’observe, avec le sourire, sa déchéance ».

Sur les juifs:
»les Juifs, c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première ».
« ben Laden inspire le respect »
« La Shoah cette pornographie mémorielle »
Faurisson invité pour recevoir le prix de l’infréquentabilité.

Puis bien évidemment, son soutien à Chavez, Ahmadinejad, au Hezbollah (responsable de plus de 28 morts français sur le sol français dans les années 80).

Que Yannick Noah aille au spectacle de Dieudonné, cela n’a rien d’étonnant. Malheureusement le métissage crée souvent l’antisémitisme et la haine de l’homogénéité en général.

Comment voulez-vous que des gens issus de la rencontre hasardeuse de deux cultures opposées (et n’étant en général considérés comme, ni de l’une ni de l’autre), puissent supporter l’idée d’un peuple qui maintien la sienne depuis plus de 3500 ans?

Ceci n’est bien évidemment pas une règle absolue. Il y a beaucoup de métisses qui vivent leur double culture avec simplicité et intelligence.

En revanche le métissage comme idéologie telle qu’évoquée par Dieudonné, n’est qu’une sorte d’eugénisme moderne. Détruire les spécificités en les dissolvant dans le chaos, ce que Dieudonnée appelle « la déchéance de l’homme blanc ».

Captures :

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Pensetouseul

Chrétiens blancs esclavagistes ? Le Rôle Choquant des Juifs dans l’Esclavage

Chrétiens blancs esclavagistes ?  Le Rôle Choquant des Juifs dans l'Esclavage dans reportage 2011-04-03-juif-sioniste-profiteur-et-trompeur.big_David Duke cite les historiens Juifs qui attestent du rôle dominant des Juifs dans l’esclavage en occident depuis au moins l’époque des Romains.

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David Duke décrit la censure des médias concernant ses révélations sur le rôle dominant des Juifs dans le commerce d’esclaves.

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christo11 esclavage dans reportagechristoj Juifchristo3christo5jchristo7

Pensetouseul

SAINT DIEUDONNÉ

 

http://www.alterinfo.net/photo/1177865-1521803.jpgENFIN un comique pas drôle ! Un comique qui prend son métier tellement au sérieux qu’il revendique le droit de rire de tout, c’est-à-dire d’Israël… Car allons à l’essentiel : la question « Peut-on rire de tout ? » ne se poserait pas si ce « tout » n’était pas Israël. Je soupçonne même cette question d’avoir été inventée pour qu’on évite de demander sans arrêt « Peut-on rire d’Israël ? », ce qui finirait par être gênant. Les humoristes qui rigolent de tout sauf d’Israël savent très bien qu’ils ne rigolent de rien. Ils tournent autour du tabou comme des Indiens autour d’un totem.

Seul parmi les chefs peaux-rouges, Dieudonné a déterré la hache de guerre ! Lui, le métis pince-sans-rire, le glacial barbu ironico-illuminé, qui était bien parti pourtant pour jouer à jamais le rôle du gros Nègre marrant aux côtés du petit Juif teigneux dans des sketches labellisés « antiracistes », se retrouve soudain métamorphosé en vilain monsieur tout blanc, tout blond, les yeux clairs, parlant allemand et faisant le salut nazi en pleine France de 2004 !

Dieudonné s’est expliqué calmement. Il a dit qu’il attaquait seulement Sharon et surtout le soutien d’Israël à l’Afrique du Sud, qu’en tant qu’athée chevronné il se sentait le droit de bro­carder les rabbins comme les curés ou les imams, qu’il n’avait rien contre les Juifs mais trouvait répréhensible la politique de la droite israélienne et critiquables ceux qui la défendent icicomme là-bas. Peine perdue. Babillage de grillé. Remplissage d’un trou à jamais vide. C’est fait, c’est bon, c’est déchiré. Pas de points de suture pour réparer le mal. Dieudonné, après tant d’autres, et avant bien d’autres encore, aura été vert-de-grisé par ceux qui ont toujours le bon droit avec eux, les gentils méchants, les vigilants lyncheurs. Pour Dieudonné, le Ku Klux Klan existe encore.

L’affaire a tourbillonné si haut qu’on a vraiment cru qu’il méritait la corde. Pour avoir fait quoi ? Un sketch chez Marc-Olivier Fogiel en hommage à son ami Jamel Debbouze. Dieu-donné, méconnaissable, sous une cagoule de nationaliste corse et un treillis militaire de Tchétchène, la voix transformée, lisait un tract censé ironiquement mettre en garde la France contre le dangereux perturbateur maghrébin Debbouze. Son person­nage portait aussi un chapeau de rabbin et des papillotes. Il représentait un intégriste israélien qui voyait dans la présence de Jamel sur le plateau de télévision « un acte antisémite » (sic !), un terroriste menaçant qui disait s’être récemment converti au fondamentalisme sioniste et qui finissait par encourager les jeunes gens dans les cités à « rejoindre l’axe du Bien, l’axe américano-sioniste ». Textuel. Je dis textuel car ce sketch, peu l’ont vu, tout le monde en a parlé et personne n’en a lu le texte. Le texte du sketch !

Sur le coup, Jamel et les autres invités et même Fogiel et sa cointervieweuse étaient écroulés de rire comme si, de toute façon, ça ne pouvait pas ne pas être drôle puisque c’était signé par un humoriste. Heureusement, le sketch n’était pas drôle, il était juste fait pour foutre la merde et pour imaginer ce qu’un colon israélien totalement fanatique pourrait lancer comme discours belliqueux sur les plateaux de télévision si on l’invi­tait.

L’hallucination fut si collective que tous les journalistes-moutons ont certifié qu’à la fin Dieudonné avait prononcé un « Heil Israël ! » ou un « Israël heil ! » qu’un revisionnage attentif de l’émission par les esprits les plus mal tournés ne permet pas d’entendre. Pourquoi pas « Heil-sra-Heil ! » tant qu’ils y sont ? C’est toujours la même histoire, il y a de quoi devenir une victime ! Des éléments « sulfureux » jetés en vrac sur la table suffisent à accuser le comique de tous les crimes. En faisant un peu n’importe quoi, Dieudonné a touché juste.

L’expression « américano-sioniste » jugée comme une provocation infâme (alors que c’est un terme qui dans tous les pays moyen-orientaux, y compris Israël, est courant), est devenue un concept politique que les spécialistes bien rangés se font une joie d’analyser. Ceux qui disent que l’antisémi­tisme et l’antisionisme c’est pareil n’arrivent pas à prouver que le sémitisme et le sionisme sont différents. Il y a encore plus de Juifs sionistes que d’antisionistes antisémites.

L’ausweis pour être bien accueilli dans les médias, c’est de dire d’abord que le sketch de Dieudonné était raté. C’est comme à la douane. A une époque, c’était « Je suis contre le Front national », Aujourd’hui, c’est « Le sketch de Dieudonné ne m’a pas fait rire ». Bientôt, tout comique qui fait un sketch « pas drôle » sera immédiatement ostracisé. Il y a d’ailleurs un lien entre le fait de ne plus faire rire, alors qu’on est censé être payé par la société pour ça, et être accusé d’antisémitisme. C’est pourtant le sketch le plus réussi depuis très longtemps dans le domaine de l’humour en France, justement parce qu’il n’était pas drôle. Il y en a marre de cette obligation à se marrer. La culture du rire, c’est comme la culture du résultat. Merde à l’humour ! Le rire, c’est ringard. C’est le devoir d’un comique aujourd’hui de ne plus faire rire du tout : un one man show tragique qui n’arracherait pas un sourire : voilà l’avenir !

Dieudonné est un pionnier. On en était venu à dire que par l’humour on pouvait tout faire passer, que c’était le moyen idéal pour exprimer les pensées les plus profondes, les plus vraies métaphysiquement comme politiquement. Grâce à l’affaire Dieudonné, les manipulateurs de l’humour ont tombé le masque. Ils disent maintenant que l’humour doit être avant tout une arme au service du combat contre l’antisémitisme. À la limite, faire rire c’est d’abord lutter pour Israël. Ça c’est de l’humour, de l’humour juif bien sûr, le plus drôle de tous !

Les moins virulents contre Dieudonné l’ont seulement accusé d’attiser l’antisémitisme alors qu’aujourd’hui la seule chose qui attise l’antisémitisme, c’est d’accuser tout le monde et n’importe qui d’antisémitisme.

On en a eu encore une preuve magnifique dans le genre boomerang avec l’affaire Chouraqui. Le très mauvais cinéaste Elle Chouraqui, tellement gentil avec sa tignasse de clown poivre et miel, a été pistonné par France 2 pour faire un reportage aussi mou que lui à Montreuil afin de dénoncer bien sûr l’antisémitisme des collégiens arabes qui importent sournoisement le conflit israélo-palestinien en France… Comme si le Proche-Orient, ça ne se situait pas aussi en France !

Chouraqui est allé se promener en pleurnichant dans sa banlieue soi-disant de naissance pour montrer du doigt les vilains gosses musulmans qui osent s’exprimer au sujet de leurs « frères » juifs. Il n’y a quasiment que lui qu’on voit non flouté à l’image. Toutes les têtes dans le brouillard, comme si les enfants étaient des criminels, et les passants aussi, et tout le monde. Sous couvert de dédramatiser un conflit banlieusard en France, il attaque aussi Mohamed Latrèche (qu’il dit être soutenu par la Syrie) et la chaîne du Hezbollah libanais Al-Manar. La bêtise et la laideur du propos sont telles que les ministres et le maire de Montreuil lui-même prennent la mouche, la mouche antisémite bien sûr puisqu’ils ont osé remettre en cause l’« objectivité » du reportage diffusé par les deux connasses d’Envoyé spécial. L’agneau Chouraqui se transforme alors en loup intentant des procès en diffamation ! Chouraqui se retrouve accusé, à juste titre, lui qui partait comme accusateur. C’est tellement ridicule que même Fogiel lui met ses petits points sur le i. Dieudonné a beau dire qu’il se torche avec tous les dra­peaux, pas seulement l’israélien, et qu’il trouve un peu gros que Bernard-Henri Lévy et ses valets appellent au boycott de son spectacle, rien n’y a fait. La presse continue à répéter qu’il a dit « Heil Israël ! », et la télé lui reste fermée. Un comité anti-Dieudonné s’est même constitué. Il y a un projet de spectacle contre lui avec tous ses ex-collègues humoristes prêts à sérieusement le démolir (avec « humour »). C’est son tour. En France, il faut régulièrement un symbole de l’antisé­mitisme. En 2004, il est tout trouvé. Ça monte jusqu’à l’an­nulation de son spectacle à l’Olympia, la direction du music-hall ne voulant pas assurer sa sécurité. Pendant des semaines, les menaces ont plu boulevard des Capucines pour faire savoir au directeur de l’Olympia que sa salle pourrait « exploser »… Des anonymes (suivez leurs regards) ont même promis d’ouvrir en deux les ouvreuses si le spectacle de Dieudonné avait lieu.

À combien ils s’y sont mis les « Juifs à fleur de peau », comme les appelle gentiment Alain Finkielkraut, pour envoyer deux cents à trois cents fax par jour et cent cin­quante coups de téléphone à l’Olympia jusqu’à intimider son directeur afin qu’il annule le spectacle de Dieudo ? Il n’y a pas de fumée sans casser des oeufs. Une telle non-fainéantise force l’admiration. En voilà des bosseurs ! Au moins, ils y croient. Ah ! ce ne sont pas les « Beurs » qui seraient capables de ça pour leur cause. Les Noirs pareil. Je vois mal une équipe de Sénégalais ou de Camerounais se mettre au boulot pour empêcher le premier music-hall de France de pro­grammer Michel Lebb dans son nouveau show « Le singe descend d’une Noire ».

Le 20 février, Dieudonné reste dehors, à la porte de l’Olympia, avec trois mille personnes dans la rue le soutenant comme dans un meeting. Dans la foule des supporters qui acclament le comique boycotté, Finkielkraut voit les antira­cistes pogromistes de demain ! Et en Dieudonné, un stratège de l’autovictimisation ! Chanson connue… Dès qu’on vous attaque et que vous vous défendez, on vous accuse de bien aimer les positions de victimes et c’est ceux qui vous attaquent qui s’autoproclament dans l’instant boucs émissaires. « Arrêtez de faire de moi un bouc émissaire ! » dit le bourreau une fois qu’il a tranché la tête à sa victime.

Après avoir décroché la veille la dernière page de Libéra­tion, Dieudonné se tape la Une le lendemain ! Doublé unique ! Comme quoi, l’antisémitisme est aussi payant pour celui qui en est accusé que pour ceux qui portent l’accusation. « Le pyromane martyr » titre Libé, ce qui ne veut rien dire car un pyromane en principe regarde de loin le feu qu’il a allumé. Il ne se jette pas dans ses flammes.

Têtu comme un Breton, le Camerounais Dieudonné aggrave son cas. Dans les rares endroits où il peut encore s’exprimer, il en rajoute sur les Juifs négriers, banquiers du show-biz, marchands d’armes pour le terroriste Sharon. Il a beau dire qu’il brocarde aussi les islamistes et qu’il est contre le voile, valoriser la douleur ancestrale des Noirs esclavagisés et dénoncer la politique colonisatricz des Israéliens; il a beau s’indigner que Patrick Bruel ou Arthur donnent de l’argent à Tsahal, prôner un humanisme laïque et libertaire, résumer l’histoire de l’Afrique en trois mots (esclavage, colonisation, sida); se revendiquer Vert et se présenter partout comme un anticlérical (il a même essayé de se faire débaptiser), tout ça n’en fait pas un révolté acceptable… Il reste bien grillé. Au barbecue, Dieudonné ! A moins que la grande famille du show-business passe l’éponge un jour pour une raison ou pour une autre, je le vois mal être réintégré de sitôt.

Même ses défenseurs pinaillent. Ils se lancent dans des explications foireuses, non pas pour dédouaner leur ami, mais pour se dédouaner eux. Ils finassent sur l’impossibilité de traiter de « nazi » un colon de Cisjordanie et essaient de démontrer que Dieudonné est plus « con » qu’antisémite. Les plus lucides constatent qu’il y a deux accusations aujourd’hui dans la société française, et pas seulement française, qui vous condamnent à une mort médiatique (et donc sociale) certaine, c’est d’être pédophile et antisémite, une sorte de monstre hybride. Entre Dutroux et Dieudonné, qui gagne la palme du tricard universel ? Dutroux ?… C’est à voir ! Pédophile, ça s’exprime par des faits, c’est donc plus facile à démontrer qu’antisémite qui se traduit surtout par des mots : voilà pourquoi c’est l’accusation suprême, improuvable, impalpable, insaisissable par excellence…

Il y a des gens dont le boulot est de dénicher toute critique d’Israël et de l’extraire comme une dent pourrie des grandes gueules qui ont osé l’ouvrir, et de la brandir pleine de sang en hurlant à l’antisémitisme. Les boucs émissaires de l’antisé­mitisme sont les nouvelles chèvres de monsieur Seguin. Au début, elles sont éprises de liberté d’expression, et puis bien sûr elles se font bouffer par le grand méchant loup. Ils ont tellement peur que Dieudonné devienne l’idole de la banlieue. Mais c’est fait. Comme Ben Laden, d’ailleurs, dont le charisme n’avait pas échappé au Noir jadis marrant. Ces jeunes, qu’on traite toute la journée de victimes manipulées par d’obscurs imams aux prêches tendancieux, sont en vérité les seules consciences politiques du pays. Seuls les voyous réactifs qui vivent la politiquesur le terrain ont le droit de parler aujourd’hui. Même s’ils s’expriment par des insultes, par des clichés. Tout est bon face à l’énorme et amorphe bien-pensance qui pousse le vice aujourd’hui jusqu’à se faire passer pour « subversive » !

Les anti-Dieudonné se plaignent qu’un nouvel antisémitisme apparaîtrait. Pour l’analyser, ils ne font que reprendre les clichés de la lutte vieillotte contre l’antisémitisme vieillot. Ils sont si désarmés qu’ils ressortent de la naphtaline des arguments des années 30 tout en affirmant que tout a changé ! Les donneurs de leçons de morale mettent tout sur le dos du conflit israélo-palestinien qui aurait rajeuni l’antisémitisme, mais ni dans celui-là, ni dans le fameux conflit, ils n’ont quelque chose de nouveau à dire. Le ras-le-bol du 11 septembre exprimé de main de maître, ils l’occultent. A force de le brandir et de l’agiter comme un talisman de l’apocalypse faisant plein de fumée, on ne le voit plus bien.

Sans que la télévision ait jugé bon de rediffuser le sketch pour que tout le monde se fasse une idée, au fil des commen­taires, le personnage de Dieudonné est devenu un Juif en général, armé jusqu’aux dents, hurlant sa haine des Palesti­niens en général et finissant par dire « Heil Hitler ! » en claquant les talons avant de faire le salut nazi. A la fois, les dénonciateurs en rajoutent et d’un autre côté, ils appellent ça un « dérapage ». L’aura-t-on assez vu « déraper » Dieudonné ! Skieur ratant tous ses slaloms et qui va se foutre la tête la pre­mière dans tous les sapins alors qu’on attendait de lui qu’il glisse éternellement de virage en virage, élégant sur la pou­dreuse immaculée. On en demande beaucoup à un comique, je trouve, jusqu’à le menacer de mort. On lui répète : n’est pas Coluche qui veut. Mais au même âge que Dieudonné, Coluche était en train de jouer les abbés Pierre, et avait cessé depuis longtemps d’être subversif. Tout le monde le savait… On le lui reprochait à l’époque : « Clown vendu ! Socialo ex­anar ! Dégonflé de la présidence ! Restaurateur du mal au coeur ! » De loin, Dieudonné lui donne une leçon d’humour et de politique. Si Coluche est un saint aujourd’hui c’est bien parce que de son vivant il n’a pas touché à une certaine vérité qui aurait fait de lui un martyr.

Si certains pensent que tout Juif est responsable de la politique israélienne, c’est bien la faute des intellectuels « universalistes » qui, jamais, ne se prononcent médiatiquement contre Sharon. Personne parmi les plus paranos ne pourrait continuer à reporter sur les Juifs français la responsabilité de l’ignominie sharonienne si un seul Finkielkraut, Bruckner, ou Adler venait publiquement de temps en temps mettre un peu d’eau dans son vin. On ne leur demande pas de la transformer en vin, ils en seraient bien incapables, mais juste d’y mettre un peu d’eau, une goutte tous les six mois ! A ça ils se refusent. Qu’ils ne s’étonnent pas ensuite de provoquer des réactions. On dirait qu’ils veulent absolument fabriquer des « antisémites de gauche » à la José Bové et Dieudonné.Voir de l’antisémitisme partout pour mieux défendre le sionisme, c’est la nouvelle trouvaille des anciens philosophes gauchistes reconvertis dans l’extrême-droitisme de l’homme.

Ce qui prouve bien qu’on ne peut rien dire sur Israël ! Dieudonné a été immédiatement traité d’antisémite alors qu’il a fait un sketch strictement antisioniste sans aucune allusion raciale, ni même religieuse. La violente propagande consen­suelle n’arrête pas de faire croire qu’on peut très bien être anti­sioniste sans être jugé automatiquement comme un antisémite, mais l’affaire Dieudonné prouve, encore une fois, le contraire. S’il y a bien quelqu’un qu’on pouvait tout à loisir taxer d’anti­sionisme c’est Dieudonné dans son sketch. Et pourtant, on a dit que son personnage était une caricature raciste ! En quoi un colon de la bande de Gaza, cagoulé, en treillis, qui vante l’axe américano-sioniste contre la défense de la Palestine peut-il être assimilé à un Juif en général ? Que les pro-israéliens arrêtent donc de mentir et crachent franchement leurs senti­ments : toute personne qui critique ou caricature le sionisme sera mécaniquement traitée d’antisémite, un point c’est tout, qu’on se le dise.

En littérature, un écrivain n’a pas le droit de s’occuper de politique, même d’une façon littéraire, ça devient forcément de la littérature « ratée », il doit rester « désengagé ». Dans le même ordre d’idée, un comique doit faire rire aux larmes et aux éclats, sans jamais parler des problèmes de son époque, ou alors comme un chansonnier, sinon il sort de l’humour et devient un pyromane, un martyr, un pompier en feu, que sais-je encore comme autres conneries !… Pourtant, c’est le devoir aujourd’hui d’un écrivain de ne plus écrire de la littérature telle que les amateurs de littérature en exigent, comme c’est celui d’un comique de ne plus faire rire avec l’humour au second degré et la dérision qui rassure les amateurs de rigolade et leur évite de penser un peu à ce qui se passe autour d’eux.

Dans cette société où seuls les comiques et quelques spor­tifs ont la parole, j’ai entendu dire que le problème avec Dieudonné, c’est qu’on ne savait pas quand il plaisantait et quand il ne plaisantait pas. Ah, bon ? C’est pourtant facile : il ne plaisante jamais, surtout quand il veut faire rire ! Lui reprocher ça, c’est une autre façon de lui intimer l’ordre de ne pas dire ce qu’il pense, sauf par le « biais » de l’humour où là, tout est permis puisqu’on peut douter, grâce à l’ironie, que l’humoriste dise ce qu’il pense ! Les pires flouteurs hypocrites de leurs sales petites pensées sont les premiers à exiger que Dieudonné soit « clair » : ou il déconne dans ses sketches, ou il se tait en dehors. L’oncle-tomisation de l’humour c’est ça. « Arrête de gesticuler quand tu ne danses pas, nègro ! »

« Je vois l’avenir de l’humour dans une certaine forme de terrorisme », dixit Dieudo. Ce n’est pas son ex-collègue qui dirait ça ! Élie Semoun se prend pour un chanteur de bossa-nova alors que c’est l’un des pousseurs de chansonnette qui chante le plus faux au monde, au point qu’il faille lui rajouter une chanteuse professionnelle pour redresser jusqu’à un sem­blant de justesse sa petite voix de châtré prétentieux. Car il en faut de la prétention pour susurrer de telles bluettes pseudo-brésiliennes, pompées et mal pompées sur tout ce qui s’est déjà fait à Rio de Janeiro depuis cinquante ans. Grotesque Élie qui se prend beaucoup plus au sérieux que Dieudonné en se proclamant avec fausse modestie « chanteur de charme », et si pointilleux sur la question of course. Le crooner contre l’an­tisémite, voilà leur nouveau duo. À hurler de rire. Le rossignol aphone s’est même fendu d’une lettre dans Libération où il fait la leçon à son ancien bouffon. Dieudonné a envoyé sa mère pour répondre (dans une autre lettre ouverte) au chan­tonneur sentimental ; elle lui a bien rivé son clou d’hypocrite en dédouanant son fils métis, comme toute mère bretonne qui se respecte sait le faire. Parfait remontage de bretelles. A l’an­tisémitisme, la maman du monstre oppose le judéo-centrisme aussi dévastateur. Ah ! Mme M’Bala M’Bala a bien dû lui retourner le coeur, au stakhanoviste des petites annonces !

A raciste, raciste et demi. Que je sache, Dieudonné ne s’est pas blanchi la peau, alors qu’Elie s’est épilé les sourcils : sans doute se trouvait-il un peu trop méditerranéen… Ah ! Le délit d’auto-faciès, c’est le jardin secret des non-racistes. Halte à l’anti sourcilisme !

Oui, Dieudonné est borderline comme a dit Fogiel avant de danser un slow tout contre le vilain Noir, et après son sketch pas drôle. On dirait qu’il est soudain le seul borderline de l’histoire de l’humour ! Sommés de donner leur avis (négatif) sur le dérapage dieudonnesque, les professionnels du rire deviennent soudain très graves quand on leur rediffuse, à titre d’exemples, les sketches des grands anciens du borderline. Coluche, Desproges, Bedos n’arrachent plus un sourire aux nouveaux profs de morale qui sont censés connaître mieux que personne les limites du rire. Ils se forcent à ne pas se marrer pour ne pas avoir l’air de couvrir l’infâme Dieudonné ! Est-ce que ça ne les fait plus rire aujourd’hui ou est-ce qu’ils ont honte d’avoir ri hier ? La vérité, c’est qu’il ne faut plus rire aujourd’hui de ce qui faisait rire hier. La célèbre formule de Desproges s’allonge de semaine en semaine : « On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, n’importe quand, n’importe comment, n’importe où, n’importe pourquoi… » Que Dieudonné se console… À Dostoïevski aussi on a interdit de se produire en spectacle. Au moment où son affaire éclate, le troisième tome de la correspondance du grand Russe qui vient de sortir est immédiatement dénoncé par la presse littéraire comme « antisémite ». Oui ! Un recueil précieux de lettres du père des Frères Karamazov boycotté par les libraires… Personne n’est à l’abri ! Neuf cents pages du plus grand écri­vain de tous les temps passent à l’as à cause de quelques lignes sur les Juifs écrites en 1877 à Saint-Pétersbourg ! On ne rêve pas, c’est le début du siècle.

25 février 2004, in J’enfonce le clou

Marc-Édouard Nabe

Le NPA attaque dans un article Dieudonné , Amed Moualek , Soral , Gouasmi ,Skandrani ….

Dieudonné : l’idiot utile de l’extrême droite en procès

 

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«Attentat humoristique»

Palais de justice de Paris, 22 septembre 2009. Pour se défendre de l’accusation dont il est l’objet, Dieudonné invoque devant le tribunal la «liberté d’expression» et assume cette nouvelle provocation qu’il nomme un «attentat humoristique» comme «système de promotion de son humour», se posant en victime d’un système dans lequel il «n’a pas les moyens de se faire entendre». Que pense-t-il des thèses de Mr. Faurisson, condamné plusieurs fois pour «contestation de crime contre l’humanité»? «Le négationnisme, ça ne me concerne pas (…), je ne sais pas trop ce qu’est le révisionnisme.»

Et pourtant, le palais de Justice de Paris semblait ce jour-là être le lieu de rendez-vous des principales figures internationales du négationnisme. Outre Robert Faurisson (qui était bien présent au tribunal, même si il s’était fait représenter par son avocat, contrairement à ce qu’ont pu dire certains médias), on a ainsi pu noter la présence de l’anglo-australienne Michelle Renouf, qui, lorsqu’elle ne participe pas à des meetings du British National Party (ou à la conférence de Téhéran de Décembre 2006), est très active dans le soutien judiciaire aux négationnistes. Etaient également présents Peter Rushton, figure de l’extrême droite britannique la plus radicale, ainsi que Guillaume Fabien Nichols, qui est un des plus proches collaborateurs de Robert Faurisson et son traducteur en anglais.

Si on ne peut attribuer directement à Dieudonné la présence de ces soutiens historiquement liés à Faurisson, prétendre ignorer les opinions de ce dernier relève au minimum de la mauvaise foi, comme nous le montre la présence à l’audience de Ginette Hess-Skandrani: exclue des Verts en 2005 pour proximité avec les milieux négationnistes, celle-ci était n°6 sur la Liste «Antisioniste» menée par Dieudonné lors des élections européennes de Juin 2009. De nombreuses figures de cette liste étaient également présentes pour soutenir Dieudonné, comme Ahmed Moualek (animateur du site «La banlieue s’exprime», qui traitera en plein tribunal quelqu’un de «juifiste»…), Charles Alban Scheppens (ancien cadre du Renouveau Français et président de la Fraternité Franco-Serbe), ainsi que Thomas Werlet, dirigeant du Parti Solidaire Français, l’ancienne «Droite socialiste» dont plusieurs membres furent impliqués dans une fusillade contre des habitants d’une cité de l’Essonne en Juin 2008. Dieudonné fut également accompagné jusqu’au tribunal par une de ses désormais vieilles connaissances: Frédéric Chatillon, ancien chef du GUD (duquel sont issues Unité Radicale, groupuscule auquel appartenait Maxime Brunerie, puis les Identitaires), un des principaux diffuseurs d’écrits révisionnistes au Moyen-Orient, avec qui il s’était rendu au Liban et en Syrie en 2006, en compagnie de Thierry Meyssan, Alain Soral et Marc Georges (de Egalité et Réconciliation, association «rouge-brune»), Ahmed Moualek et Ginette Skandrani. Mais Dieudonné ne doit certainement pas se sentir «concerné» par leurs opinions, qu’il ne doit d’ailleurs «pas trop» connaitre…

Antisémitisme: nouveaux visages, vieilles recettes

Comment le militant antiraciste marqué à gauche qu’était Dieudonné dans la seconde moitié des années 1990 en est-il arrivé là? Au cours des années 2000, il agrémente sa bataille pour la reconnaissance et la mémoire de l’esclavage des Noirs de propos qui dépassent la logique de concurrence des victimes dont il se fait désormais le relais. Dès 2002, Dieudonné parle dans une interview donnée au site blackmap de «lobby très puissant qui a le monopole de la souffrance humaine et qui ne nous reconnaît absolument aucune existence! [...] le lobby juif déteste les Noirs, vraiment! Étant donné que le Noir, dans l’inconscient collectif, porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c’est leur business!». Progressivement, Dieudonné va se réapproprier tous les clichés et les thèmes traditionnels d’un antisémitismequ’il masquera par un engagement «antisioniste»(il sera présent avec Alain Soral en 2004 sur la liste Europalestine, avant d’etre écartés de l’association pour «fréquentations douteuses»): le «lobby sioniste», qui devient parfois «des juifs» ou même «les Juifs» deviennent les seuls boucs émissaires de la souffrance des Noirs; dénonciation d’une «main basse sur les médias», du «Dieu argent», de la «pleurniche internationale»… Assez logiquement, Dieudonné en vient à fréquenter l’extrême droite qu’il avait autrefois combattue: après avoir donné au début 2006 une interview au «Choc du mois», le cap du symbolique est franchi lorsqu’il se rend la même année à la fête du Front National, où sa rencontre avec Le Pen (qui deviendra le parrain d’une de ses filles) est orchestrée sous l’œil des caméras…

Cette «reconversion» de Dieudonné aboutit au printemps 2009 à la constitution de la Liste Antisioniste, conglomérat de négationnistes, d’intégristes chiites, de complotistes, de catholiques traditionalistes, de «rouges-bruns», sous la houlette de Yahia Gouasmi (président du Centre Zarah) et de Alain Soral, alors fraîchement éconduit de la liste du FN dont il convoitait la première place. Se drapant sous la bannière de l’antisionisme, l’objectif est, en recyclant de vieilles thématiques d’extrême-droite aux cotés de «représentants» de communautés minoritaires et discriminées (Dieudonné pour les Noirs, Gouasmi pour les musulmans), de les diffuser auprès de franges de la population à priori hostiles à l’extrême-droite «traditionnelle», notamment dans certaines banlieues, et de semer une confusion dans des repères politiques qui n’en avaient déjà pas besoin. Si cette liste n’a obtenu que 1,4% des voix, elle n’en a pas moins rencontré un écho certains auprès de populations opprimées qui se sentent légitimement lésées dans la reconnaissance de leurs souffrances actuelles (racisme) et passées (esclavage et colonialisme), et qui se reconnaissent dans la lutte du peuple palestinien.

Un danger pour le mouvement de solidarité avec la Palestine

La confusion politique entretenue par l’extrême droite sous toutes ses formes entre antisionisme et antisémitisme (et par ailleurs alimentée par le chantage à l’antisémitisme qui rend difficile toute critique de la politique israélienne) est bien évidemment dangereuse pour le mouvement antiraciste et anticolonialiste de soutien au peuple palestinien. Ainsi, lors de la manifestation parisienne du 24 janvier 2009 pour dénoncer le massacre de Gaza, plus d’une centaine de militants d’extrême droite, sous la houlette du Parti Anti Sioniste de Yahia Gouasmi, avaient tenté (sans succès grâce à l’intervention du service d’ordre de la manifestation) de se joindre au cortège.

Le 8 juillet, suite au saccage de la librairie parisienne Résistance(s) (tenue par la CAPJPO-Europalestine) par des membres de la LDJ a lieu un rassemblement de soutien, lors duquel prend la parole (parmi une vingtaine d’intervenants) un certain John Bastardi Daumont, jeune avocat inconnu des organisations présentes. Il ne l’est désormais plus, puisque ses clients sont Paul-Eric Blanrue (auteur de «Sarkozy, Israël et les Juifs», et proche de l’extrême droite et du milieu négationniste) et… Robert Faurisson, comme nous en avons la confirmation depuis le 22 septembre. Ce dernier exemple montre à quel point les organisations actives dans le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien doivent être vigilantes, sous peine de faire perdre toute crédibilité à un mouvement qui n’en a vraiment pas besoin, et de renforcer l’extrême droite.

Car sous prétexte d’antisionisme, c’est bien de cela qu’il s’agit. Dans une interview à la revue identitaire Réfléchir et Agir (n°33, Automne 2009), à la question «Ne faites vous pas fausse route en combattant le sionisme qui est la défense des intérêts d’Israël plutôt que le projet politique du judaïsme qui est le gouvernement mondial?», Dieudonné répond: «Je combats comme vous ce projet mondial mais le sionisme me parait être la représentation la plus claire de cela en termes politique, financier et militaire.» CQFD.

«La France n’existe plus, nous sommes désormais une colonie israélienne»

Quel que soit le jugement rendu par le tribunal le 27 octobre prochain, Dieudonné a déjà montré quelles étaient ses vraies motivations. Les nôtres restent intactes: soutenir le peuple palestinien, lutter contre tous les racismes et l’extrême droite, quelle que soit son visage et où qu’elle se présente.

Alexandre

Article d’Alexandre qui à le courage de marquer son prénom,mais comprenons par cette article que notre bobosancenot se soumet clairement à l’entité sioniste,allez Antifascistes encore un effort… si vous voulez l’être vraiment !Jean Bricmont vous donne une piste !

NPAttali description

 

http://www.dailymotion.com/video/xabol2

par pensetouseul
 

Maclean’s Interview: Dieudonné M’Bala M’Bala

Comique français Dieudonné M’Bala M’Bala sur les raisons pour lesquelles il a appelé les Juifs négriers, et pourquoi il fonctionne pour le Parlement européen

Dieudonné M’Bala M’Bala

Humoriste français Dieudonné M’Bala M’Bala a diverti et exaspéré son pays pendant près de 20 ans, plus récemment, avec son one-man show qui portent sur la race, la religion et la violence familiale, entre autres, la comédie tabous.  En 2006, il est tombé en disgrâce avec la France des médias et la politique, ainsi que de nombreux de ses fans, quand il a déclaré son admiration de Jean-Marie Le Pen, leader de l’extrême-droite Front National parti, allant jusqu’à faire Le Pen le parrain de sa fille.  En plus de courir dans les prochaines élections européennes sur une plate-forme anti-sionistes, Dieudonné effectue cinq à Montréal, Juin, où il reste extrêmement populaire en dépit (ou peut-être à cause de) des controverses qui l’entourent.

Q: Vous êtes bien connu au Québec, mais pas au Canada anglais. S’il vous plaît  présentez-vous.

  A: Je suis français, avec des racines africaines. J’ai été un comédien et un humoriste de la meilleure partie de 30 ans.  J’ai un style de comédie qui provoque une certaine réaction de la part de mes contemporains.

Q: C’est le point?  Pour obtenir une réaction?

A: Oui, c’est mon style.  J’adore jouer avec géographiques, les frontières religieuses et ethniques. C’est un jeu intéressant pour moi. Ici, au Canada, vous l’appelez l’accommodement raisonnable.Tout ce qui divise les gens est intéressant pour moi. J’ai beaucoup de plaisir avec ça.

  A: Il y a six ans, j’ai fait un spectacle intitulé Le divorce de Patrick, qui était basée sur un de mes amis. Je revois Patrick six ans, et il est marié à Sandrine.  Je touche sur la question de la violence conjugale.

  Q: Comment trouvez-vous dans cet humour?

A: la folie de l’homme est riche territoire pour des comédiens.  La violence conjugale est le préambule à l’histoire.Le reste est d’environ Sandrine.

Q: Il est un peu moins politique que le précédent .

  R: Un peu moins, mais c’est un sujet tabou, surtout ici au Québec, où il s’agit d’un problème.

  Q: Avez-vous l’écrire avec le Québec en tête?

A: Je viens ici assez souvent, alors peut-être. Mais la relation entre un homme et une femme est universelle.

  Q: Vous êtes tout à coup beaucoup moins drôle en France, depuis que vous vous alliés avec Jean-Marie Le Pen. Pourquoi êtes-vous très populaire au Québec?

J’ai eu un spectacle à guichets fermés à Paris en Décembre 5000 personnes dans le public.  Je dirais que je suis toujours aussi populaire là-bas, c’est juste que je suis en conflit avec certaines élites politiques et médiatiques.

  Q: Mais vous êtes accueillis au Québec à bras ouverts.

A: Oui, oui. Les Québécois sont moins touchés par les controverses qui m’entourent en France.  Le soutien des médias au Québec est beaucoup plus favorable. C’est ce que je trouve remarquable.

  Q: Les médias commencent à tourner sur vous.

A: Oui, un peu. Mais cela n’a pas d’importance parce que je ne travaille pas pour les médias. Je travaille pour mon public.

  Q: Un chroniqueur de La Presse a récemment critiqué les Québécois de tolérer, voire de célébrer,  votre venus ici. Il est dit que, en France, les critiques de vos mots de haine a eu pour effet de diminuer votre popularité, tandis que, au Québec vous êtes totalement accepté.

A: Cela est en soi un avis de haine, et cela montre un manque de respect pour le public québécois.  Il devrait au moins le respect que j’ai le droit de dire ce que je s’il vous plaît.  Et de toute façon, il me font de la publicité.  Attention, buzz, ce n’est pas positif ou négatif. Il est juste.  .Je vais jouer le méchant, si c’est ce qu’ils veulent.

Q: Vous avez été cité comme disant que les Juifs étaient des marchands d’esclaves qui sont devenus des banquiers, et que chaque année la commémoration d’Auschwitz est « la pornographie mettant en scène la mémoire. » Dans le même temps, vous dites que vous êtes anti-sioniste, et non pas anti-sémite.

R: Je ne me considère pas comme un anti-sémite.  Je suis soutenu dans mes aspirations politiques par un grand nombre de Juifs, dont les parents ont été victimes d’abominables atrocités pendant la guerre. Oui, je suis anti-sioniste.  Il s’agit d’un projet politique qui est à égalité avec l’apartheid, et elle doit être combattue.

Q: Mais vous avez dit que les Juifs étaient des marchands d’esclaves qui sont devenus des banquiers?

A: Je ne traite pas tous les Juifs.  J’ai été faire face un groupe de sionistes qui ont pris un de mes spectacles à Lyon, et qui n’étaient que des cris d’Israël sera victorieux, la mort de Palestiniens et ce genre de choses, et ils ont blessé une fille de 13 ans. Cette partie n’est pas dans le document.  Ces gens étaient sionistes. Et parce que je parlais de l’esclavage au cours du spectacle, j’ai fait le parallèle avec le sionisme.  J’ai été cité hors contexte, mais si vous regardez à la traite transatlantique des esclaves, ce qui était légal pendant  400 ans, vous voyez entre les opérateurs des personnes qui étaient des banquiers, des gens de tous milieux, mais surtout les chrétiens et les juifs.  Dire le contraire serait mentir.

  Q: Vous avez cassé et repris plusieurs fois ensemble avec votre collaborateur de longue date Elie Semoun, qui est juive.  Qu’est-ce qu’il a pensé de votre chose avec Jean-Marie Le Pen?

A: Il est maintenant dans les entreprises, et la politique sont dangereuses pour les personnes en activité.

Q: Une des choses étranges, c’est que son cousin, Patrick Bruel, porte plainte pour diffamation après avoir dit de lui qu’il est un menteur et un membre de l’armée israélienne sur une émission de télévision du Québec.  Avez-vous lui a versé les 75.000 $?

  A: C’est pas fini, et nous devrions laisser les roues de la justice sur le rouleau.

Q: Beaucoup d’attention a été accordée à ce que vous avez dit à propos des Juifs, mais il convient de mentionner que vous vous moquer aussi des musulmans.

A A:Je ris de tout extrémisme sous toutes ses formes.  Les communautés divisées, et les frontières qui nous divisent, sont un jeu pour moi.  Je joue avec eux, et ils se révoltent.Mais c’est un bon exemple.  La communauté musulmane n’a jamais été hostile à mon égard.C’est comme si ils ont un meilleur sens de l’humour.

Q: Faire des blagues comme ça, par exemple, l’Iran serait un peu plus dangereux que, en France.

A: Peut-être, mais nous ne sommes pas en Iran. Nous sommes apparemment dans un pays où l’on peut rire et s’amuser. Le problème est que la France est un pays qui est sous le joug du lobby sioniste, et de ce fait, la réaction de mes paroles ne serait pas à sa place dans un État religieux.

  Q: Le Pen a dit quelque chose d’horrible.

  A: Il a été cité comme disant certaines choses, oui. Je tourne contre lui pour le Parlement européen.

  Q: Comment peut-il que les taux d’un parrain pour votre fille, Plume?

  A: Ah, vous parlez de la promotion de mon dernier spectacle, Je fais l’con (je suis l’Idiot de lecture), où j’ai utilisé une stratégie de promotion qui a été fondée sur la provocation.

  Q: Pour dire le moins.

A: Il a été un moyen de promouvoir mon show.

  Q: Mais il est toujours le parrain de votre enfant?

A: Vous ne pouvez pas demander à un magicien, ses tours.  Qu’est-ce que je peux dire, c’est que c’est une façon de présenter mon spectacle, et, dans les 10 premières minutes de ce spectacle J’ai raconté l’histoire de Le Pen étant le parrain de ma fille.  J’ai un profond respect pour le Christ, mais l’Eglise?  Est-ce que je pense que mettre l’eau sur la tête d’un enfant ne fait rien? C’est ouvert à la discussion.

Q: Pourtant, je ne suis pas religieux du tout, mais en tant que parrain de mon neveu, je lui apporte des jouets, et je demande, et je me demande si M. Le Pen fait le même.

  R: Je ne suis pas sûr.  Elle est seule. Je pense que la plupart des gens ont vu : une performance humoristique .

. Q: Vous êtes un virtuose du marketing à vous-même.

  A: Vous apprendre.

  Q: Vous dites que tout cela avec Le Pen était une plaisanterie, mais il n’a pas été perçu de cette façon dans les médias français. Est-ce votre intention?

  A: Vous avez de bien des appâts les médias, sinon, vous ne recevez pas la bonne buzz.

  Q: Je me demande si vous allez à Hugo Chávez d’être un parrain de l’un de vos enfants, juste pour pisser plus les gens.

  A: Ce serait moins probable, je pense, parce que je suis plus en ligne avec Chávez politique. . Il serait moins choquant.

  Q: Le Wall Street Journal a récemment déclaré que vous avez passé d’être un extrémiste de gauche à l’extrême droite. Je profite de ce que votre intention est de confondre tout le monde.

  A: Je ne sais pas si c’est de confondre.  C’est plus de susciter les débats

  Q: En Décembre, vous avez mis Robert Faurisson sur la scène et lui avait décerné un« prix de l’infréquentabilité et de l’insolence », donné par quelqu’un habillé comme un prisonnier d’Auschwitz.  Pourquoi diable ?

R:  Je préparais un spectacle pour lequel j’avais besoin de matériel explosif.  Le Pen a été fait, et j’avais besoin de quelque chose d’encore mieux. Et de plus Faurisson est infréquentable.Il s’agit d’une personne qui nie l’histoire. Ainsi, le prix semble appropriée.

  Q: Donc, vous avez été de jouer un tour à Faurisson.

A: OuiMais je l’ai invité parce que je suis très attaché à la notion de liberté d’expression. Et encore, j’ai eu la réaction que je recherche. Il y a eu une vague d’indignation.

Q: Donc, vous êtes encore à jouer l’idiot, alors.

  A: Bien sûr!C’est une vie.

Q: Alors, est-il de dire que votre entrée en politique est un prolongement de votre comédie?

  A: Regardez, Sarkozy à montré que vous pouviez être un idiot et un homme politique en même temps, alors pourquoi pas moi?

  Q: Votre campagne est basée sur l’anti-sionisme.

  A: Le mouvement sioniste est extrêmement fort, et nous avons besoin de le contester.

  Q: Vous semblez être un peu obsédé

R: C’est l’espoir que l’Europe se positionne au-delà de l’axe américano-OTAN. À l’instar de Hugo Chávez, c’est un pas vers la vraie gauche.  Il s’agit d’un mouvement contre la colonisation, pour une meilleure répartition des richesses, qui interdit toute sorte de discrimination ethnique.

Q: Les autorités françaises tentent de vous interdire .Pour ce faire, vous avez reçu plus d’attention.

  A: Oui, la personne qui a dit que je devrait être interdite a été le porte-parole de Sarkozy, Claude Guéant. Il a dit que la communauté juive sur une station de radio. Je vais maintenant appeler mon attaché de presse.

  Q: Je comprends pourquoi ils sont en colère contre vous, mais pourquoi essayer de vous interdire ?  Je pense que vos idées sont malformés , mais je défend votre droit à l’exploitation d’une élection.

A:   Je ne pense pas que mes pensées sont idiotes, mais je reconnais que vous n’êtes pas d’accord avec moi.  Je suis en désaccord avec ce que font les sionistes de France, je pense qu’il est très haineux et l’étroitesse d’esprit du mouvement, mais je ne serais jamais essayer de les interdire.  Ce serait leur donner une publicité gratuite.

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Enfin nègre ! « Marc Edouard Nabe »

 

 

Obama

 

 

 

 

ENFIN NEGRE !

Ça m’étonne. Moi, si passionné par les Noirs américains et si fanatique de l’Afrique en général, je reste de marbre face à l’élection historique de Barack Obama… Ça ne me fait strictement rien. Aucune émotion, pas un tressaillement de bonheur. Suis-je devenu insensible ? Normalement, ça aurait dû me faire plaisir que le petit Blanc McCain se fasse mettre par le grand Noir Obama, je ne comprends pas… Je regarde autour de moi, ce sont des torrents de larmes. Un Noir enfin à la Maison Blanche! Les plus durs à cuire fondent d’extase. Les incrédules sont à genoux en train de remercier le Ciel, les défaitistes chantent victoire, les revenus de tout y repartent. Pour les uns, l’élection d’Obama, c’est plus fort que le premier homme qui a marché sur la Lune. Pour les autres, c’est plus constructif que la destruction du mur de Berlin. Le CRAN jubile, les Antillais font des cabrioles…

Au Jamel Comedy Club, on a regardé toute la nuit l’élection en direct pour faire la teuf entre « rebeux» et « renois » et entonner en choeur «What AWonderful World »! Et moi, je suis étrangement triste… Pourquoi bouder mon plaisir ? C’est encore mon maudit esprit de contradiction…

Tout le monde adore Obama, alors forcément je suis contre… Quel rabat-joie ! Je suis bien bête de ne pas profiter de cette joie mondiale. C’est peut-être à cause de tout ce que j’entends comme conneries…Vincent Cassel dit que « tout à coup, on a envie de vivre aux États-Unis». Rama Yade minaude : « Nous sommes tous Américains, cette fois, on peut le dire dans le sens positif. » Le roi du storytelling, Christian Salmon, se pâme : «Avec lui, l’Amérique qu’on aime est de retour ! ». Quant à DorothéeWerner, laide éditorialiste de

Elle, elle danse carrément la samba dans sa cuisine : « Comment résister à l’euphorie qui gonfle le monde ? » D’ailleurs, pour toutes les mouilleuses du Elle, Obama c’est Cassius Clay + Robert Redford + Steve McQueen. Pourquoi ne pas ajouter James Dean et Gérard Philippe? De plus en plus blanc à force d’additions! Ce qu’elles veulent dire, ces blanchâtres, c’est que, dans leur idéal de Noir, Obama est une somme de soustractions : c’est Malcolm X – George Jackson – Frantz Fanon – Bobby Seale – Angela Davis…Le pompon a été décroché par Philippe Val affirmant sans rire que avec Obama élu, c’est enfin le XXIe siècle qui commence, Ben Laden et son 11-Septembre, c’était encore du XXe

!D’accord, mais que des sans-couilles l’adorent ne suffit pas à expliquer que je ne bande pas. « Quelle leçon ! C’est pas en France qu’un truc pareil arriverait…» rabâchent les fans de Barack. Ça, c’est sûr ! La France tout entière est imbibée de racisme comme une éponge de vinaigre. Laurent Ruquier plaisante sur le «Beur président » et sur Chirac qui avec Obama « a enfin trouvé un amateur pour sa collection de masques africains »…

En France, le racisme est à peine caché sous l’antiracisme consensuel et les tollés des faux-derches franchouillards qui se cabrent au moindre mot de travers. En France, les racistes sont avant tout ceux qui se réjouissent qu’un Noir soit élu du moment qu’il est noir, parce que pour eux tous les Noirs se ressemblent. Dans une émission en direct, Annette Wieviorka, spécialiste des déportés, et combatteuse professionnelle de tous les racismes (mon oeil !), confond grossièrement Christiane Taubira qui est sur le plateau à côté d’elle et une autre femme noire présente dans un reportage qui leur est diffusé!

Pourtant, il y a Noir et Noir. Si on va par là, Daniel Picouly aussi est noir ! Il faut avoir de la merde blanche dans les yeux pour confondre Abd al Malik et Dieudonné, par exemple. L’un est un ignoble bien-pensant lécheur de cul des Français (« Les jeunes qui huent LaMarseillaise se huent eux-mêmes ») et à qui on donne sans arrêt la parole; l’autre est le seul Noir digne de ce pays qui ne le mérite pas et à qui on veut fermer sa grande gueule. Sur Obama, comme par hasard, un seul « Black » n’a pas été interrogé : Dieudo. On espère qu’il va y avoir un « effet Obama » en France, alors qu’il y a déjà eu un « effet Dieudonné ». Depuis son fameux scandale, et sans que lui en bénéficie, comme s’il avait ouvert la voie en se sacrifiant, les Noirs ont été à la fête médiatique. En quelques années, on a vu pousser comme des champignons sur la moisissure de l’antiracisme des humoristes de one-black-show et des présentateurs ou trices foncés à foison. La journée contre l’esclavage aussi est une des conséquences du coup d’éclat dieudonnesque. Vérifiez les dates : Harry Roselmack doit ses 20-heures de bouche-trou à Dieudonné, et il est là uniquement parce qu’il est noir et non parce qu’il est un excellent «journaliste » (qu’est-ce qu’il y a de journalistique à lire un prompteur de news choisies par les Bwanas de TF1 ?). Éboué, N’Gijol, tous ces complexés n’auraient jamais pu voir le jour sans Dieudonné. Écoutez-les, les nouveaux comiques-esclaves, ils ne parlent que de ça, de leurs problèmes de racisme, c’est le seul thème des sketches de leurs stand-ups d’hommes couchés. On dirait qu’un Noir sur scène ne peut faire rire qu’en parlant de la façon dont la société le discrimine. Ce n’est plus le Blanc qui se moque des Noirs mais le Noir qui se moque des Blancs qui se moquent des Noirs. On tourne en rond. C’est du Michel Leeb à l’envers ! Ils n’ont pas compris, ces cons-là, qu’ils auront fait un grand pas le jour où ils s’exhiberont comme autre chose que des Noirs ou des Arabes ( ici, c’est pareil). Fin du racisme, tu parles ! Comme si les Noirs n’allaient plus être persécutés grâce à l’élection d’Obama !On a vu comment les Arabes vivent sous le règne de Rachida Dati! Dès qu’un métèque a un petit pouvoir, il ne pense qu’à une chose: faire du zèle contre sa race, pour montrer aux Blancs qu’il n’est pas un métèque justement, et qui paie les pots cassés ? Les autres métèques, ceux sans pouvoir ! Classique. Au pays des antiracistes auto-éblouis, le seul qui reste mesuré dans son obamania, c’est le président… Vexé comme un pou. Obama démode Sarko, Michelle écrase Carla. Premier président juif français, c’est bien. Premier président noir américain, c’est mieux. Sarkozy, qui pensait en 2007 innover dans le genre jeune loup vulgos libéralo-people , s’est fait doubler un an et demi après. Comment rattraper le retard soudain pris ? En foutant des Noirs partout! «Ne me cachez plus ces minorités visibles qu’en temps normal je n’aurais su voir…» Dans la semaine de l’élection, on n’a vu que ça, des Noirs nommés en vitesse… L’ascenseur social est soudain bourré à craquer! Danger, ressortez ! C’est marqué dessus: 250 kg de Nègres maximum - Toi vouloir être préfet ? OK! Toi savoir écrire ? Prix Renaudot ! Ou alors… c’est peut-être le gars en lui-même qui ne me plaît pas. Ce dadais mi-blanc mi-noir ne m’est pas sympathique. Sourire Banania sur asperge grisâtre. Il n’est pas plus noir que Harlem Désir et c’est le sosie de Roschdy Zem ! Ça fait beaucoup de ressemblances collablacks et collabeurs pour un seul homme. « Bi-racial » comme dit ce « pragmatique ». On ne comprend rien à ce grand gris ! Son père était un Kenyan venu en tant qu’étudiant aux «States » et qui a sauté une fille blanche du Kansas avant de se barrer. Obama, né à Hawaï, n’a rien à voir avec l’Amérique noire. Il le dit d’ailleurs : « Il n’y a pas d’Amérique noire ou d’Amérique blanche, il y a l’Amérique. » En effet… Tout sauf noir ! Il a bien appris la leçon, donné des gages pour être élu. D’origine musulmane, il s’est converti à l’âge de 27 ans au protestantisme. Obama ne veut pas être le président des Noirs. Il veut qu’ils acceptent « le fardeau du passé ». Malcolm X a donné sa vie pour que ce fardeau ne soit pas accepté. «Obama a réalisé enfin le rêve de Martin Luther King! » Le hic, c’est que dans son « I have a dream », King disait textuellement qu’il ne voulait pas que « les gens soient jugés pour la couleur de leur peau, mais pour le contenu de leur personne ». Pour quoi d’autre est jugé Barack Obama aujourd’hui ? Ce sont ses deux grands-mères qui le définissent le mieux. La première est une grosse mama qu’on a vu danser de joie en boubou dans son bidonville de Kogelo… Le drapeau yankee flottant sur le Kenya. Le Kenya, terre de safaris pour beaufs, est un des rares pays d’Afrique qui ne présente aucune espèce d’intérêt. Seule la Centrafrique est plus nulle encore. Rien ne peut sortir de bon du Kenya, à part quelques Massaï qui d’ailleurs n’en sortent pas… La seconde grand-mère d’Obama, une Blanche, a toute sa vie tremblé de peur en croisant des Noirs dans les rues de Kansas City. Elle est morte la veille de son élection. Quand elle a senti que c’était inéluctable, mémé a préféré mourir… Elle ne voulait pas voir ça : un Négro à la Maison Blanche, fût-ce son petit-fils !

C’est son programme peut-être qui me débecquette… Sa gestion de la crise financière ne laisse aucun doute : monsieur ne pense qu’à subventionner les banques, il veut réparer le capitalisme lui aussi, mais à l’avantage des riches. Sa priorité: rassurer les gros portefeuilles provisoirement à sec. Comme tout pratiquant du capitalisme, il est à genoux devant les banques avec l’excuse que la Banque n’est pas plus démocrate que républicaine, elle est la Banque. C’est comme Dieu, il n’est ni de gauche ni de droite, il est Dieu. Et aujourd’hui, Dieu, ce sont les trusts. Sur le dollar, il y aura bientôt écrit : In Trust we trust . C’est le pantin de l’Usure.Obama veut « sauver l’économie », c’est-à-dire les firmes et entreprises, avec la même rengaine fredonnée partout depuis le krach de septembre 2008: «Sauvons les patrons et ils vous trouveront du boulot », sauf que une fois que les pauvres auront aidé les riches à se renflouer, Obama et les autres chefs leur diront : « Sorry ! Il ne reste plus rien pour vous, chers pauvres… Next time ! » Pauvres pauvres !

Sur le plan international, Obama va être pire que Bush. Il suffit de voir son équipe. Tout ce qu’il a trouvé, c’est Hillary Clinton et Mme Albright, toutes les deux hyper contre Saddam, faiseuses d’anges irakiens, archi pour les guerres de 1991 et de 2003…Obama a même poussé le vice jusqu’à vouloir engager Colin Powell! Oui la salope de l’anthrax ! Juste parce qu’il est noir, soi-disant… Pourquoi pas Condoleezza Rice ? Elle aussi est bronzata , comme dirait Berlusconi. Quel raciste, cet Obama ! Sans arrêter de sourire, il enverra plus de Noirs sur la chaise électrique, histoire qu’on ne l’accuse pas de couchoutage…Obama va aussi travailler avec les mecs de McCain et prendre comme conseiller Joseph Biden, le stratège de John Kerry… James Jones à la Sécurité, Robert Gates à la Défense,Timothy Geithner auTrésor… Jolis messieurs !Ce n’est plus de l’ouverture, c’est de la béance… Et ça prouve bien que dans son esprit de collabo, la politique c’est bonnet noir, noir bonnet. Tout l’espoir d’une « nouvelle Amérique» a été absorbé par sa stupéfaction d’avoir élu un Noir. Il n’y aura plus de place pour un autre « changement »… Ça m’étonnerait beaucoup que le nouveau président annule le Patriot Act. À la limite, il fermera Guantanamo, qu’est-ce que ça peut lui foutre puisque d’autres pénitenciers arbitraires s’ouvriront ailleurs, directement dans les pays «ennemis ». Il parle déjà de « rayer l’Iran de la carte » et, au grand ravissement de BHL, de nettoyer le Pakistan. À propos, j’ai lu que le vieillardobservateur Jean Daniel trouve qu’Obama est aussi « élégant » que Bernard-Henri Lévy. C’est vrai, Lévy est très élégant, sauf quand il pense. Pour lui, les années Bush ne seront qu’une «parenthèse » dans l’histoire de l’Amérique, qui était si chouette avant et qui le sera à nouveau après… 2000-2008, pour Lévy, ça n’a été qu’un « baroud d’honneur ». Qu’il ait coûté la vie à 650 000 Irakiens ne semble lui poser aucun problème…L’Irak.Obama annonce un retrait définitif des troupes pour 2011. Évidemment, ce sera reculé à 2012 où il sera remplacé par un autre salaud qui, lui, les maintiendra ! Pour le reste, son objectif est avoué dès le début : capturer Ben Laden! Oui, cet abruti d’Hawaïen en est resté là.L’Afghanistan. Obama va y envoyer bien plus de soldats encore que Bush et ceux-là seront prélevés en Irak.Vases communicants ! Et s’il n’y en a pas assez, il en tapera à ses chers alliés qui ne pourront rien refuser à un Noir président de l’Amérique, ce pays exemplaire! Pour finir, son directeur de cabinet est déjà nommé: Rahm Emmanuel, un engagé volontaire dans l’armée israélienne en 1991… Soyons clair : une rampouille sioniste à se damner. Pendant toute sa campagne, Obama a réitéré son soutien indéfectible à Israël. Il veut une Jérusalem israélienne, et des renforts de troupes sur le saint terrain occupé par ces sales Palestiniens… Tout pour Israël ! 78 % de Juifs Amerloques ont voté pour lui. On peut leur faire confiance: ils n’auraient pas élu un nègre s’il n’avaient pas été sûrs qu’il soit leur  man … Non, tout ça, c’est encore du procès d’intention…

Ça y est. J’ai trouvé. Ce qui me gêne chez Obama, c’est que grâce à lui l’Amérique va redorer son blason de merde! Yes he can , ce con. J’ai compris à quoi il va servir, ce faux Noir. L’Amérique reprend du poil de la bête, autant dire qu’elle va bientôt s’arracher les cheveux puisque la bête, c’est elle.« L’Amérique se réconcilie avec elle même et avec le monde ! » Ah, bon ? Je connais des milliards d’individus qui n’ont pas du tout envie de se réconcilier avec ce pays d’ordures… Pour en arriver à élire un Noir, c’est que les Yankees étaient à bout… Obama n’a pas été élu parce qu’il était noir, mais parce que les Blancs au pouvoir ont compris qu’en mettant un Noir devant, l’Amérique allait pouvoir revenir au 1 er rang en effaçant ses saloperies. Son image était tellement noircie par ses crimes qu’il fallait bien un Noir pour la nettoyer. Obama blanchit l’Amérique. Obama ne s’en cache pas: il veut redonner « la stature morale» de l’Amérique. En a-t-elle déjà eu une depuis le premier jour où les Espagnols débarquant ont tiré à l’arquebuse sur les Indiens venus leur apporter des fleurs sur la plage? L’Amérique sera toujours porteuse de guerre et de mort. Kafka avait tout compris: au début de son roman  L’Amérique (1911), ce n’est pas un flambeau que le héros voit dans la main de la statue de la Liberté, mais un glaive…

L’Amérique se fout d’Obama, ce qu’elle voulait, c’est faire semblant aux yeux des autres de se laver de Bush alors qu’elle l’a plébiscité deux impardonnables fois. Ne pas oublier que les pires bushistes sont ceux-là mêmes qui ont voté Obama. Logiquement, il ne devrait pas y avoir assez d’oreilles pour mettre toutes les puces dedans. Personne ne semble trouver anormal que les néoconservateurs pro-Bush se soient métamorphosés en obamiens de la vingt-cinquième heure. Il y a pourtant une raison à cela: pour mieux réenculer le monde, il fallait à l’Amérique un nouveau gode. Une rédemption de l’Amérique par un Noir ? Je n’y crois pas une seconde. C’est le plus mauvais cadeau fait aux vrais Afro-Américains. On est loin de Malcolm X.Obama est plutôt du côté de David Palmer. Un président

noir fictif dans un monde virtuel. Ils ont tous peur qu’il se fasse assassiner en vrai. « Un Kennedy noir » ? Mais non ! Pas trop de fantasme dans mon hamburger,  please ! Rien à voir: Kennedy était catholique, et avait du sang cherokee, ce n’est que comme ça qu’on peut être américain. Où sont les Peaux-Rouges chez Obama? Et les esclaves noirs? Ça fait beaucoup de monde qui lui manque dans les veines…Il va être le «messager emblématique de l’Occident pour la planète». Un ambassadeur pour les idées criminelles de l’Occident, oui… La saloperie à visage humain, c’est-à-dire noir ! Il va déculpabiliser l’Amérique à peu de prix, car on s’extasie qu’il ait pu devenir président, mais qu’est-ce que c’est qu’être président des États-Unis ? C’est rien comme honneur dans le monde, c’est minable comme fonction, c’est la grosse honte! Le plus beau jour de la vie d’un Noir, c’est d’entrer à la Maison Blanche, c’est ça, le summum de la gloire ? C’est encore se soumettre en esclave, se faire reconnaître par le maître blanc, lui prouver qu’on est respectable comme lui, qu’on est son égal.Un vrai esclave veut mettre le maître en esclavage et pas devenir son égal.Obama n’est même pas un esclave. Même pas nègre ! Il n’a pas la grandeur et la haine de l’esclave noir déporté de Gorée…Obama Ier , roi pas nègre ! Les gens disent « Enfin, un Nègre! » mais Obama, lui, se dit : « Enfin nègre! » Il n’était pas esclave, il vient de le devenir. Il a l’air ravi d’être enfin devenu l’esclave de l’Amérique. Le métis avait un complexe de n’être pas un bon nègre au service du maître. «Oncle Tom cherche Oncle Sam! » Le Destin a répondu à sa petite annonce. Je sais maintenant pourquoi ce Noir me laisse froid. Et pour achever de me décevoir, Obama a oublié le jazz dans sa fête… Jazz absent. Il aurait dû inviter les derniers jazzmen sur la scène le soir de son triomphe. Tous les géants du jazz encore vivants :Ornette, Rollins, Cecil Taylor, Braxton,Yussef Lateef, Ahmad Jamal, il en reste si peu… Même Nixon avait naguère invité solennellement le plus grand musicien de son époque, Duke Ellington, à la Maison Blanche.Obama n’en a rien à foutre du jazz, il ne le ressent pas. Il suffit de le voir danser, aucun swing, aucun feeling, il est aussi loin du jazz que ne l’était son idole Bill Clinton lorsqu’il embouchait un saxophone ténor ! La voilà, la vraie misère de l’Amérique… Un métis qui se veut Noir américain et qui, le jour de son élection, ne la dédie pas aux centaines et centaines de jazzmen sacrifiés qui ont offert au monde entier la musique la plus sublime de l’univers ne mérite qu’une chose: être président des États-Unis d’Amérique.

par Marc- Édouard Nabe

© Marc-Édouard Nabe, 20 Janvier 2009.

Source : http://marc.edouard.nabe.free.fr

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